Le déficit de l'Etat ramené à 70,5 milliards d'euros en 2015, soit mieux que prévu

Publié le 15/01/2016 - 12:26
Mis à jour le 15/01/2016 - 12:26

Le déficit du budget de l’Etat a été réduit en 2015 à 70,5 milliards d’euros, soit 4 milliards de mieux que prévu, retrouvant ainsi son niveau d’avant la crise de 2008, a annoncé jeudi 14 janvier 2016 le ministre des Finances, Michel Sapin.

 ©
©

Le déficit de l'Etat a diminué "beaucoup plus que nous ne l'avions prévu", pour atteindre "70,5 milliards d'euros", a déclaré M. Sapin lors de ses voeux à la presse, y voyant "la démonstration du sérieux budgétaire" du gouvernement. Le chiffre de 70,5 milliards est inférieur de quatre milliards à l'objectif inscrit dans le projet de loi de finances initiale, et inférieur de 15 milliards au déficit de 2014. "C'est le niveau le plus bas depuis 2008", s'est félicité M. Sapin.

Des recettes supérieures de 1,2 milliard aux prévisions

Ce résultat s'explique notamment par des recettes supérieures de 1,2 milliard aux prévisions, dont un milliard pour les recettes fiscales, et des dépenses inférieures de 1,4 milliards à ce qui était prévu, hors charge de la dette. "Ce sont des efforts de maîtrise sans précédent qui ont été faits, sans renoncer à nos priorités", a assuré le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert, critiquant les "+Cassandre+ qui tout au long de l'année dernière criaient au dérapage".

Le budget de l'Etat français reste toutefois déficitaire, à la différence de l'Allemagne, qui a annoncé cette semaine avoir dégagé en 2015 un excédent budgétaire de 12,1 milliards d'euros. Le déficit budgétaire n'est par ailleurs qu'une des composantes du déficit public, qui intègre les comptes des collectivités locales et des organismes d'assurance maladie. Ce chiffre ne sera connu qu'au mois d'avril. "Nos engagements seront tenus", a toutefois assuré Michel Sapin, confirmant l'objectif de ramener le déficit public sous la barre des 3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2017. "Nous y serons. Nous prenons tous les moyens pour y être", a-t-il assuré.

"Si la France fait l'effort structurel suffisant, elle peut évidemment être en dessous de 3% en 2017"

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a exclu que la France puisse bénéficier d'un délai supplémentaire pour respecter ses engagements budgétaires et ramener son déficit public sous 3% du PIB en 2017, dans un entretien publié jeudi par plusieurs journaux européens. "Si la France fait l'effort structurel suffisant, elle peut évidemment être en dessous de 3% en 2017. Elle a bénéficié deux fois d'un délai de deux ans, qui ne saurait être encore prolongé", a déclaré l'ancien ministre français de l'Economie à l'Opinion, la Süddeutsche Zeitung (Allemagne), La Stampa (Italie) et La Vanguardia (Espagne). Paris s'est engagé à ramener le déficit public à 3,3% du PIB en 2016, puis en 2017 sous la barre des 3%, fixée par le "pacte de stabilité" européen. Bruxelles a cependant prévu pour 2017 un déficit public de la France équivalent à 3,3% du Produit intérieur brut (PIB), "à politique inchangée", là où Paris annonce 2,7%.

(Source : AFP)
Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

ESTM Pigier à Besançon : formations, portes ouvertes et job dating au programme !

PUBLI-INFO • Spécialiste des formations en alternance, l’ESTM Pigier de Besançon multiplie les initiatives à destination des futurs étudiants, du post-bac au Bac+5. Nouvelle formation diplômante, journée portes ouvertes et plusieurs job dating rythmeront notamment l’année 2026, qui s’annonce particulièrement dynamique pour l’établissement.

La station de Métabief veut créer des “passerelles” entre le Haut-Doubs et la Suisse…

Dans la continuité de son master plan signé le 14 octobre dernier, une autre démarche a été entreprise avec la Suisse : celle de renforcer les liens pour mieux travailler ensemble. Pour ce faire, le syndicat mixité du Mont d’Or (SMMO) a déposé un projet baptisé "Passerelle" dans le cadre du programme Interreg France-Suisse. Une réponse sera donnée au mois de mai 2026. L’occasion d’en savoir un peu plus avec le directeur du SMMO, Guillaume Thiériot.

Mercosur : face au risque politique, Emmanuel Macron choisit de dire non malgré des concessions “incontestables”

Dans un communiqué diffusé dans la soirée du jeudi 8 janvier 2026, Emmanuel Macron a tranché. Malgré les concessions "incontestables" de Bruxelles, la France votera "contre" l'accord commercial avec le Mercosur, un choix qui ne bloquera pas le traité et qui l'expose à un procès en perte d'influence, mais qui devrait permettre de sauver le gouvernement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 13.77
couvert
le 14/01 à 12h00
Vent
3.03 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
62 %