"La pauvreté ne se déplace pas, elle se combat” : La France insoumise défend la boutique Jeanne Antide à Besançon

Publié le 30/09/2025 - 17:00
Mis à jour le 30/09/2025 - 17:10

La section bisontine de La France insoumise (LFI) a réagi, dans un communiqué du 30 septembre 2025, au dernier conseil municipal, après une proposition formulée par les élus Ludovic Fagaut (LR) et Laurent Croizier (Modem) concernant la boutique Jeanne Antide, située dans le quartier Battant à Besançon.

La rue Champrond à Besançon, où se situe notamment la Boutique Jeanne Antide. © Alexane Alfaro
La rue Champrond à Besançon, où se situe notamment la Boutique Jeanne Antide. © Alexane Alfaro

Selon le communiqué de presse, ces élus ont suggéré de ”déplacer la boutique Jeanne Antide de Battant, maillon essentiel dans l'accueil et l'accompagnement des personnes en situation de très grande précarité”. LFI juge cette idée ”démagogique” et estime qu’elle ”instrumentalise grossièrement l'inquiétude légitime et le ras le bol des habitantes du quartier Battant face à la dégradation de leur cadre de vie”.

Le parti pointe un risque de stigmatisation : ”elle remet en cause l'engagement quotidien des acteurs associatifs et agents municipaux, à qui nous apportons notre soutien et nos encouragements à poursuivre leur travail précieux et difficile.”

"L’incohérence de l’action et des positions" des élus

LFI dénonce ”une analyse biaisée” de la droite locale et affirme que ”la pauvreté ne se déplace pas, elle se combat et, fidèle à l'histoire et aux valeurs de la ville, à Besançon, nous devons la combattre pied à pied et jour après jour”.

Le communiqué met en cause la cohérence politique des élus visés. Il décrit Laurent Croizier comme ”un soutien constant du Président Macron dont les 2 quinquennats auront été marqués par une fragilisation sans précédent du monde associatif", rappelant que ”la France de Macron, c'est 9,8 millions de pauvres, avec une hausse dramatique de +650 000 personnes rien qu'en 2023”.

Concernant Ludovic Fagaut, premier vice-président du Conseil départemental du Doubs chargé du retour à l'emploi, LFI lui reproche d’avoir ”supprimé, entre autres, le Service Insertion de l'ADDSEA chargé de salarier et d'accompagner les jeunes aux parcours chaotiques”. Le communiqué ajoute que ”peut-être ignorent-ils tous deux, par exemple, que près de 40% des sans domicile fixe sont d'anciens enfants confiés à l'Aide Sociale à l'Enfance ?”

Le communiqué souligne ”l’incohérence de l’action et des positions” de ces deux élus, mais aussi du Rassemblement national"qui vote majoritairement main dans la main avec la macronie.”

Quatre priorités pour répondre à la précarité

Le texte appelle à dépasser les polémiques en période pré-électorale : ”Espérons que la campagne municipale qui s'ouvre donnera lieu à l'élaboration de programmes crédibles et à des échanges et propositions plus sérieuses.”

Enfin, LFI rappelle ses propres axes d’action concernant la situation à Battant et la boutique Jeanne Antide. Quatre priorités sont mises en avant :

  • "Continuer à soutenir ces structures d’accompagnement" ;
  • ”Lutter contre la précarité et ses conséquences” ;
  • ”Garantir le droit à la sûreté et à la tranquillité publique des habitant-es” ;
  • ”Soutenir les initiatives citoyennes qui font vivre le quartier”.

Boutique Jeanne Antide

" Le vivre-ensemble et le bal des caricatures ", un habitant de Battant inquiet face à la montée des crispations

TRIBUNE • Dans une tribune de ce mardi 28 octobre, un riverain de la rue Battant à Besançon, Sylvain, exprime son inquiétude face à la montée des crispations dans son quartier et dans le centre-ville, notamment sur fond de débats autour d’un nouveau projet pour le foyer d’accueil de jour Boutique Jeanne Antide de la rue Champrond, de bruits nocturnes et d’ivresses sur la voie publique, mais aussi des banderoles contradictoires place de la Révolution. Dénonçant les ”caricatures" et les ”replis” qui animent les discussions locales et les réseaux sociaux, il invite les habitants à renouer le dialogue plutôt que de céder à la polarisation.

