Education : le privé catholique veut "reconsidérer" la répartition des moyens entre public et privé

Publié le 01/03/2017 - 08:46
Mis à jour le 15/04/2019 - 16:02

L’enseignement privé catholique sous contrat souhaite « reconsidérer » la répartition des moyens entre les écoles publiques et privées, dessinée au fil des décennies, mais qui, selon lui, ne correspond plus à la réalité d’aujourd’hui, a-t-il indiqué mardi 28 février 2017.

 ©
©

Cette répartition des moyens d'enseignements (principalement les salaires des professeurs, versés par le ministère de l'Education) est fixée à 80% pour le public et 20% pour le privé depuis des années. L'enseignement catholique "est-il réellement associé" aux politiques publiques, "comme le prévoyait la loi Debré de 1959, ou simplement toléré?", s'est interrogé lors d'une conférence de presse Pascal Balmand, à la tête du Secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC).

"Les dépenses de fonctionnement des classes sont prises en charge dans les mêmes conditions" 

Ce ratio de 20/80 s'est dessiné au fil du temps. La loi Debré de 1959 régit les rapports entre l'Etat et les établissements du privé qui "répondent à un besoin scolaire reconnu". Elle stipule que "les dépenses de fonctionnement des classes" du privé sous contrat "sont prises en charge dans les mêmes conditions" que celles des établissements publics.

En 1985, le ministre de l'Education Jean-Pierre Chevènement instaure le principe des crédits "limitatifs". Un accord de 1992 entre le Père Max Cloupet, secrétaire général de l'enseignement catholique, et le ministre Jack Lang réserve 80% des postes au public et 20% au privé. Ce ratio "n'est inscrit dans aucune loi ou décret", a rappelé Pascal Balmand. "C'est un usage".

De plus en plus de demandes d'inscription dans le privé

Or, les demandes pour des inscriptions dans le privé augmentent, notamment dans des banlieues sensibles ou des départements d'Outre-Mer, où il existe des "besoins scolaires reconnus", a ajouté M. Balmand. Il arrive que des recteurs dans certaines académies réclament des ouvertures d'établissements privés, pour absorber les hausses démographiques, a-t-il avancé.

Le secrétaire général du SGEC se refuse à chiffrer les demandes d'inscriptions dans le privé qui ont été refusées faute de place, car "les familles déposent une demande dans plusieurs établissements pour un même enfant".

"Des freins réglementaires, immobiliers et financiers"

L'enseignement catholique se heurte à "des freins" pour l'ouverture d'établissements, "règlementaires, immobiliers et financiers", selon Pascal Balmand. Il est aussi délicat de fermer des écoles privées dans des territoires peu peuplés pour transférer ces moyens dans des zones plus urbaines, car on risque de fragiliser encore plus les zones rurales.

L'enseignement catholique ne veut pas "rallumer une guerre scolaire révolue" mais "vérifier que les équilibres en place correspondent encore à la réalité d'aujourd'hui", a-t-il dit.

(Source : AFP)

Education

Carte scolaire dans le Doubs : l’UNSA-Éducation alerte sur une école sous tension

Le Comité social d'administration académique (CSASD) du Doubs, chargé de la carte scolaire des écoles maternelles et élémentaires, s’est tenu mercredi 1er avril 2026, après une ”saga budget” jugée épuisante par les syndicats. L’UNSA-Éducation a publié un communiqué pour commenter les décisions prises et les enjeux éducatifs locaux.

Dominique Voynet dénonce les suppressions de postes et de classes dans le Doubs

La députée Les Écologistes du Doubs, Dominique Voynet, a publié un communiqué le 1er avril 2026 pour exprimer son soutien aux enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée 2026. Selon elle, les annonces gouvernementales ne reflètent pas la réalité sur le terrain.

Nouvelle progression de l’université Marie Louis Pasteur au rang mondial

Présente parmi les 93 établissements français sur les 1906 institutions internationales inscrites au classement QS World University Rankings by Subject, l’université Marie et Louis Pasteur a également progressé au classement pour cette année 2026, a signalé l’établissement le 27 mars dernier.

“Agir pour la vie étudiante” : la Région Bourgogne-Franche-Comté lance un appel à projets

La consultation des étudiantes et des étudiants de Bourgogne-Franche-Comté lors de l’élaboration du schéma régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, a fait émerger le besoin de renouveler les dispositifs d’aides à la vie étudiante proposés par la Région Bourgogne-Franche-Comté. C’est pourquoi la Région ouvre un appel à projets à partir du 20 mars 2026.

Notre-Dame Saint-Jean, les portes ouvertes de votre avenir.

PUBLI-INFO • Le samedi 28 février, de 8h30 à 12h30, l’Institution Notre-Dame Saint-Jean invite le grand public à découvrir son offre éducative à l’occasion de ses portes ouvertes.
Cet établissement compte puisqu’il accueille près de 2800 élèves, de la maternelle jusqu’au Bac+5.
Ce temps d’échange destiné aux familles est donc le moment de découvir la palette des cursus et formations proposées.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 17.06
ciel dégagé
le 22/04 à 18h00
Vent
5.47 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
41 %

Sondage