Jonathann Daval présente ses "excuses" et fait un malaise

Publié le 18/11/2020 - 20:09
Mis à jour le 18/11/2020 - 20:26

Jonathann Daval, jugé devant la Cour d’assises de la Haute-Saône pour le meurtre de sa femme Alexia en 2017, a présenté mercredi soir ses « excuses », ajoutant aussitôt que ce qu’il avait fait n’était « pas excusable ». L’accusé s’est ensuite évanoui en plein interrogatoire et a été emmené aux urgence de Vesoul. Un point sera fait jeudi matin à 9h pour voir si le procès peut se poursuivre.

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Jonathann Daval, s’est subitement évanoui et a dû être évacué du box par l’escorte de l’administration pénitentiaire. “Il a tourné de l’oeil”, a expliqué  l’un des avocats des parties civiles, Me Gilles-Jean Portejoie, qui était face à lui. Il a ensuite été conduit aux urgences, a précisé le président de la cour d’assises.

Jonathann Daval a fait un malaise et compte tenu du fait qu’il ne se remet pas, il est parti en véhicule médicalisé pour être examiné aux urgences”, a déclaré le président de la cour d’assises Mattieu Husson.

"C'est peut être pas adapté, mais je voudrais d'abord avoir des excuses, même si c'est pas excusable ce que j'ai fait", a déclaré M. Daval, 36 ans, la voix étranglée par l'émotion.

"Je leur ai enlevé leur fille, je leur ai menti", a-t-il ajouté à l'adresse des parents d'Alexia, qui l'avaient exhorté auparavant à dire la "vérité". Ses excuses englobent également "l'histoire du complot qui a détruit votre vie et la vie de ma famille à qui j'ai menti aussi", "les gendarmes aussi, à qui j'ai menti, qui ont dû refaire des recherches supplémentaires".

"J'ai menti à la France aussi", a dit le trentenaire dont le visage de veuf éploré s'était affiché pendant trois mois dans les médias, avant son interpellation en janvier 2018.

"C'est pas pardonnable ce que j'ai fait, mais voilà, je suis quand même en train de le dire", a-t-il ajouté, avant de décrire la nuit du 27 au 28 octobre 2017 où il a tué son épouse, sur fond de tensions très fortes au sein du couple.

Il a maintenu la version livrée en fin d'instruction : "elle me demande un rapport (sexuel) que je refuse. Ensuite il y a des réflexions sur moi, sur mon comportement, je ne suis pas là pour elle..."

"Moi ce que je fais d'habitude... fuir le conflit, partir de la maison... Là une dispute a commencé et qui se termine dans les escaliers, où je l'ai frappée, étranglée", a poursuivi l'accusé.

Ensuite, il dit avoir mis le corps de sa femme dans son véhicule professionnel puis avoir pris la route le matin suivant "pour l'emmener dans un bois, mettre le feu au corps", puis se "faire un alibi".

L'accusé, qui a commencé par présenter ses excuses à la famille d'Alexia et à sa famille, était interrogé depuis une heure environ par le président Husson. Celui-ci, qui a tenté de mettre Jonathann Daval face à ses contradictions, était en train de le questionner sur les tensions dans son couple. "Il fallait absolument qu'on ait un enfant, tout était absolument fixé sur la grossesse: l'enfant, l'enfant, l'enfant", a expliqué Jonathann Daval  quelques instants avant de s'évanouir.

"Pour moi, étant donné que je ne pouvais pas avoir d'érection, même avec le traitement, entendre les reproches, que j'étais pas un homme. Je m'éloignais d'elle, je fuyais la situation. Je faisais exprès de rentrer tard", a-t-il poursuivi avant de s'effondrer dans son box.

Malaise

Vers 19h45, Jonathann Daval s'est figé durant son interrogatoire et devenu très pâle. "Vous êtes toujours avec nous?" lui a alors demandé le président avant que l'accusé ne s'assoie avant d'être emmené par des gardiens en dehors de la salle et où des pompiers l'ont pris en charge. Il a été évacué en fourgon et hospitalisé  à Vesoul. Dans l'attente de l'avis médical, l'audience a été  suspendue et devrait  reprendre jeudi matin.

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