Conseil régional : une séance vraiment pas comme les autres...

Publié le 24/09/2010 - 18:53
Mis à jour le 24/09/2010 - 18:53

Réchauffement entre la majorité et l’UMP, piquet de grève, une politique de l’emploi qui fait presque l’unanimité… La Région n’avait pas encore tout vu.

Séance plénière du conseil régional au déroulement peu commun cet après-midi à Besançon. Avant même que les conseillers régionaux ne s’attaquent à l’examen de la politique de l’emploi, ils étaient accueillis par un piquet de grève tenu par une intersyndicale se plaignant de l’absence de dialogue social à la Région et rejetant la perspective  de voir les services fermés à Noël et en août. Ce qui contraindrait les 400 agents à basés sur les sites bisontins de la collectivité de prendre une partie de leurs congés de manière contrainte.
 
Avec un tel service d’accueil, il ne restait plus à la présidente PS, Marie-Guite Dufay, que de s’expliquer devant une quarantaine d’agents réunis devant l’entrée de l’hémicycle. « Si vous êtes là, c’est qu’il y a de l’inquiétude », a-t-elle consenti en promettant « une amélioration du dialogue » et en insistant sur le fait qu’il n’y avait encore aucun projet de fermeture des services sur le bureau des élus. La présidente a cependant fait comprendre que cela ne la choquerait pas de voir les services fermés au moment les plus calmes de l’année. Pour relancer le dialogue une réunion est planifiée le 7 octobre.
 
Après ce passage obligé, Marie-Guite Dufay a accueilli le député UMP de Besançon Jacques Grosperrin qui remplace Alain Joyandet qui a délaissé le conseil régional au profit de l’Assemblée nationale et de la mairie de Vesoul à la suite de sa démission du gouvernement.
 
Les affaires courantes liquidées, la majorité a décliné de nouvelles mesures en faveur de l’emploi mettant en œuvre 20 M€ sur quatre ans. « C’est le deuxième acte de la sécurisation professionnels », a précisé la présidente laissant le soin à Denis Sommer, vice-président chargée de l’économie, d’en décliner les axes. La Région va « doper le dispositif des contrats professionnels » en accompagnant jusqu’à 6000 emplois.
 
Deux dispositifs originaux sont également mis en branle : le premier consiste à susciter la solidarité intergénérationnelle en créant des binômes de séniors et de jeunes, le second permettra la sécurisation des parcours d’intérim. 1000 intérimaires pourront être accompagnés pour devenir « des polyvalents à l’échelon d’un territoire ».
 
Le fonds de continuité professionnelle, qui a permis en 2009 la formation de 10 000 salariés dans 72 entreprises en 2009, est reconduit. Une aide pour les emplois associatifs d’utilité sociale a été décidée et le soutien au recrutement d’apprentis par les collectivités validé.
 
« L’esprit général est positif et les mesures répondent à des besoins avérés », a commenté Sylvie Vermeillet désormais à la tête du groupe UMP. Elle a laissé Annie Genevard et Jacques Grosperrin chipoter sur les détails. La présidente, qui a noté « un réchauffement climatique avec le préfet », s’est également réjouie du changement de ton de l’UMP qui a validé de nombreux dispositifs.

Seul anicroche: une brusque montée d’adrénaline quand Marie-Guite Dufay a coupé la parole à Sophie Montel (FN) pour des propos « inadmissibles » soulevant un tollé dans la majorité. En criant à tue-tête, un conseiller du Front national a alors lancé un « Tu vas la fermer un peu, toi !» à l’endroit d’un élu jurassien comme lui. Froid dans le dos généralisé…

Politique

Les Écologistes de Franche-Comté alertent sur les enfants sans hébergement et le mal-logement

Alors que la rentrée scolaires s'est déroulée ce mardi 1er septembre, les Écologistes de Franche-Comté alertent sur la situation des enfants privés d’hébergement et, plus largement, sur les difficultés d’accès à un logement stable. Dans un communiqué consacré à cette question, le parti s’appuie notamment sur le baromètre ”Enfants à la rue” publié par l’Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

