Énergie : la consommation électrique poursuit sa baisse en France de 7,4%

Publié le 29/12/2022 - 13:59
Mis à jour le 29/12/2022 - 11:40

La consommation d'électricité continue de baisser en France, avec un recul de 7,4% la semaine dernière par rapport à la moyenne des années précédentes (2014-2019) la même semaine, selon les dernières données du gestionnaire du réseau RTE publiées mardi 27 décembre 2022. Une baisse qui permet au pays de s'approcher de l'objectif visé par le gouvernement de -10%.

Ces efforts des différents acteurs ont été chaudement félicités par la présidente de la Commission de Régulation de l'énergie, Emmanuelle Wargon, au micro de France Inter, ce mercredi 28 décembre. Ce même jour, la France a de nouveau été exportatrice d'électricité "pour la première fois depuis un certain temps", a-t-elle souligné. Elle a toutefois prévenu qu'il était trop tôt pour écarter le risque de coupures de courant programmées cet hiver, mais "il n'y aura pas de difficultés jusqu'au 15 janvier", selon l'ancienne ministre.

La tendance est similaire du côté du gaz. Selon les données hebdomadaires publiées ce mercredi matin par GRTgaz, la consommation a baissé de 10,8% entre le 1er août et le 25 décembre 2022, comparé à la même période en 2018. La baisse est marquée chez les industriels - 22,1% -, ainsi que chez les clients raccordés aux réseaux de distribution - 15,7% -, précise l'entreprise. Elle est toutefois "compensée en partie par une plus forte sollicitation des centrales électriques au gaz pour assurer l'équilibre du système électrique" : la consommation a, dans ce domaine, bondi de 42,6%.

Dans les deux cas, ces chiffres sont diffusés après retraitement des effets calendaires et météorologiques : il s'agit donc de la consommation qui aurait eu lieu si les températures avaient été alignées sur les températures normales pour la période. De cette manière, il est possible d'identifier les variations structurelles de la consommation d'une année sur l'autre, au-delà des effets météorologiques, explique RTE. Ces variations structurelles sont l'effet, par exemple, des variations dans l'activité économique ou des actions orientées vers la sobriété. Sur les quatre dernières semaines, la baisse structurelle moyenne atteint 8,7% pour l'électricité.

Le rythme de baisse a toutefois ralenti la semaine dernière (-7,4% contre -8,1% celle d'avant), selon un calcul "excluant les années aux configurations calendaires trop différentes (la position du jour de Noël conditionne la consommation de la semaine entière)", indique le gestionnaire du réseau électrique.

Le risque de tensions pour le réseau électrique abaissé

RTE explique le ralentissement de la baisse par une diminution du potentiel d'économies supplémentaires d'énergie pour les particuliers et les entreprises du secteur tertiaire, le radoucissement des températures ayant diminué la consommation d'électricité liée au chauffage. Lors de la semaine passée, les températures "se sont situées significativement au-dessus des normales de saison, avec un écart positif atteignant 8,2°C le vendredi 23 décembre", souligne-t-il.

Le gestionnaire des lignes à haute et très haute tension avait abaissé le 20 décembre le risque de tensions pour le réseau électrique en janvier d'"élevé" à "moyen", compte tenu des efforts de sobriété et du redémarrage de plusieurs réacteurs nucléaires, dont la puissance cumulée atteint dorénavant la quarantaine de Gigawattheure (GWh), selon Emmanuelle Wargon. Le gouvernement a appelé à la sobriété cet hiver sur fond de difficultés d'approvisionnement liées notamment à des problèmes de corrosion sur une partie du parc nucléaire français.

(AFP)

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