Insolite : le "Crétin des Alpes" veut devenir la bannière du terroir montagnard

Publié le 17/08/2017 - 15:31
Mis à jour le 17/08/2017 - 15:31

Comment une insulte un brin désuète peut-elle devenir la bannière d'un terroir ? C'est le défi marketing de deux amis qui veulent transformer leur marque "Le Crétin des Alpes" en porte-drapeau des produits de leurs montagnes.

le_cretin_des_alpes.jpg
© DR le crétin des alpes
PUBLICITÉ

Le concept est né il y a 18 mois dans un restaurant d’altitude: Yann d’Ascoli, ancien directeur de la communication d’Isère Tourisme, lit un article sur le crétinisme goitreux qui fut endémique dans les vallées alpines, tout en buvant un café auquel manquait, à son goût, une mignardise. « Ca a fait +eurêka+ », raconte l’énergique quadragénaire. Il appelle son compère restaurateur Laurent Gras, qui lisait le même article à Val d’Isère (Savoie).

  • Quatre jours plus tard, Laurent aligne devant Yann des petits biscuits sablés. Cinq recettes seront retenues: Chartreuse, génépi-chocolat, praline, miel-chocolat et noix caramélisées. Tous les ingrédients viennent de la région, sauf le chocolat.

Un premier test est réalisé au marché de Noël de Grenoble et plus de 2.000 paquets sont vendus. Les statuts de la société sont déposés le 27 juillet. Yann détient 36% de son capital, Laurent 34% et deux autres amis 15% chacun. « On entre par l’alimentaire pour s’ancrer dans le territoire et le biscuit apporte une caution qualitative », estime Laurent.

Comme l’implantation régionale: la biscuiterie est à Saint-Geoir-en-Valdaine (Isère), au pied de la Chartreuse. Après les sucrés, des sablés salés vont sortir à la rentrée, avec recettes « tartiflette » et « fondue ». Des soupes, produites à Gilly-sur-Isère (Savoie), viendront élargir la gamme.

Mais pour devenir « une carte de visite », il fallait un logo. « On a pris le contrepied du débile à goitre: un petit gavroche montagnard au look de colporteur alpin », raconte Laurent. 

La stratégie de développement est de cibler le touriste, sur son lieu de villégiature, en s’inspirant d’une fierté régionaliste en vogue ailleurs. « En Bretagne, personne ne repart sans un autocollant ou un objet avec une (coiffe) bigouden », explique Laurent Gras. Pour l’instant, 67 points de ventes distribuent leurs biscuits dans les quatre départements alpins.

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

Fermeture des magasins Tati : ceux Besançon et Dole sont concernés

Fermeture des magasins Tati : ceux Besançon et Dole sont concernés

Le site historique du boulevard Barbès à Paris sera bientôt le seul Tati en France, son propriétaire depuis deux ans ayant décidé de fondre l'enseigne dans sa quasi-totalité au sein de Gifi, avec au passage la fermeture de 13 autres magasins Tati en difficulté. Ceux de Besançon et Dole sont donc concernés.

Pas de vacances pour le chantier du pôle Viotte

Pas de vacances pour le chantier du pôle Viotte

Le pôle tertiaire Viotte à Besançon prend toute son ampleur durant cet été 2019 sur le secteur Sud de l'éco quartier. Les bâtiments A1 à A 5 qui accueilleront 800 agents des services de l'État ont pris de la hauteur le long des voies ferrées et le bâtiment B de la région (200 agents) est en cours d'élévation en parallèle de la rue de la Viotte. À mi-parcours, visite du chantier avec Bernard Bletton, directeur général de la Sédia Bourgogne Franche-Comté et de Territoire 25.

GE Belfort : intersyndicale et élus vont mettre en demeure le gouvernement

GE Belfort : intersyndicale et élus vont mettre en demeure le gouvernement

L'intersyndicale de General Electric (GE) à Belfort et des élus ont annoncé ce mardi 9 juillet 2019 leur intention de mettre en demeure le gouvernement pour exiger que l'industriel américain respecte les engagements pris au moment du rachat du pôle énergie d'Alstom en 2014 et suspende son plan de suppression d'un millier d'emplois.

Région : « On aide du petit hôtel en zone rurale à l’installation d’un jeune agriculteur » (P. Ayache)

Région : « On aide du petit hôtel en zone rurale à l’installation d’un jeune agriculteur » (P. Ayache)

Marie Guite-Dufay, la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, a réuni la commission permanente le 5 juillet 2019. Les élus régionaux ont ainsi examiné ce vendredi 114 rapports pour un montant de 17,7 millions d'euros attribués sur le département du Doubs (86 millions sur six mois)...

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 12.76
couvert
le 16/07 à 21h00
Vent
1.44 m/s
Pression
1016.92 hPa
Humidité
84 %

Sondage