Emmanuel Macron défend son bilan et se projette dans l'avenir

Publié le 16/12/2021 - 08:22
Mis à jour le 16/12/2021 - 08:22

Des réformes économiques au Covid-19 en passant par les « gilets jaunes », Emmanuel Macron a longuement défendu ce mercredi 15 décembre 2021 sur TF1 et LCI le bilan de son quinquennat, en laissant transpirer son envie de rester à l’Elysée cinq ans de plus, sans toutefois officialiser sa candidature.

 ©
©

Tout en dressant un tableau positif de son action, le chef de l'Etat a reconnu avoir fait quelques erreurs et, surtout, "avoir appris" des différentes crises qu'il a affrontées depuis 2017.

A quatre mois du premier tour de la présidentielle, le 10 avril, Emmanuel Macron n'a pas répondu, comme prévu, aux appels pressants des oppositions pour qu'il entre enfin dans la course et cesse de mener campagne "sans le dire". "Certains sont en campagne, mais votre serviteur: non", assure-t-il, adressant tout de même des piques à des candidats déjà déclarés comme Valérie Pécresse (LR) et Eric Zemmour, sans jamais les nommer.

Relancé à plusieurs reprises sur son éventuelle candidature, il assure ne pas être "aujourd'hui dans la situation de répondre à cette question, à la fois compte tenu du pays (et) compte tenu de moi-même". Mais "je n'ai jamais pensé qu'on pouvait, en cinq ans, tout faire", nuance-t-il, en souhaitant "continuer à (se) projeter".

"Les Françaises et les Français m'ont choisi (en 2017) et je n'étais pas connu. Nous avons appris à nous connaître, je n'étais pas familier de nos compatriotes", reconnaît le jeune président, qui fêtera ses 44 ans mardi prochain. "Il y a quelqu'un qui tranche, j'assume", répond-il quand il est interrogé par les journalistes Audrey Crespo-Mara de TF1 et Darius Rochebin de LCI sur sa manière de présider, souvent qualifiée de "jupitérienne".

"Pas la loi de la jungle"

Il demande "le droit de ne pas être la caricature dans laquelle on veut (l') enfermer", comme celles de président déconnecté de la vraie vie des Français ou de président des riches. "Je n'ai jamais été ça ! (...) Mes valeurs ne sont pas celles d'un président des riches", insiste-t-il.

Interrogé sur ses "petites phrases" polémiques du début du quinquennat, il reconnaît qu'il ne les redirait plus, même si elles montraient qu'il était "arrivé au pouvoir avec une forme de vitalité" et "une volonté de bousculer". "J'ai acquis, je crois pouvoir le dire, beaucoup plus de respect pour chacun", affirme-t-il.

Elu en 2017 avec la promesse de dépasser le clivage droite-gauche, Emmanuel Macron explique que son projet était bâti sur "le triptyque libérer/protéger/ unifier". "Je ne crois pas dans la sauvagerie, je ne suis pas pour la loi de la jungle ! Je suis pour la responsabilité, le mérite, mais également l'entraide et la solidarité lorsque les coups durs sont là", détaille-t-il.

Emmanuel Macron justifie ainsi le "quoi qu'il en coûte" mis en place en 2020 après l'explosion de la pandémie. Cette politique a été possible "parce que nous avions une crédibilité, une solidité, liées aux réformes du marché du travail, à l'attractivité rebâtie".

Stoppée par la crise sanitaire, la réforme des retraite devra être relancée, a-t-il jugé, mais en allant "vers un système simplifié" avec "grosso modo trois grands régimes", pour la fonction publique, pour les salariés du privé et pour les indépendants. Il a reconnu que les faire passer de 42 à un seul, comme il en avait l'intention initialement, était "trop anxiogène".

Les opposants remontés

Cette émission intitulée "Où va la France ?", enregistrée dimanche dans la salle des fêtes de l'Elysée, a mis en fureur adversaires et partisans du président à moins de quatre mois de la présidentielle. L'opposition a dénoncé une atteinte à l'"équité" du temps de parole tandis que la majorité défendait le droit du président à s'expliquer face aux Français.

Plusieurs prétendants à l'Elysée ont fait appel à l'arbitre, en saisissant le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

Réagissant à chaud, le socialiste Boris Vallaud a déclaré voir dans cette émission un "confessionnal à ciel ouvert et pas une idée neuve". "On était face à un candidat", a commenté Eric Ciotti (LR).

