L'Assemblée nationale a voté : pass sanitaire jusqu'en juillet 2022

Publié le 21/10/2021 - 09:06
Mis à jour le 21/10/2021 - 09:21

L’Assemblée a voté en faveur du projet de loi « vigilance sanitaire », qui contient notamment une prolongation du pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022.

 © D Poirier
© D Poirier

Le ton est monté mercredi 20 octobre au soir dans les travées de l’Assemblée autour du pass sanitaire. Le projet de loi débattu concernait la prolongation de celui-ci jusqu’au 31 juillet 2022. La majorité présidentielle a fait face aux oppositions de droite et de gauche qui n’ont, une fois de plus, pas hésité à vivement critiquer la gestion gouvernementale de la crise sanitaire.

Un gros couac a été évité de peu avant 22 heures, au moment du vote de l’article 2, cœur du projet de loi, avec une adoption ric-rac par 74 voix pour et 73 contre. Mais au bout de la nuit, c’est le oui qui l’a emporté avec seulement 10 voix d’écart (135 pour et 125 contre). Il s’agit d’un premier feu vert pour ce projet de loi baptisé "vigilance sanitaire".

Les problèmes ponctuels de mobilisation dans l’hémicycle chez les députés LREMpointés du doigt mardi matin en réunion de groupe par Christophe Castaner, chef de file des "marcheurs", n’ont à l’évidence pas été résolus. "À une voix près, les marcheurs qui ne marchent pas aussi sûrement qu’hier ont failli buter sur le mur de la contestation de l’opposition", a tonné le communiste Sébastien Jumel. "Votre dérive sur le pass sanitaire ne passe pas !"

Présenté comme une boîte à outils, le projet de loi propose de prolonger le recours au pass sanitaire et toute une batterie de mesures pour freiner l’épidémie dans le cadre d’un régime post-crise jusqu’au 31 juillet 2022. L’état d’urgence sanitaire en Guyane est lui prolongé jusqu’au 31 décembre 2021. S’il n’y a "pas de vague épidémique" aujourd’hui en France, le ministre de la Santé, Olivier Véran a souligné la situation "à l’étranger, en Belgique, ça monte fort, aux Pays-Bas ça monte fort (…) L’épidémie n’est pas terminée".

À gauche et à droite, la prolongation du pass sanitaire agace

Alors que planait l’incertitude sur une hypothétique levée du pass à la mi-novembre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a douché les enthousiasmes, mercredi à l’issue du Conseil des ministres. « Aujourd’hui, vu la situation, je ne vois pas comment une adaptation pourrait intervenir au 15 novembre. » La prolongation du pass sanitaire pour huit mois, à la main de l’exécutif, en « enjambant » la présidentielle et les législatives fait en tout cas hurler gauche et droite.

Situation en Outremer, mesures d’âge sur le pass sanitaire, fin de la gratuité des tests, état d’urgence jugé liberticide, suspension de soignants, changement de pied de la majorité sur le périmètre d’application du pass avant et après le 12 juillet, etc. : droite et gauche ont déroulé leur inventaire de reproches. "La répétition est utile", a ironisé Olivier Véran, jamais avare de coups de griffe.

Comme attendu, la majorité est revenue sur le couac survenu en commission des lois où le député LREM Pacôme Rupin, opposant résolu au pass, avait fait adopter de justesse un amendement qui prévoit de circonscrire l’utilisation du pass géographiquement et en fonction du taux d’incidence de l’épidémie. LREM, MoDem et Agir sont revenus à la logique nationale du pass, tout en prenant en compte plusieurs critères que les "marcheurs" tiennent à spécifier pour justifier le recours au pass : taux de vaccination, de positivité des tests de dépistage, d’incidence ou de saturation des lits de réanimation – avec des niveaux à définir.

Connaissance du statut vaccinal des élèves par les chefs d'établissement

L’Assemblée a par ailleurs adopté un amendement du gouvernement qui concerne la connaissance du statut vaccinal des élèves par les directeurs d’école ou les chefs d’établissement du second degré. La mesure vise à "faciliter l’organisation de campagnes de dépistage et de vaccination et d’organiser des conditions d’enseignement permettant de prévenir les risques de propagation du virus" et donc in fine les fermetures de classe. "Vous ouvrez une brèche impensable dans un secret (médical à l’école, NDLR) qui doit être conservé", a fustigé le LR Philippe Gosselin à l’unisson avec les autres oppositions.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Politique

Élections municipales 2026 : dépôt des listes en préfecture au plus tard le 26 février

Dans le cadre des élections municipales et communautaires prévues les 15 et 22 mars 2026, la préfecture du Doubs rappelle que la date limite de dépôt des listes de candidats pour le premier tour est fixée au jeudi 26 février 2026. Dans le Doubs, cette échéance est définie par l’arrêté préfectoral du 18 décembre 2025, qui précise les dates et modalités des déclarations de candidatures dans le département.

