L'Assemblée s'attaque à "l'impunité" de la haine en ligne

Publié le 04/07/2019 - 08:20
Mis à jour le 04/07/2019 - 08:20

« Ce que nous engageons, c’est la fin de l’impunité »: la députée LREM Laetitia Avia a donné mercredi 3 juillet 2019 le coup d’envoi des débats sur sa proposition de loi qui durcit la lutte contre la haine en ligne, jusqu’à la « censure » selon ses détracteurs.

© geralt PXB CC0 ©
© geralt PXB CC0 ©

Mesure phare de ce texte, sur le modèle allemand : plateformes et moteurs de recherche auront l’obligation de retirer les contenus « manifestement » illicites sous 24 heures, sous peine d’être condamnés à des amendes jusqu’à 1,25 million d’euros.

Sont visées les incitations à la haine, la violence, les injures à caractère raciste ou encore religieuses. "Ce qui n'est pas toléré dans la rue ne doit pas davantage l'être sur internet", clame la députée Avia.

La proposition de loi "porte en elle mon histoire, celle d'une femme qui n'accepte plus d'être (traitée) de négresse sur les réseaux sociaux", a lancé l'élue de Paris à la tribune en ouverture de débat qui se sont animés durant la nuit de mercredi à jeudi.

Des députés ont voulu étoffer la définition des contenus haineux en ligne. Le champ d'application du texte a été étendu à l'apologie des crimes contre l'humanité mais pas au négationnisme, ni à la haine de l'Etat d'Israël.

Objet de 370 amendements, le texte est au programme jusqu'à jeudi soir, avant un vote solennel le 9 juillet. Le secrétaire d'État au Numérique Cédric O a dit devant les députés l'"humilité" du gouvernement face à un sujet "auquel aucun pays développé n'a encore su apporter une réponse". La proposition de loi doit apporter "la première pierre d'un schéma que nous pensons efficace, et qui pourra demain être porté au niveau européen", selon lui.

Fruit d'un travail depuis 2018 dans le cadre du plan gouvernemental contre le racisme et l'antisémitisme, le texte de Laetitia Avia reprend des préconisations d'un rapport au Premier ministre coécrit avec l'enseignant franco-algérien Karim Amellal et le vice-président du Conseil représentatif des institutions juives (Crif) Gil Taïeb.

"Censure à la carte ?"

Outre les retraits sous 24 heures, il est prévu un "bouton" identique pour les signalements par les utilisateurs. Les plateformes devront rendre compte des "actions et moyens" mis en oeuvre. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) veillera au respect du devoir de coopération et pourra, en cas de manquement persistant, imposer une sanction allant jusqu'à 4% du chiffre d'affaires annuel mondial.

Le président du Crif Francis Kalifat salue auprès de l'AFP des dispositions allant "dans le bon sens". De leur côté, les trois principales organisations françaises de professionnels du numérique - Tech in France, Syntec Numérique et l'Asic - estiment que les députés visent trop large dans les contenus, "au risque de compromettre" l'application.

Les grandes entreprises du numérique affichent leur soutien au renforcement de la lutte contre la haine en ligne, mais l'obligation de retrait inquiète. Car elle obligera les plateformes à décider très rapidement, au risque d'une cascade de polémiques et conflits juridiques.

Facebook en particulier, grand allié d'Emmanuel Macron pour une meilleure régulation d'internet, a fait part de son inquiétude. Cédric O a confirmé qu'"un groupe de contact, rassemblant magistrats, représentants des réseaux sociaux et de la société civile" sera mis en place pour "donner un certain nombre d'indications aux plateformes" sur les contenus à proscrire.

Les députés "marcheurs" disent leur "fierté" de défendre cette "vraie proposition de loi d'origine parlementaire", leurs alliés du MoDem se félicitent de ses "outils" qu'ils veulent encore améliorer.

  • Parmi les oppositions, Les Républicains, comme les élus UDI, PS ou PCF, veulent eux redonner sa place au juge, et non aux algorithmes des plateformes, pour apprécier ce qui est illicite.

Si la plupart des groupes politiques soutiennent la lutte contre la cyber-haine, les communistes déplorent que "la régulation soit confiée aux Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple) et non pas à une puissance publique". Les Insoumis jugent le dispositif "dangereux pour la liberté d'expression", craignant "des possibilités de censure par une plateforme privée".

Les députés RN sont également "hostiles" à un texte qui "porte en germe une certaine dangerosité pour les libertés publiques".

"Censures à la carte ?": munis d'une pancarte portant cette interrogation, une poignée de "gilets jaunes" se sont rassemblés aux abords de l'Assemblée mercredi matin.

(AFP)

Politique

Éclairage de la Citadelle de Besançon : Alternatiba évoque une “décision illégale”

Dans une lettre adressée au maire de Besançon le 7 avril 2026, Alternatiba Besançon critique le rallumage de la Citadelle décidé par Ludovic Fagaut dès son entrée en fonction et lui demande d'exprimer "sans tarder" sa vision des enjeux environnementaux.