A l'extrême droite, Eric Zemmour a raillé le "bilan catastrophique" de M. Macron, "l'homme du grand remplacement et l'homme du grand déclassement", alors que le président du RN Jordan Bardella a estimé avoir "entendu un numéro d'autosatisfaction" d'un président "en campagne" qui "à un moment va devoir répondre de son bilan".

(SOURCE AFP)

Politique

Pour Marie-Guite Dufay, le nouveau maire de Besançon ne doit “pas oublier que la ville à des fondamentaux de gauche importants”

VIDEO • Face à la victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection du candidat LR Ludovic Fagaut à la tête de la mairie, la socialiste et ancienne présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté a pris la parole.

Municipales 2026 : victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection de Ludovic Fagaut

Le deuxième tour du scrutin de l’élection municipale s’est tenu ce dimanche 22 mars 2026 à Besançon. C’est Ludovic Fagaut qui est arrivé en tête avec 53,29 % des suffrages devant Anne Vignot, la maire sortante, qui a eu 46,71 % des suffrages. Face à la percée historique de la droite, les candidates Vignot et Véziès avaient annoncé leur alliance au lendemain du premier tour.

Une ancienne référente En Marche du Doubs apporte son soutien à Anne Vignot

Ancienne référente En Marche dans le Doubs, ancienne collaboratrice au commerce sous Jean-Louis Fousseret et ancienne collaboratrice de la députée Fanette Charvier, Margot Brisson a fait le choix de soutenir la liste d’union de la gauche "Besançon vivante, juste et humaine". Elle explique sa démarche dans un communiqué envoyé ce vendredi 20 mars 2026 à notre rédaction.

Municipales 2026 : il est encore possible d’effectuer une procuration pour le second tour

Alors que la campagne électorale bat son plein à Besançon, à moins de deux jours du scrutin, il est encore possible de faire une procuration pour le second tour des élections municipales dimanche 22 mars 2026. Les personnes qui ne peuvent se rendre au bureau de vote peuvent ainsi confier leur vote à une personne de confiance. On vous explique comment avec l’aide du site du ministère de l’Intérieur.

Les Écologistes dénoncent des attaques sexistes et réaffirment leur soutien à Anne Vignot

Dans un communiqué, les Écologistes de Franche-Comté ont réaffirmé leur soutien "sans faille" à Anne Vignot dont ils estiment que la campagne "a été émaillée d’attaques sexistes intolérables". Dans le camp adverse, la liste "Besançon avance" a pour sa part accusé les soutiens de la maire sortante de mener une "campagne de calomnies et d’intimidation". 

Municipales 2026 : La liste “Besançon Avance” annonce des dépôts de plainte pour “intimidation”

Dans un communiqué du 19 mars 2026, la liste d’union de diverses droites "Besançon Avance" portée par Ludovic Fagaut, dénonce "une campagne de calomnies et d’intimidation" des soutiens d’Anne vignot. Dans le même temps, les Écologistes de Franche-Comté ont dénoncé des attaques sexistes visant la maire sortante et la "misogynie de la droite bisontine"dans un autre communiqué. À Besançon, le climat politique est toujours très tendu à la veille du deuxième tour des élections municipales.

Municipales 2026 – Suivez les résultats du deuxième tour dimanche 22 mars sur maCommune.info !

Après le premier tour de l'élection municipale le 15 mars dernier, la rédaction de maCommune.info passe une nouvelle fois en mode soirée électorale ! Ce dimanche 22 mars, à partir de 19h55, notre équipe se mobilise pour vous faire vivre en direct les résultats du deuxième tour. Tout au long de la soirée, nos journalistes Alexane Alfaro, Hélène Loget et Élodie Retrouvey seront mobilisées sur le terrain. Réactions des candidats, premières analyses et ambiance de la soirée : restez connectés pour suivre, minute par minute, ce premier tour des élections à Besançon avec la rédaction de maCommune.info.

Élection municipale à Besançon : un couac dans la signalétique d’un bureau de vote à Montrapon ?

+ Précisions de la Ville de Besançon • Suite au signalement d'un assesseur sur un défaut de signalétique repéré lors du premier tour de l’élection municipale de Besançon le 15 mars 2026, ce dernier demande  qu'un dispositif fléché soit mis en place afin que les électeurs ne soient pas découragés à voter. De son côté, la Ville précise que les habitantsont été prévenus par courrier et que les dernières élections de 2024 se sont déjà déroulées à l’école maternelle Kergomard...

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 6.31
ciel dégagé
le 23/03 à 00h00
Vent
1.91 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
89 %