Le Parlement en passe de valider un budget de la Sécu frappé par le Covid-19

Publié le 30/11/2020 - 14:00
Mis à jour le 30/11/2020 - 10:27

Des déficits vertigineux, encore aggravés en cours d’examen : le Parlement doit valider ce lundi 30 novembre 2020 le budget 2021 de la Sécurité sociale transformé en gouffre financier par la crise sanitaire et son impact économique.

Assemblée nationale © D Poirier
Assemblée nationale © D Poirier
  • Faute d'accord avec le Sénat dominé par l'opposition de droite, le texte vient dans l'après-midi une dernière fois devant les députés, dont le vote marquera l'adoption finale au terme de six semaines de navette entre les deux chambres.

"Déficits historiques", "bateau ivre", "on est devant l'inconnu": députés et sénateurs ne se sont pas privés de commenter les chiffres abyssaux de ce projet de loi de financement (PLFSS) inédit. Le ministre de la Santé Olivier Véran les y avait préparés dès le coup d'envoi des débats : "nous sommes sur la face nord de l'Everest en plein hiver, la visibilité est vraiment mauvaise".

Sur fond de couvre-feux et de reconfinement, les chiffres sont à plusieurs reprises revus au cours des séances: le déficit pour 2020 passe de 46,6 à 49 milliards d'euros. Les prévisions pour 2021 sont elles aussi mauvaises, avec un déficit revu la semaine dernière à 35,8 milliards d'euros, contre 28 milliards initialement.

Covid oblige, les comptes sont écartelés entre de moindres rentrées d'argent en raison de la crise économique, et des dépenses qui explosent pour les hôpitaux en surchauffe, les tests, les salaires des soignants etc. Et désormais la campagne de vaccination qui se profile. Olivier Véran avait annoncé en octobre une rallonge pour cette année de 2,4 milliards d'euros pour créer 4.000 lits d'hôpital "à la demande", et avancer les hausses de salaires des soignants prévues par le "Ségur de la Santé".

Un mois plus tard, son collègue chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt, a alourdi de 7,8 milliards le déficit prévu pour 2021.

"Court terme"

La majorité salue la volonté de relever le "défi historique" de la pandémie de Covid-19. A droite, on s'alarme en revanche d'avoir à travailler sur des chiffres "déjà sous-estimés", sans savoir quand et comment les déficits seront comblés. La gauche dénonce quant à elle un budget "qui n'apporte qu'une réponse à court terme à la crise", notamment celle de l'hôpital. Tranchant avec ces perspectives difficiles, ce budget offre une avancée largement saluée, en doublant la durée du congé de paternité, portée de 14 à 28 jours.

Tous les bords politiques et syndicaux ont applaudi la mesure, annoncée par Emmanuel Macron en septembre et attendue depuis longtemps dans le monde associatif également. Le patronat a salué cette "évolution" mais toutefois regretté qu'elle survienne alors que les entreprises sont déjà fragilisées par la crise sanitaire.

Elles sont souvent appelées les "oubliées" de la crise: le gouvernement a fait voter 200 millions d'euros pour revaloriser les salaires des aides à domicile, qui interviennent chez les personnes âgées et les handicapés.

Le texte entérine aussi la création d'une nouvelle branche de la sécurité sociale, dédiée à la dépendance. Mais si le cadre est posé, le financement reste encore largement à trouver. Autre mesure notable, les personnes se rendant aux urgences sans être hospitalisées devront débourser un "forfait" de 18 euros, en remplacement de l'actuel "ticket modérateur". La gauche a de fortes réserves.

Petite bombe au Sénat : les parlementaires s'étaient prononcés pour un allongement de la durée du travail - qui devait reporter l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 63 ans - pour redresser les comptes sociaux. Mais ce vote a provoqué des remous jusqu'au sein de la droite, et la réforme a été jugée "prématurée" par le gouvernement. L'Assemblée ne l'a pas conservée.

Les deux chambres se sont retrouvées pour offrir une petite victoire au monde de la viticulture. Tenant tête au gouvernement, députés et sénateurs ont imposé un allègement des charges patronales dans le but d'aider ce secteur très affecté par la crise.

(Source AFP)

Politique

Prélèvement d’eau dans le Doubs cet été à Besançon : le Parti communiste relance la préfecture

Le Parti communiste de Besançon réclame des réponses de la préfecture sur l’autorisation accordée à la Ville pour prélever directement de l’eau dans le Doubs. Après plusieurs courriers restés "sans réponse", le parti annonce une nouvelle relance et la saisine de la ministre de la Transition écologique.

