Coût de la vie étudiante : 805 € par mois à Besançon selon l'Unef

Publié le 20/08/2019 - 15:02
Mis à jour le 20/08/2019 - 15:37

Pour la 15ème année consécutive, l’UNEF publie son classement des villes selon le coût de la vie pour les étudiants. Augmentation des loyers, restauration universitaire plus onéreuse, "explosion" des frais pour les étudiants étrangers: étudier en France coûtera plus cher l'année prochaine, a calculé le syndicat étudiant Unef. Sur 42 villes analysée, Besançon arrive en 34e position. Dijon, en 28e position est une ville plus chère pour les étudiants selon la même étude.

Pour l’année 2019-2020, le coût de la vie augmentera de 2,83% comparé à l’année dernière, selon le syndicat étudiant. Une hausse deux fois supérieure à celle de l’inflation, précise-t-il dans sa 15e enquête sur le sujet. La hausse était de 1,31% pendant l’année 2018-19, selon l’Unef.

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Dans le détail, le loyer moyen, qui représente 69% du budget mensuel d’un étudiant, passe de 458 euros par mois à 471 euros (+2,97%) avec des disparités selon les villes. L’augmentation est la plus forte à Bordeaux (+11%) et dépasse légèrement les 5% à Paris. 

Ce classement recense le coût de la vie pour les étudiants dans les 42 plus grosses villes universitaires de France métropolitaine. Pour établir ce calcul, trois facteurs sont pris en compte :

  • un socle fixe commun (inscriptions, banque, assurance, internet, frais de restauration…)
  • le logement (35e position pour Besançon à 381 €)
  • les transports (15e position pour Besançon à 280 €)

BESANÇON (34e)

Besançon : coût de la vie étudiante 2019 © unef

« Besançon fait partie des villes qui cumulent une hausse des loyers et du prix des transports. Sans politiques volontaristes de la part de la municipalité, le coût de la vie pour les étudiant·e·s continuera d’augmenter »

DIJON (28e)

Dijon : coût de la vie étudiante 2019 © unef

« La bonne nouvelle pour les étudiants boursiers dijonnais réside dans l’instauration d’un tarif social faisant ainsi diminuer les coûts des transports de 42,86% : un passage de 315,00 euros en 2018 à 180,00 euros en 2019. Si cette diminution est à saluer, les tarifs dans les transports demeurent globalement bien trop élevés: la ville fait partie des quatre villes universitaires en région où l’abonnement annuel dépasse les 300 euros et le tarif boursier demeure élevé face à ce que payent les boursiers dans des villes comme Aix-en-Provence (100 euros), Amiens (97,80 euros) ou Limoges (90 euros).. La municipalité doit donc pousser plus loin sa politique de transports à destination des étudiants.

Au niveau des loyers, l’inflation est relativement faible avec 0,50% mais le montant moyen demeure supérieur à celui de villes proches en terme de population telles que Angers (369 euros) ou Saint Étienne (352 euros)« .

Concernant les transports, neuf villes universitaires « connaissent des augmentations de tarifs (annuels, NDLR) au-dessus de la moyenne nationale » qui est de 259 euros pour les boursiers et 270 euros pour les non-boursiers.

Dix villes cumulent hausse des loyers et des transports: Bordeaux, Rennes, Lille, Reims, Mulhouse, Saint-Etienne, Nantes, Besançon, Lyon et Nancy.

L’Unef met également l’accent sur l’augmentation du prix de la restauration universitaire (+1,54%) et plus particulièrement le prix des cafétérias, de 8,17% au niveau national. 

Pour la première fois, l’Unef s’est intéressée cette année à la différence du coût de la vie entre étudiants et étudiantes.

Achat de protections périodiques, impact de la « taxe rose » (des prix plus élevés pour des produits étiquetés « féminins »): le panier de dépenses coûte 530 euros de plus par an pour les étudiantes, les plongeant « dans une précarité encore plus importante ».

Le syndicat étudiant alerte également sur la situation des étudiants étrangers. À la rentrée, les frais d’inscription augmenteront en moyenne de 1.500 euros pour les étudiants étrangers non-européens entamant une licence ou un master en France. 

Si plusieurs universités ont fait savoir qu’elles n’appliqueraient pas cette mesure gouvernementale, l’Unef estime que ce sont « des dizaines de milliers d’étudiants étrangers qui vont être concernés ». 

Face à cette augmentation du coût de la vie étudiante, l’Unef préconise « un plan d’urgence de refonte des aides sociales pour répondre à la précarité » avec notamment « une revalorisation de 20% des bourses« , un accompagnement social des étudiants étrangers ou encore une augmentation du budget des Crous.

Classement 2019 du coût de la vie étudiante © unef

1 Commentaire

Les villes les plus chères ; sont les plus attractives .. bien entendu .
Publié le 20 aout à 18h25 par Patrick Lepak • Membre

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