Hôpital :  Véran veut augmenter les salaires et assouplir les 35h

Publié le 17/05/2020 - 10:47
Mis à jour le 17/05/2020 - 10:47

Olivier Véran s’engage à des axes de travail forts. Le ministre de la Santé évoque une augmentation des salaires et la création d’un cadre « beaucoup plus souple » pour le temps de travail du personnel soignant.

Illustration © D Poirier
Illustration © D Poirier

« Il faut travailler à une augmentation » des salaires des personnels hospitaliers, « au-delà des primes », déclare le ministre, sans donner plus de détails dans le JDD.

Il annonce le lancement le 25 mai d'un "Ségur de la santé" avec une "grande réunion multilatérale des partenaires sociaux au ministère" afin de présenter un plan "cet été, pour traduire tout ce qui peut l'être dans le prochain budget de la Sécurité sociale". Concernant les 35 heures, le ministre, qui a récupéré son portefeuille mi-février, assure que "la question n'est pas de déréglementer le temps de travail".

"Il ne s'agit pas d'obliger des gens à travailler davantage, mais de créer un cadre beaucoup plus souple pour permettre à ceux qui le souhaitent de le faire, ou d'organiser leur temps de travail différemment. Sans pression", détaille Olivier Véran.

"Il faudra donc faire des choix"

"De nombreuses infirmières sont contraintes de faire des ménages, c'est-à-dire des heures supplémentaires, illégalement, dans d'autres établissements. Si des salariés de l'hôpital souhaitent travailler davantage et augmenter leur rémunération, il faut que ce soit possible", estime-t-il. Au-delà, il juge à propos des infirmières que "la nation va devoir faire un effort important pour reconnaître leur rôle".

Il souhaite "rapidement" atteindre un "niveau de rémunération correspondant au moins à la moyenne européenne".

À ce titre, il reconnaît qu'il faudra "de l'argent nouveau". "C'est nécessaire, il n'y a pas d'argent magique, il faudra donc faire des choix." Le ministre de la Santé s'engage également à "sortir du dogme de la fermeture de lits". "Médecin hospitalier, j'ai connu les brancards dans les couloirs, ce n'est plus acceptable."

Le président Emmanuel Macron a promis vendredi, lors d'une visite à l'hôpital parisien de la Pitié Salpêtrière, de "mettre fin" à la "paupérisation" des personnels soignants et d'être "au rendez-vous". Un message accueilli avec prudence par les personnels, engagés dans une mobilisation inédite depuis des mois avant la crise du coronavirus pour obtenir davantage de considération et de moyens.

(Avec AFP)

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