Écoquartier Vauban : les premiers habitants sont arrivés...

Publié le 18/05/2019 - 10:01
Mis à jour le 18/05/2019 - 19:17

Depuis fin mars, les premiers résidents se sont installés dans les 11 logements de l'ancienne infirmerie de la caserne Vauban et 80 nouveaux logements neufs seront prochainement habités. La livraison ce vendredi 17 mai 2019 des premiers logements de l'écoquartier était une belle occasion pour le maire Jean-Louis Fousseret de répondre à la polémique au conseil municipal jeudi soir sur le nombre de logements à Besançon...

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Un peu plus de 10 ans après les études préopérationnelles et trois ans après le début des travaux, le quartier Vauban écrit une nouvelle page de son histoire. Un projet d’urbanisme d’envergure qui aura été relativement rapide. Sur une emprise foncière de 7 ha, 60.000 m2 plancher seront développés à terme.

92 logements sont livrés ce printemps sur l’écoquartier Vauban. La première phase concerne 400 logements, mais aussi 10.000 m2 d’espaces publics et 4.500 m2 de bureaux, services, commerces en plus d’un futur établissement pour la petite enfance.

D’ici une dizaine d’années, sur les deux autres phases de l’écoquartier, 750 logements (dont une résidence senior de 120 appartements) seront sortis de terre dont 15% à prix abordable –  en dessous de 3.000 € du m2 – et 20 % en logements publics.

  • Phase 1 : 2016 -2019
    • Les logements deux premiers lots sont livrés ou le seront d’ici l’été.
    • Les trois autres lots (377 logements) le seront dans les mois et les années à venir.
  • Phase 2 : 2018 -2021 (200 logements)
  • Phase 3 : dès 2021 (180 logements)

« J’ai le sentiment d’être à la campagne côté parc… »

« Nous sommes heureux d’avoir participé à l’élaboration de cet écoquartier à travers la rénovation de l’emblématique ancienne infirmerie qui compte aujourd’hui 11 logements et dans laquelle viennent de s’installer les premiers habitants. Avec des prix allant de 2150 à 2400 € du m2, nous avons réalisé de gros efforts pour la résidence principale » explique Fabrice Jeannot, président du groupe immobilier SMCI à Besançon. « Nous avons aussi construit un immeuble neuf qui lui répond en harmonie. Il était important pour nous d’être présents et d’accompagner ce programme qui répond aux besoins en logements sur le marché équilibré de la Ville de Besançon.  »

Carole et Édouard sont les tout premiers résidents de l’écoquartier Vauban et ont emménagé dans l’ancienne infirmerie. Le couple, avec un enfant, fait partie de la vingtaine d’habitants à avoir pris possession des lieux depuis fin mars. Tous sont propriétaires occupants. C’était ici une des conditions imposées par la Ville de Besançon. « Nous avons acheté pour la qualité de la construction et de la rénovation, pour la surface et à un un prix très abordable pour Besançon » indique Édouard.  « On est proche de tout, à deux pas du centre-ville où je travaille. Avec la nouvelle ligne de bus, nous sommes aussi très bien desservis par les transports, très pratique pour mon fils qui va au collège » se satisfait Carole. 

« Je suis à sept minutes montre en main du centre-ville en bus et en encore moins de temps avec le vélo électrique qui nous é été offert par le promoteur* ». Enfin, nous avons vraiment l’impression d’être à la campagne côté parc. C’est très agréable de vivre ici« . Des avantages que n’a pas manqué de souligner le maire de Besançon dans son discours.

Après la polémique au conseil municipal ce jeudi 16 mai 2019 sur le nombre de logements à Besançon, cette livraison des premiers appartements sur Vauban tombait à point nommée. « J‘ai demandé aux promoteurs : de l’ancienne infirmerie en réhabilitation aux deux premiers bâtiments neufs, tous les logements ont été vendus. Et sur celui qui doit sortir de terre, nous en sommes à plus de 60 % de réservation. Il faut la création de 500 à 550 logements neufs par an » a souligné le maire de Besançon en s’appuyant sur une étude de l’Insee concernant les besoins sur Besançon d’ici 2030. « Il y a trop de logements à Besançon ? Trop de logements inadaptés, mal configurés, mal isolés et qui ne correspondent pas à la vie d’aujourd’hui, oui ! (…) Lorsque vous avez une offre adaptée, vous trouvez preneur ! D’autant plus à des prix abordables, comme ici, dans l’ancienne infirmerie de 2.150 à 2.400 euros du m2. Pour le neuf, le prix moyen s’établit en dessous des 3.000 €/m2. »