Tribune de Nicolas Bodin : “Ne pas se tromper de combat ni de débat”

À l’heure où le tumulte électoral s’est déjà bien estompé et où la vie politique locale reprend son cours habituel, certains résultats méritent pourtant que l’on s’y attarde selon Nicolas Bodin, ancien adjoint PS de Jean-Louis Fousseret puis d'Anne Vignot. Dans une tribune du 7 avril 2026, il invite la gauche bisontine à regarder en face cette défaite, à en comprendre les ressorts et, surtout, à éviter les faux débats pour se recentrer sur l’essentiel.

Éric Liégeon interpelle le gouvernement sur l’indemnité de résidence aux fonctionnaires du Département du Doubs

Ce mardi 7 avril, lors des questions orales sans débat à l’Assemblée nationale, le député LR du Doubs Éric Liégeon a interrogé le ministre de l’Action et des Comptes publics sur l’élargissement du versement de l’indemnité de résidence aux fonctionnaires du département du Doubs, et plus particulièrement du Haut-Doubs.

Contre le racisme, les élu(e)s communistes appellent à manifester à Besançon, les Inoumis(e)s se joignent à l’appel

Dans un communiqué de presse du 5 avril 2026, les élu(e)s communistes de Besançon, Hasni Alem et Aline Chassagne, alertent sur une recrudescence des discours et actes racistes, tant au niveau national que local. Ils appellent à une mobilisation citoyenne "large et républicaine".

Le tournoi de football solidaire du PCF en soutien à la Palestine se jouera en juin 2026 à Besançon

Le tournoi de football solidaire pour la Palestine fera son retour à Besançon le samedi 27 juin 2026. Organisé traditionnellement par les Jeunes communistes du Doubs, l’événement se tiendra cette année au complexe sportif des Torcols, en partenariat avec la fédération du Parti Communiste du Doubs.

Prix du carburant : les élus communistes demandent à Ludovic Fagaut d’élargir le télétravail pour les agents municipaux

Les élu(e)s communistes au conseil municipal de Besançon, Hasni Alem et Aline Chassagne, ont adressé au maire de la ville, Ludovic Fagaut, une proposition visant à favoriser le télétravail des agents municipaux, dans un contexte de forte hausse des prix des carburants.

Indépendance régionale : le Mouvement Franche-Comté presse Laurent Croizier de suivre l’exemple alsacien

À l’approche de l’examen à l’Assemblée nationale, les 7 et 8 avril prochains, d’un projet de loi porté par la députée Brigitte Klinkert visant à faire sortir l’Alsace de la région Grand Est, le débat sur l’organisation territoriale refait surface dans d’autres territoires, y compris en Bourgogne Franche-Comté...

À Besançon, Place publique appelle à une recomposition de la gauche après la victoire de la droite

À l’issue du scrutin municipal dont le second tour s'est déroulé le 22 mars dernier, les électeurs ont porté au pouvoir une équipe de droite menée par Ludovic Fagaut, marquant un revers significatif pour la majorité sortante. Dans un communiqué du 1er avril, Place publique annonce vouloir ”fédérer les forces de la gauche républicaine et réaliste”.

Tensions au conseil municipal de Besançon : lettre ouverte à Ludovic Fagaut des élus Insoumis(es)

Dans une lettre ouverte adressée au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, cinq jours après le premier conseil municipal, les élu(e)s du groupe de La France insoumise dénoncent son déroulement organisé après les élections du 22 mars 2026. Ils pointent à la fois un refus d’expression de l’opposition et un climat de tensions marqué par des incidents verbaux.

Dominique Voynet dénonce les suppressions de postes et de classes dans le Doubs

La députée Les Écologistes du Doubs, Dominique Voynet, a publié un communiqué le 1er avril 2026 pour exprimer son soutien aux enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée 2026. Selon elle, les annonces gouvernementales ne reflètent pas la réalité sur le terrain.

Ludovic Fagaut veut “donner les moyens” à la police municipale de réussir ses missions

VIDÉO • Il avait fait de la sécurité l’un des points forts de son programme de campagne, le maire de Besançon a donc rapidement mis à exécution ses paroles en consacrant sa première visite officielle à la rencontre des agents de police municipaux et de leurs locaux ce mardi 31 mars 2026.

Besançon : une vague de fermetures de classes dénoncée par les élu·es insoumis·es

Les élu(e)s insoumis(e)s au conseil municipal de Besançon tirent la sonnette d’alarme après l’annonce de nouvelles fermetures de classes dans le département du Doubs. Ils dénoncent dans un communiqué du 30 mars 2026, 27 fermetures de classes à Besançon, 109 dans le Doubs sont prévues, pour seulement 28 ouvertures à l’échelle départementale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 20.28
ciel dégagé
le 09/04 à 12h00
Vent
2.09 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
59 %