La pétition pour l’abolition de la chasse à courre fermée d’office par le Sénat

Publié le 07/11/2022 - 11:24
Mis à jour le 07/11/2022 - 09:43

Le Parti animaliste avait déposé le 3 octobre 2022, sur la plateforme du Sénat, une pétition demandant l’abolition de la chasse à courre. Atteignant les 12.618 signatures, celle-ci a été clôturée de manière unilatérale par le Sénat, le 2 novembre.

 © Parti animaliste
© Parti animaliste

Depuis mercredi, il n’est donc plus possible de signer cette pétition demandant aux sénateurs l’interdiction de cette pratique rejetée par une immense majorité de Français. Dans le court encart qui conclut désormais le texte déposé par Hélène Thouy, coprésidente du Parti animaliste, on peut lire que "la Conférence des Présidents a décidé de se saisir de cette pétition et de la renvoyer à la commission des affaires économiques qui décidera des suites à donner. La commission élargira l'examen entamé à la suite du renvoi de la pétition n° 1012 relative au déterrage des blaireaux à l'ensemble des modes de chasse dont l'interdiction est demandée au regard de la condition animale."

"Bonne nouvelle ou nouvel enfumage des sénateurs sur la chasse, il est trop tôt pour le dire, selon Hélène Thouy. Il restait cinq mois à cette pétition pour atteindre les 100 000 signatures et il était évident qu’elle les atteindrait haut la main. J’espère que leur but n’est pas de la retirer de la circulation avant qu’elle prenne trop d’ampleur. Ce serait une manœuvre politique absolument minable alors que 77 % des Français sont contre la chasse à courre. Nous serons vigilants à ce que le sujet soit réellement saisi à bras le corps par les sénateurs."

Le Parti animaliste veut éviter à cette pétition un destin similaire à celle déposée par le collectif Un jour un chasseur, demandant l’instauration de jours sans chasse. Forte de 122.484 signatures, la pétition avait permis la création d’une mission conjointe de contrôle sur la sécurisation de la chasse, mais celle-ci n’avait fait aucune proposition concrète.

Ils "n’ont probablement jamais vu un blaireau de leur vie"

La Parti animaliste rappelle que le président LR du Groupe d’études Chasse et pêche du Sénat s’était déjà emporté contre la pétition dénonçant la vènerie sous terre : "Ça devient insupportable ces pétitions. J’ai eu le cabinet de Gérard Larcher au téléphone qui m’a confirmé que la Conférence des présidents allait probablement se saisir de celle-ci. Nous sommes en train de subir la pression des antispécistes et des animalistes qui n’ont probablement jamais vu un blaireau de leur vie. La chasse est une activité légale qui est attaquée de toute part au nom du bien-être animal. On va encore mobiliser un groupe de travail pour un sujet d’ordre réglementaire. À titre personnel, je suis pour qu’on limite la plateforme des e-pétitions aux sujets régaliens."

Une prise de position qui insupporte Catherine Hélayel, coprésidente du Parti animaliste : "Si les sénateurs prennent enfin conscience de leur devoir de représentativité vis-à-vis des aspirations des citoyens, c’est très bien, mais si, par cette décision, ils tentent discrètement de museler la démocratie, on ne le laissera pas passer".

(Communiqué)

Politique

Assises régionales de l’Europe à Dijon : une mise en lumière l’action de l’Union européenne en Bourgogne-Franche-Comté

La Région Bourgogne-Franche-Comté a organisé, mercredi 20 mai 2026 au Consortium Museum, une matinée consacrée aux Assises régionales de l’Europe. L’événement visait à présenter les effets concrets des politiques européennes sur le territoire régional, alors que l’Union européenne prépare son futur budget pour la période 2028-2034.

Consigne plastique : une “aberration écologique et contre-productive” pour le sénateur Jean-François Longeot

Lors de la séance de questions d’actualité du Sénat mercredi 20 mai 2026, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a dénoncé le projet de consigne pour recyclage des bouteilles en plastique qu’il juge "coûteux, incohérent et pénalisant pour les territoires".

Face à la baisse de la démographie scolaire, Laurent Croizier appelle à une planification pluriannuelle de la carte scolaire

Dans un communiqué du 20 mai 2026, le député du Doubs Laurent Croizier alerte sur l’évolution des effectifs scolaires dans le département. Selon lui, la baisse de la démographie scolaire "impose l’anticipation" et souhaite "en finir avec la gestion annuelle court-termiste.”

Caméras, chaînes et fermeture nocturne : Ludovic Fagaut opère un tournant sécuritaire pour le square Saint-Amour

VIDÉO • Alors que l’arrivée de l’été semble imminente, la Ville de Besançon a souhaité s’attaquer à un problème de tranquillité publique qui empoisonne la vie de certains riverains dès que les beaux jours pointent leur nez au square Saint-Amour. Ce mardi 19 mai 2026, au centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a annoncé les nouveaux dispositifs déployés au sein du square pour tenter d’enrayer le phénomène d’incivilités observés depuis près d’un an par les autorités locales.

Gérontologie : les élus communistes interpellent le maire sur la situation sociale à Bellevaux à Besançon

Une lettre ouverte adressée à Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président du conseil de surveillance du CHU de Besançon, met une nouvelle fois en lumière les tensions sociales au centre gérontologique de Bellevaux. Signée par Hasni Alem au nom du groupe Communiste, républicains et citoyens, elle appelle à une intervention rapide des autorités locales.

Carte scolaire : le département du Doubs retenu pour une expérimentation nationale

Le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot, a réagi dans un communiqué du 11 mai 2026 suite à l’annonce du ministère de l’Éducation nationale concernant la sélection du département parmi les territoires pilotes d’une expérimentation nationale sur la démographie scolaire et l’organisation de la carte scolaire.

Doubs : l’opposition dénonce un désengagement sur l’eau et des incertitudes autour du Fort Griffon

À l’issue de l’Assemblée départementale du 27 avril 2026, le groupe Doubs social écologique et solidaire (DSES) alerte sur plusieurs dossiers qu’il juge préoccupants : la politique de l’eau, la gestion du Fort Griffon et la stratégie en matière de logement.

Chômage des travailleurs frontaliers : une plus longue prise en charge par la Suisse

L’accord trouvé apporte une correction attendue : la durée pendant laquelle le pays d’emploi paie l’indemnisation du travailleur sera portée de trois à six mois. Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe / MoDem), rapporteur du Parlement européen pour les relations avec la Suisse, se félicite de l’accord trouvé sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale, après près de dix ans de négociations à Bruxelles et à Strasbourg.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.99
ciel dégagé
le 22/05 à 00h00
Vent
1.96 m/s
Pression
1026 hPa
Humidité
90 %

Sondage