800.000 euros : la Ville de Besançon ajuste son budget 2026

VIDÉO • La décision budgétaire modificative n°2 sera soumise au conseil municipal de Besançon jeudi 17 septembre 2026. Présentée lundi 16 septembre par Fabrice Taillard, adjoint aux Finances, elle vise à adapter le budget de la Ville à l’évolution des recettes, des dépenses et du calendrier de plusieurs opérations engagées en 2026.

À Besançon, la municipalité mise sur 30 nouvelles caméras pour renforcer la sécurité

VIDÉO • Parmi les sujets chauds du prochain conseil municipal figure le volet sécurité de la Ville de Besançon. Caméras de vidéosurveillance, armement de la police municipale, convention et recrutement, la Ville de Besançon a dressé un aperçu des thèmes abordés ce jeudi 17 septembre 2026 par les élus lors d’une conférence de presse.

Accident sur un chantier à Besançon : La France insoumise demande des explications

Cinq ouvriers ont été victimes d’un accident du travail la semaine dernière sur un chantier de la rue Bruand, à Besançon. Trois d’entre eux ont été grièvement blessés. Dans un communiqué publié dimanche 13 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, demande que les circonstances de l’accident soient éclaircies.

À Besançon, 3.450 signatures recueillies contre la réouverture du Pont de la République aux voitures

Lancée le jeudi 10 septembre 2026 en collaboration avec l’AVb et Trottoirs libres et Alternatiba Besançon, la pétition a recueilli 3.450 signatures sur les 4.000 attendues. Pour rappel, cette dernière vise à ne pas rouvrir le pont de la République, fermé sous le mandat d’Anne Vignot et dont la réouverture a été promise durant la campagne de l’actuel maire, Ludovic Fagaut.

" On est préparés à la violence externe, mais pas à la violence institutionnelle " : les policiers du Doubs tirent la sonnette d’alarme

Alliance Police Nationale appelle les policiers à manifester à Paris le 15 septembre 2026. Plus de 50 agents du Doubs comptent participer à cette mobilisation, organisée pour dénoncer le manque d’effectifs, les conditions de travail et l’absence de réponses du ministère de l’Intérieur aux revendications du syndicat. Emmanuel Pin, secrétaire départemental adjoint du syndicat du Doubs, liste les problèmes rencontrés au quotidien par sa profession, sans mâcher ses mots.

Dominique Voynet : budget, climat et RN au cœur d’une rentrée parlementaire sous tension

Une rentrée parlementaire "difficile à projeter", selon Dominique Voynet. La députée écologiste de la 2e circonscription du Doubs a présenté, ce mercredi 9 septembre, son bilan de l’année écoulée et ses priorités pour les prochains mois. Au programme : le budget 2027, l’éducation, la santé, l’agriculture et la gestion de l’eau, mais aussi les élections sénatoriales et la montée du Rassemblement national.

Sénatoriale dans le Doubs : Jean-François Longeot renouvelle sa candidature et dévoile sa liste

À l’approche des élections sénatoriales qui se tiendront le 27 septembre 2026, le sénateur du Doubs sortant Jean-François Longeot a officiellement annoncé sa candidature ce mardi 8 septembre 2026. Avec sa collègue et sénatrice sortante, Annick Jacquemet, il présente son équipe réunie sous la liste "Bon sens et proximité". 

Présidentielle 2027 : les communistes de Besançon affichent leur soutien à Fabien Roussel

Les communistes de Besançon annoncent leur soutien à Fabien Roussel, candidat du Parti communiste français (PCF) à l’élection présidentielle de 2027. Dans un communiqué signé par Hasni Alem au nom des communistes de Besançon, le groupe se félicite de sa désignation et affirme vouloir "entrer en campagne".

Pont de la République à Besançon : les Écologistes veulent contrer le retour des voitures par les chiffres

Réunis mardi 8 septembre 2026 au matin sur le pont de la République, des élus du groupe d’opposition Les Écologistes et militants ont procédé à un comptage des cyclistes et des piétons en heure de pointe matinale. Leur objectif : documenter la fréquentation de cet ouvrage réservé aux modes doux et au tramway depuis février 2022 et demander à la municipalité de rendre publiques les données dont elle dispose, Ludovic Fagaut ayant promis lors de sa campagne qu'il allait le rouvrir aux voitures.

Présidentielle 2027 : à Besançon, La France insoumise appelle les maires à ”permettre le pluralisme démocratique”

À huit mois de l'élection présidentielle, La France insoumise lance sa course aux parrainages d’élus. À Besançon, Séverine Véziès, coordonatrice notamment en charge des parrainages pour le candidat Jean-Luc Mélenchon, appelle les maires du Doubs et de la France à ”assumer leur responsabilité” et défend le pluralisme démocratique.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage