L’État dit non aux discriminations !

Publié le 23/02/2017 - 16:09
Mis à jour le 24/02/2017 - 08:33

Lors d’un déplacement à Montbéliard, ce jeudi 23 février 2017, la Secrétaire d’État chargée de la ville, Hélène Geoffroy a présenté deux outils pour la prévention et la lutte contre les discriminations : un guide interministériel de lutte contre les discriminations et le livret « Discriminations, c’est non !« 

Les deux outils sont complémentaires. Ils sont destinés à la prévention, la formation et la lutte contre les discriminations. Le premier est un guide interministériel. Il s’adresse aux services de l’État, aux opérateurs de service public, aux associations et aux élus locaux. Il recense quatre catégories d’information parmi lesquelles les formations possibles, les moyens d’accompagner et faciliter les démarches des victimes de discrimination ou encore les dispositifs et actions existant en matière de lutte contre les discriminations dans différents domaines (éducation, emploi, culture, logement, citoyenneté…)

Un livret pour le grand public

Le livret "Discriminations, c’est non !" est destiné au grand public et sera mis à disposition dans les mairies, pôles emploi, caisses d’allocations familiales, centres sociaux, maisons de service au public, etc. "Principalement composé d’exemples de discriminations tirés du quotidien, il doit pouvoir aider chaque citoyen à identifier une situation discriminante qui, quelle qu’en soit la déclinaison, constitue un délit passible de sanctions." L’usager y trouvera les interlocuteurs à qui s’adresser et les démarches à engager.

Cette initiative s’inscrit dans le prolongement du plan de lutte contre la haine et les discriminations anti-LGBT, lancé par Hélène Geoffroy le 21 décembre dernier.

Info + 

Qu'est-ce qu'une discrimination ? Qui contacter ? Où porter plainte ? Pour lutter contre ces inégalités de traitement illégales dans l'emploi ou le logement notamment, un guide est publié jeudi, avec une version "grand public" et une autre destinée aux administrations ou associations.

Sous le slogan "Discriminations, c'est non !", ce "guide pratique" se veut une "boîte à outils" recensant l'ensemble des interlocuteurs, mesures, plans d'actions ou documents pouvant être utilisés lutter contre les discriminations.

Il s'agit de combattre des "entailles au principe d'égalité" qui "viennent entacher le pacte républicain et fragiliser la cohésion nationale", souligne le document d'une cinquantaine de pages dans sa version destinée aux services de l'Etat.

"La question des discriminations est une réalité et ne relève pas seulement du ressenti, et il faut pouvoir les identifier pour réagir", a déclaré  la secrétaire d'Etat à la Ville.

Le document donne des exemples concrets: "J'ai déposé une demande de logement. Mon interlocuteur n'a pas souhaité l'enregistrer sous prétexte qu'une famille d'origine africaine habite déjà l'immeuble", "mon médecin refuse de me soigner parce que je suis transgenre", "on ne me confie plus de dossiers importants depuis que j'ai été élu délégué syndical"...

"Les gens ne déclarent pas forcément les discriminations, en se disant que ça ne sert à rien", constate Hélène Geoffroy, pour qui "il faut lutter contre ce sentiment". Le guide compile donc les numéros utiles -- aide aux victimes, défenseur des droits... -- et rappelle que la loi recense "23 critères prohibés" de discrimination: origine, sexe, état de santé, mais aussi moeurs, âge ou "particulière vulnérabilité économique".

L'auteur d'une discrimination encourt jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende, et cinq ans si celle ci a été commise dans un lieu accueillant du public.

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

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Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

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