Disparition d'Estelle Mouzin : Monique Olivier confirme l'implication de Fourniret

Publié le 16/10/2020 - 14:00
Mis à jour le 16/10/2020 - 10:39

Michel Fourniret et son ex-épouse Monique Olivier sont arrivés, jeudi 15 octobre 2020 au soir, pour une reconstitution, à Guermantes, commune de Seine-et-Marne, sur les lieux où le tueur en série est accusé d’avoir kidnappé en 2003 Estelle Mouzin, alors âgée de 9 ans, avant de la séquestrer puis de la tuer. L’avocat du père d’Estelle Mouzin a révélé, à l’issue de cette reconstitution de six heures, que Monique Oliver, ex-épouse de Michel Fourniret, a confirmé « l’implication » du tueur en série dans la disparition de sa fille.

Le tueur en série est soupçonné d’avoir kidnappé la petite fille, alors âgée de 9 ans, dans une commune de Seine-et-Marne, en 2003.

L'avocat du père d'Estelle Mouzin a révélé, à l'issue de cette reconstitution de six heures, que Monique Oliver, ex-épouse de Michel Fourniret, a confirmé « l'implication » du tueur en série dans la disparition de sa fille. « On a eu la confirmation par Monique Olivier de l'implication de Michel Fourniret dans la disparition d'Estelle », devant son ex-mari « levant les yeux au ciel, ne supportant la parole » de son ex-femme, a déclaré devant plusieurs journalistes Me Didier Seban, avocat d'Éric Mouzin, le père d'Estelle. « Pour l'essentiel », Michel Fourniret « a confirmé ses propres aveux ».

Selon l'avocat, le tueur en série a déclaré avoir reconnu Estelle, avant de déclarer qu'« il y a des moments où il faut faire taire l'émotion qu'on peut avoir à la vision d'une telle jeune fille ». « On a eu Michel Fourniret qui a reconnu Estelle sur une photo, indiqué qu'il l'avait croisée, mais se refusant à donner des précisions sur les conditions de son enlèvement et des conditions de sa mort », a-t-il précisé.

Un déplacement souhaité par la juge d'instruction Sabine Khéris

Les deux ex-époux sont arrivés aux alentours de 22 heures au sein d'un convoi comprenant des dizaines de motos, des voitures de police et deux camionnettes blanches, a constaté une journaliste de l'Agence France-Presse. Plusieurs dizaines de journalistes étaient placés derrière un cordon de police à 200 mètres de la boulangerie où a été vue pour la dernière fois Estelle Mouzin avant sa disparition, le 9 janvier 2003, à son retour à pied de l'école. Selon une source policière, 300 policiers sont mobilisés pour la reconstitution. Toute la petite ville pavillonnaire de Seine-et-Marne a été bloquée jeudi, vidée de ses habitants.

Dans la journée, des policiers ont barré la rue de l'école d'Estelle, le Val Guermantes, où une reconstitution était également prévue. Le convoi a fait une halte dans une autre commune avant la reconstitution à Guermantes, a-t-on précisé de même source. Ce déplacement était souhaité par la juge d'instruction Sabine Khéris, qui a repris l'enquête en 2019. La magistrate a aussi prévu de se rendre avec les deux suspects dans les Ardennes à la fin du mois. L'objectif est de raviver les souvenirs du tueur en série de 78 ans, dont les déclarations alambiquées et les problèmes de mémoire compliquent la tâche des enquêteurs.

Après les révélations de son ex-femme, qui l'avait accusé en janvier d'avoir violé et tué l'enfant, Michel Fourniret avait fini par avouer en mars sa responsabilité dans l'affaire Estelle Mouzin : « Je reconnais là un être qui n'est plus là par ma faute », avait-il déclaré à la juge. Il avait aussi estimé « pertinent » le fait que le corps de la fillette puisse être dans l'une de ses anciennes propriétés des Ardennes.

Le père d'Estelle Mouzin lance un appel aux médias

En août, lors d'une nouvelle audition devant la juge d'instruction, Monique Olivier, 71 ans, avait précisé que Michel Fourniret avait séquestré, violé et tué Estelle Mouzin dans une maison, déserte, appartenant à sa défunte sœur, à Ville-sur-Lumes (Ardennes). Elle a été mise en examen pour « complicité » des faits. Rien n'a filtré de l'audition, quelques jours plus tard, de Michel Fourniret, mis en examen depuis novembre 2019 pour « enlèvement et séquestration suivis de mort » dans ce dossier.

L'ADN partiel d'Estelle Mouzin a été retrouvé à deux endroits sur un matelas, saisi dans cette maison, où d'importantes fouilles ont été menées fin juin, en vain, pour retrouver le cadavre de l'enfant. Les enquêteurs ont également exploré sans résultat le château du Sautou, une ancienne propriété de « l'ogre des Ardennes ».

Le père d'Estelle, Éric Mouzin, a lancé lundi « un appel urgent et solennel » aux médias, leur demandant de ne pas « révéler les détails les plus cruels des crimes » de Monique Olivier et Michel Fourniret. Ce dernier purge une peine de prison à perpétuité incompressible, depuis qu'il a été déclaré coupable en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001. Il a de nouveau été condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux.

(Source AFP)

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