Municipales à Besançon : Allenbach évoque une alliance entre Fagaut et le RN au second tour

Dans un communiqué du 10 janvier 2026, Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté, expose une stratégie mettant en avant l’hypothèse d’un rapprochement entre Ludovic Fagaut et le Rassemblement national dans le cas où Anne Vignot s'allierait avec La France insoumise au second tour.

Le ministre de la Transition écologique en déplacement dans le Jura le 12 janvier

Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, se rendra dans le Jura le lundi 12 janvier 2026. Ce déplacement est consacré à la mise en œuvre des politiques publiques de transition écologique dans les territoires, notamment à travers les dispositifs du Fonds vert et du Fonds chaleur.

Municipales 2026 : Anne Vignot inaugure son local de campagne devant près de 200 personnes

La maire sortante de Besançon et candidate à sa réélection Anne Vignot, a inauguré samedi 10 janvier 2026 son local de campagne pour les élections municipales, situé au 49 Grande rue, en centre-ville. Environ 200 personnes étaient présentes pour l’événement, qui a rassemblé des sympathisants, des militants et plusieurs représentants de partis de gauche et écologistes, dont le Parti socialiste.

Le Parti socialiste rejoint Anne Vignot : Place publique se retire de l’élection municipale…

Municipales 2026 • Le mouvement social-démocrate Place publique, co-présidé par Raphaël Glucksmann et Aurore Lalucq, a annoncé qu’il ne participera pas à la coalition de gauche conduite par la maire sortante Anne Vignot pour les élections municipales de 2026 à Besançon. Cette coalition devrait, selon le mouvement, s’allier avec La France insoumise au second tour.

Municipales 2026 : Séverine Véziès inaugure son local de campagne rue Battant à Besançon

C’est au tour de Séverine Véziès, candidate de la France insoumise à l’élection municipale de Besançon d’inaugurer sa permanence de campagne située au 62 rue Battant. Avec sa liste d’union populaire et écologique ”Faire mieux pour Besançon”, la candidate souhaite y accueillir les Bisontines et les Bisontins pour les écouter et poursuivre l'élaboration de son programme.

Entre inquiétudes mondiales et humour local, le préfet du Doubs présente ses vœux

À l’occasion de la cérémonie des vœux à la préfecture, le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a dressé un bilan de l’année 2025 et présenté les grandes priorités de l’État pour 2026. Comme à son habitude, il a aussi glissé une touche d’humour et de légèreté, bienvenue ”dans une période qui en manque singulièrement” , dans un contexte international tendu.

Municipales 2026 : Séverine Véziès dénonce un accord PS-Verts “sans projet” et affirme sa stratégie autonome

La candidate LFI Séverine Véziès (Faire mieux pour Besançon) critique vivement l’accord en cours entre le Parti socialiste et Europe Écologie-Les Verts pour les municipales de mars 2026, dans un communiqué du 8 janvier 2026. Elle le décrit elle aussi comme un "mariage forcé", conclu dans la confusion et sans véritable projet politique partagé.

Municipale 2026 à Besançon : vers un mariage forcé Leuba-Vignot ?

Le Parti socialiste national a annoncé dans la soirée du jeudi 8 janvier 2026 se rallier à Anne Vignot, maire écologiste sortante, dès le premier tour des élections municipales à Besançon, après avoir initialement annoncé une liste séparée. Un accord national dont le candidat local, Jean-Sébastien Leuba, n’a pas encore eu la preuve écrite et qui reste dans l’attente de cette dernière pour annoncer un "positionnement ferme". 

Face au froid, LFI veut que les logements vides soient réquisitionnés à Besançon

Séverine Vézies, candidate LFI à l’élection municipal de Besançon, a co-signé une tribune publiée ce 8 janvier 2026 sur le site de Médiapart suite à la vague de froid qui sévit en France. Les signataires de cette tribune demandent notamment à ce que les logements vides soient réquisitionnés par l’Etat pour venir en aide aux plus démunis.

Municipale 2026 à Besançon : le PS en passe de s’allier à Anne Vignot ?

Contacté ce 8 janvier 2026, Jean-Sébastien Leuba, candidat investi par le PS pour l’élection municipale de Besançon, confirme une information de Ici Besançon selon laquelle le PS serait sur le point de rejoindre Anne Vignot. Il utilise toutefois du conditionnel en précisant que "ce serait un accord national" dont il n’a pas encore vu le contenu…

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -1.96
nuageux
le 11/01 à 18h00
Vent
1.37 m/s
Pression
1025 hPa
Humidité
89 %