« Une ville sans grues, c’est une ville qui m’inquiéterait »

Jean-Louis Fousseret

« Nous avons aussi au cœur de cet écoquartier des logements à loyers modérés, des logements publics. (…) Une ville qui ne peut plus loger dans de bonnes conditions ses habitants, pour ceux qui veulent venir y travailler et s’y installer, c’est une ville qui meurt ». Et de conclure. « Moi je veux que Besançon continue à se développer. Une ville sans grues, c’est une ville qui m’inquiéterait » (voir vidéo)

Info +

Les grandes dates du projet

Construite entre 1911 et 1913, la caserne a fonctionné en vase clos avec une vocation exclusivement militaire. Casernement du 60eRI jusqu’en 1939, elle servira de camp d’internement pour les ressortissants anglais entre 1940 et 1941.

Après la libération du site par le 19e régiment du génie, dernier à occuper les lieux, la Ville a vu l’opportunité d’y développé un écoquarier et a mener les toutes premières réflexions dès 2004.

  • 2008 : la Ville de Besançon confie les études pré-opérationneles à l’agence Nicolas Michelin et Associés
  • 2010 : l’établissement public foncier du Doubs achète le site pour le compte de la Ville
  • 2014 : désignation au conseil municipal du mois de janvier de l’aménageur : CM-CIC devient le concessionnaire de l’opération , ajustement du plan de masse, lancement des ateliers Vauban
  • 2015 : poursuite des études complémentaires (gestion des eaux pluviales…), désignation des promoteurs et des architectes sur les premiers lots, fouilles préventives, obtention du permis de démolir et du permis d’aménager (octobre) sur la 1re phase opérationnelle
  • 2016 : Début des travaux en janvier et acquisition par l’aménageur du foncier représentant la première tranche, début de la déconstruction de 28 corps de bâtiments. Six seront préservés dont les deux corps de garde et le château d’eau.
  • 2017 : achèvement des démolitions et démarrage des premiers programmes
  • 2018 : inauguration de la maison du projet en mars dans l’ancien bâtiment du chef de Corps.
  • 2019 : livraison des premiers logements au printemps.

SMCI Gabriel « Grâce au vélo électrique, je ne suis plus en retard en cours »

Pour impulser le bien-vivre ensemble et favoriser le lien social, le promoteur SMCI déploie sa philosophie « Gabriel » dans ses immeubles. L’idée est de privilégier la dimension humaine autour du cadre de vie. « Ce ne sont pas que de propos marketings comme certains pourraient le penser » explique le président du groupe SMCI Fabrice Jeannot. « Nous avons illustré cette philosophie de bienveillance immobilière pour une des premières fois dans nos résidences Oxygène aux Tilleroyes (O2). Ici, à Vauban, nous avons mis à disposition une salle conviviale partagée avec baby-foot, fléchettes, coin lecture. Nous avons également employé un animateur de vie résidentielle dans le cadre de nos immeubles pour insuffler ce bien-vivre ensemble.« 

Les outils de la philosophie Gabriel

  • Espace commun de partage (baby-foot,
  • Logements modulables – possibilité de créer une chambre intergénérationnelle- respect de l’intimité
  • Mise à disposition d’un studio de courtoisie pour les invités des résidents,
  • application numérique d’échanges entre les résidents pour aider à la garde d’enfant, au prêt de matériel, etc.

Dans le cadre de cette philosophie SMCI Gabriel, le promoteur a offert aux premiers habitants 32 vélos électriques du fabricant bisontin Proxy Cycles dont un vélo partagé qui peut servir à tout un chacun et utilisable via l’application Gabriel. « L’endroit est idéal pour l’usage du vélo électrique, en cohérence avec l’esprit de l’écoquartier (…) C’est un clin d’œil pour aider au mode doux de déplacements dans la ville. Ce matin, j’ai rencontré un jeune avec sa mère qui était ravi d’utiliser le vélo électrique. Il m’a dit qu’il n’était plus en retard en cours. Il était ravi. Sa maman aussi… « 

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