Sénatoriales 2026 : comment fonctionne le scrutin et ce qui va se jouer dans le Doubs

Les élections sénatoriales auront lieu le dimanche 27 septembre 2026. Contrairement aux élections municipales, départementales, législatives ou présidentielles, les Français ne seront pas appelés aux urnes pour choisir directement leurs sénateurs. Ceux-ci sont élus au suffrage universel indirect par un collège de ”grands électeurs”, composé principalement d’élus locaux. Dans le Doubs, trois sièges de sénateurs sont à pourvoir. Le département appliquera donc un scrutin de liste à la représentation proportionnelle. Explications.

Sénatoriales 2026 dans le Doubs : Arnaud Marthey officialise sa candidature

À l’approche des élections sénatoriales du 27 septembre 2026, Arnaud Marthey, maire de Baume-les-Dames et conseiller régional, annonce conduire une liste de rassemblement dans le Doubs. La démarche entend porter au Sénat les préoccupations des communes et des élus locaux, au-delà des appartenances partisanes.

Sénatoriales dans le Doubs : le PCF lance Christophe Lime pour pousser la gauche à l’union

À l’approche des élections sénatoriales qui auront lieu le dimanche 27 septembre 2026, la Fédération du Doubs du Parti communiste Français (PCF) a décidé de se mettre "en ordre de marche". Les récents échanges avec les forces politiques de gauche n’ayant pour l’instant débouché sur aucune forme d’union, le parti communiste a changé de méthode et décidé de porter une liste communiste ayant pour chef de file Christophe Lime. Une candidature annoncée, mais pas encore déposée, qui vise à "pousser l’ensemble de la gauche, sans exclusive ni effet de manche, à s’unir", a-t-on appris le 24 août 2026 en conférence de presse.

La maire de Dijon " désapprouve totalement " la venue de Patrick Bruel en concert dans sa ville   

La maire de Dijon, Nathalie Koenders, a indiqué le 23 août 2026 "désapprouver totalement" la venue de Patrick Bruel en concert dans sa ville en octobre prochain, jugeant la présence sur scène de l'artiste "inappropriée" au regard des enquêtes pour viols et agressions sexuelles le
visant.  

Haute-Saône : le préfet suspend l’expulsion de la mère de famille marocaine

Dans un communiqué du 19 août 2026, la préfecture de Haute-Saône explique suspendre provisoirement l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) visant une ressortissante marocaine domiciliée en Haute-Saône. Cette décision intervient alors que la procédure engagée par l’intéressée devant la justice administrative est toujours en cours.

Arrosage des fleurs à Besançon : après le silence du préfet du Doubs, le PCF saisit la préfète de Région

Après être resté sans réponse de la préfecture du Doubs, le Parti Communiste Français (PCF) de Besançon passe à l’étape supérieure. Le parti communiste vient d’adresser un nouveau courrier à la préfète de Région, Violaine Demaret pour demander la suspension des dérogations accordées à la Ville de Besançon pour l’arrosage des fleurs avec l’eau du Doubs.

Haute-Saône : une mère de six enfants placée en rétention avant son expulsion vers le Maroc

Arrivée en France en 2021, cette Marocaine de 40 ans, mère de six enfants âgés de 21 mois à 17 ans, a été placée en centre de rétention administrative alors qu’elle devait simplement se présenter au commissariat. Son avocat dénonce une expulsion précipitée, qui l’a empêchée de dire au revoir à ses enfants, restés en Haute-Saône avec leur père.

" Vieillir en France " : une consultation citoyenne est lancée pour préparer la transition démographique

Alors que la France s’apprête à connaître une évolution majeure de sa structure démographique, Camille Galliard-Minier, ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes en situation de handicap, poursuit la Mobilisation France Autonomie et ouvre une consultation citoyenne intitulée ”Vieillir en France, aujourd’hui et demain”.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 22.24
peu nuageux
le 04/09 à 11h00
Vent
2.36 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
62 %

Sondage