La France entend "ne pas baisser les bras" face au variant Delta

Publié le 01/07/2021 - 09:15
Mis à jour le 01/07/2021 - 07:51

Le gouvernement entend « ne pas baisser les bras » face à la menace du très contagieux variant Delta et maintenir la pression sur la vaccination, sachant que le cap de la moitié de Français vaccinés en première dose contre le Covid-19 a été franchi mardi.

image d'illustration © Pixnio CC0 ©
image d'illustration © Pixnio CC0 ©

Le variant Delta (anciennement dit « indien ») progresse et représente « 20% des nouveaux cas » de Covid-19, le double de la semaine précédente, mais « on peut y échapper » avec la vaccination et un traçage serré, a assuré mardi le ministre de la Santé Olivier Véran sur franceinfo.

Mercredi dernier, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait chiffré la présence du variant Delta, apparu en Inde en avril, à entre 9 et 10% des nouveaux cas de Covid-19 en France. Il progresse « en pourcentage et pas en valeur absolue car le nombre de cas baisse », a souligné le ministre.

Au niveau national, "pour l'instant, le taux d'incidence (nombre de nouveaux cas pour 100.000 habitants) continue de baisser, on est à 18, soit 20 à 30 fois moins que lors du pic", a expliqué le ministre à la veille de la levée de jauges dans des lieux clos (restaurants, cinéma, etc.).

Par conséquent, il "ne faut pas baisser les bras" face à un variant qui, "à l'heure actuelle, a plutôt tendance à décliner, y compris dans les Landes". Dans ce département où il est apparu en premier en France, le gouvernement a mené "un plan d'action très fort, de contact tracing (traçage des chaînes de transmission), de vaccination massive, et le taux d'incidence a baissé de 10% en quelques jours", a-t-il souligné.

Delta, 90% fin août

Néanmoins, Delta est "plus contagieux (environ 60% de plus que le variant britannique, Alpha) et il devient progressivement dominant", a rappelé M. Véran. C'est le cas au Royaume-Uni, en Russie ou en Australie.

Le Centre européen de prévention et contrôle des maladies estime que Delta représentera 90% des cas de Covid-19 fin août en Europe.

Dans la course de vitesse qui s'est engagée, l'arme principale reste la vaccination aux yeux de l'exécutif qui s'est fixé comme objectif 35 millions de Français (et 66% des adultes) complètement vaccinés ainsi que 40 millions (et 75% des adultes) de premières doses injectées pour la fin août.

Le cap de la moitié de Français primo-vaccinés a été franchi mardi soir avec 33,69 millions de personnes (50% de la population totale) ayant reçu au moins une dose et 22,26 millions dotées d'un schéma vaccinal complet.

Le gouvernement veut éviter une quatrième vague à l'automne. En tout cas, il cherche à la contenir et vise idéalement "zéro impact sanitaire, social et éducatif".

Pour cela, il faut continuer de vacciner à tour de bras, en particulier les personnes à comorbidités - couvertes aux deux tiers environ face à un objectif à plus de 80% - et les plus de 55 ans qui sont encore 4,8 millions à ne pas être protégés (contre 5 millions la semaine précédente), a indiqué mardi le ministère de la Santé lors d'un briefing.

Route des vacances

"On continue de progresser sur les plus âgés même si on est entré dans la phase du dernier kilomètre", a-t-on précisé de même source en citant des taux de première injection de 83% pour les plus de 70 ans, 80% pour les plus de 60 ans et 76% pour les plus de 50 ans.

"Le taux de vaccination monte encore mais pas suffisamment vite", a souligné M. Véran, confiant dans l'octroi d'ici à quelques jours d'un avis favorable de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) pour communiquer aux médecins la liste de leurs patients non vaccinés.

Il a aussi évoqué la forte possibilité de rendre obligatoire la vaccination des soignants. Olivier Véran dit avoir écrit aux directeurs d'Ehpad où, selon le ministère, "les professionnels sont 57% à avoir reçu une première dose" et seulement 44% à être protégés complètement.

Pour donner un nouveau coup de pouce à la vaccination (quelque 100.000 rendez-vous ne trouvent pas preneur quotidiennement), le ministère a rappelé les dispositifs prévus sur la route des vacances.

Il y aura des "sensibilisations" sur les aires d'autoroutes et les agences de santé régionales établiront des "dispositifs exceptionnels", comme des "drives en nombre important" et des "barnums sur les lieux estivaux et de rassemblement".

"Le mot d'ordre, c'est de profiter des vacances pour amener un maximum de gens vers la vaccination, y compris en primo-injection", a-t-on indiqué au ministère.

(AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Santé

“Occupez-vous de vos fesses” : pour Mars Bleu, le CHU de Besançon est direct…

À l’occasion de Mars bleu, mois national de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal, le service de gastro-entérologie du CHU Besançon Franche-Comté se mobilise pour informer le public et encourager la participation au dépistage. Tout au long du mois de mars, plusieurs actions de sensibilisation seront organisées dans la ville et à l’hôpital, notamment des stands d’information et une performance artistique.

Mobilisation des taxis et ambulances : un convoi de 200 véhicules annoncé le 18 mars 2026 à Besançon

L’interprofessionnelle réunissant les taxis et les ambulanciers de Bourgogne-Franche-Comté avait récemment annoncé l’organisation d’une mobilisation d’ampleur prévue le mercredi 18 mars 2026 pour protester contre la baisse des tarifs liés au transport de patients, décidée par la Caisse Nationale d'Assurance maladie (CNAM). Une mobilisation de terrain de près de 200 véhicules vient s'ajouter à la mobilisation.

Concerné par la santé ? L’Observatoire régional de la santé BFC recherche des citoyens

L’Observatoire Régional de la Santé Bourgogne-Franche-Comté (ORS BFC) est à la recherche de candidats désireux d’intégrer son collège citoyen. L’appel à candidature est à destination des citoyens et citoyennes de toute la région, malades ou non, concernés par les questions de santé. L’objectif ? Faire entendre sa voix sur les enjeux de santé en Bourgogne-Franche-Comté. 

Amiante : des jouets vendus chez Action et Hema retirés en urgence

Les autorités françaises ont ordonné, jeudi 26 février 2026, le retrait des rayons de tous les jouets composés de sable, après la mise en évidence de la présence d’amiante dans certains produits destinés aux enfants. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a indiqué avoir prévenu les distributeurs de la nécessité d’interrompre immédiatement leur commercialisation.

Comment connaître la qualité de l’eau du robinet dans sa commune ?

En France, l’eau du robinet fait l’objet d’un suivi sanitaire permanent assuré par les Agences régionales de santé (ARS). Les consommateurs peuvent désormais accéder facilement aux résultats des contrôles grâce à des outils en ligne proposés par le ministère chargé de la Santé.

Alerte pollinique en cours sur toute la Bourgogne-Franche-Comté

Le temps ne fait rien à l’affaire, entre chaque averse, la pollinisation des arbres est bel et bien présente rappelle Atmo Bourgogne-Franche-Comté dans son bulletin du 18 février 2026. Le pic de pollen sera atteint ce mercredi où le risque allergique est jugé « élevé » par l’organisme en charge du contrôle de la qualité de l’air. 

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.38
ciel dégagé
le 13/03 à 00h00
Vent
1.7 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
84 %