La Boutique Jeanne-Antide à Besançon défend son action face aux critiques

Si l’on parle beaucoup d’elle en ce moment, en mal ou en bien, on ne l’entend pas beaucoup… C’est pourquoi dans un communiqué de son président Philippe Cholet reçu le 30 septembre 2025, l’association La Boutique Jeanne-Antide (BJA) souhaite "rétablir les faits" concernant son rôle dans le quartier Battant à Besançon, où elle est parfois accusée d’être à l’origine de difficultés locales.

Quartier Battant : la Boutique Jeanne Antide cristallise les divisions et s’invite dans les municipales à Besançon

Des collectifs d’habitants et de commerçants du quartier Battant à Besançon nous ont envoyé le 27 septembre 2025, un communiqué dénonçant une nouvelle fois les effets de la présence de la Boutique Jeanne Antide (BJA), structure d’accueil social installée rue Battant depuis 1996. Selon eux, le dispositif, "indispensable" mais "sous-dimensionné", contribuerait aujourd’hui à "étouffer le quartier". Un sujet qui divise des élus et qui se fraie une place au coeur de la campagne politique pour l'élection municipale bisontine.

Politique

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

À Besançon, Ludovic Fagaut annonce porter plainte après des attaques visant sa personne et sa famille

Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

Primaire de la gauche : à Besançon, la victoire de Raphaël Glucksmann fait réagir

Le leader de Place Publique a remporté haut la main dimanche soir la primaire de la gauche sociale-démocrate. Rapahël Glucksmann a ainsi été désigné candidat à la présidentielle du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) dès le premier tour. Une large victoire avec plus de 66% des voix qui a notamment fait réagir à Besançon. 

Record de fréquentation des piscines à Besançon : bientôt un ”Besançon Plage” ?

Ce vendredi 9 octobre, Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, a présenté les chiffres de la saison touristique 2026. Une saison notamment marquée par plusieurs épisodes caniculaires, qui ont influencé en bien ou moins bien la fréquentation des sites touristiques. Du côté des piscines, records battus avec 95 000 visiteurs cet été (contre 80 000 en 2024 et 2025)... Et si les prévisions météorologiques se confirment, les étés à venir pourraient être tout aussi chauds, voire davantage. Dès lors, ne serait-il pas temps de créer un nouvel espace de baignade à Besançon ? Ludovic Fagaut apporte des éléments de réponse.

Accident à Besançon : des " tirs de mortier " visent les secours lors d’une intervention

Deux tirs de mortier ont été lancés jeudi 8 octobre 2026 en direction des secours alors qu’ils intervenaient rue du Luxembourg, à Besançon, à la suite d’un accident de la circulation. Un véhicule des sapeurs-pompiers a été touché, sans faire de blessé. La police municipale et la police nationale étaient sur place.
 

Forêts du Doubs : Jean-François Longeot demande des garanties pour les communes

Face aux dégâts causés par les aléas climatiques de l’été 2026 sur les jeunes plantations, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a saisi la ministre de la Transition écologique le mercredi 7 octobre 2026 afin de relayer les inquiétudes des communes forestières du Doubs.

Le sénateur Cédric Perrin reconduit à la tête de la commission Défense du Sénat

Ce mercredi 7 octobre 2026, Cédric Perrin, sénateur du Territoire de Belfort, a été réélu avec 83,7% des voix, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat lors d’une réunion de constitution de la commission au Sénat.

Crise lycéenne : Séverine Véziès répond à Laurent Croizier et dénonce ses " doubles discours "

Dans un communiqué transmis ce jour à notre rédaction, Laurent Croizier, député de la première circonscription du Doubs et enseignant de formation, a appellé le gouvernement à privilégier le dialogue face aux tensions liées aux mouvements lycéens. Une prise de position qui a aussitôt fait réagir Séverine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, qui dénonce un discours "hypocrite" sur ses réseaux sociaux.

Crise lycéenne : Laurent Croizier demande une demi-journée de débat dans tous les lycées

Alors que les mouvements lycéens suscitent des tensions dans de nombreux établissements en France, le député de la première circonscription du Doubs, et enseignant de formation, Laurent Croizier, appelle le gouvernement à privilégier le dialogue. Lors d’une question au gouvernement adressée au ministre de l’Éducation nationale, le parlementaire a demandé l’organisation, dès ce mercredi, d’une demi-journée de débat dans chaque classe de chaque lycée de France. Objectif : permettre aux élèves d’exprimer leurs préoccupations et d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées dans les établissements.

À Besançon, une crèche de Planoise visée par des tirs de mortiers

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux lundi 5 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce les tirs de mortier qui ont visé la crèche d’Artois, vers 12 h 30. Les 35 enfants présents dans l’établissement ont été confinés à l’intérieur pendant l’intervention de la police nationale.

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