Le Sénat examine cette semaine un projet de loi d'accélération des énergies renouvelables

Publié le 02/11/2022 - 08:35
Mis à jour le 02/11/2022 - 08:35

Alléger les procédures administratives, installer des panneaux solaires en bord d'autoroutes et sur les parkings, développer massivement l'éolien en mer : le projet de loi d'accélération des énergies renouvelables, examiné cette semaine au Sénat, doit permettre à la France de rattraper son retard.

La France, qui s'est longtemps reposée sur la puissance de son parc nucléaire, a généré en 2021 le quart de son électricité avec des renouvelables, une part plus faible qu'ailleurs en Europe. Mais à l'urgence climatique, la guerre en Ukraine vient aujourd'hui ajouter la menace d'un "blackout", rendant nécessaire pour le gouvernement un changement d’échelle.

Pour 2050, le président Emmanuel Macron s'est fixé comme objectifs de multiplier par dix la capacité de production d'énergie solaire pour dépasser les 100 GW et de déployer 50 parcs éoliens en mer pour atteindre 40 GW.

Objectif : raccourcir significativement les délais de déploiement

Il faut en moyenne en France cinq ans de procédures pour construire un parc solaire, sept ans pour un parc éolien et dix ans pour un parc éolien en mer. Le texte prévoit des adaptations temporaires des procédures administratives pour simplifier et accélérer la réalisation des projets, l'objectif étant de raccourcir significativement les délais de déploiement.

Les sénateurs ont réécrit ce volet en commission en créant de nouvelles dérogations temporaires et en proposant des évolutions pérennes aux régimes de l'évaluation environnementale, de la participation du public et du contentieux administratif, pour accélérer la mise en œuvre des projets.

Les élus garderont le pouvoir de dire oui ou non

Le rapporteur du texte au Sénat, Didier Mandelli (LR), a introduit un nouveau volet, instituant "un dispositif de planification territoriale" du déploiement des énergies renouvelables, "en partant des territoires". Ce serait d'abord les maires qui seraient "à la manœuvre" pour définir des zones propices à l'implantation.

Surtout, il a aussi prévu "un système à double détente" qui "donne aux élus le pouvoir de dire oui ou non à tout projet d'énergie renouvelable".

Davantage d'espace pour le solaire

Le projet de loi facilite l'installation de panneaux photovoltaïques aux abords des autoroutes et grands axes. Il permet de déroger à la loi Littoral, dans un cadre très contraint, pour l'implantation de panneaux sur des friches. Il facilite aussi l'implantation dans les communes de montagne.

Le projet de loi imposait l'équipement progressif des parkings extérieurs de plus de 2 500 m2 avec ombrières photovoltaïques et végétalisation. Les sénateurs ont revu la copie du gouvernement, substituant la notion de places de parking à celle de superficie. Les parkings extérieurs de plus de 80 emplacements devront être équipés, soit d'ombrières solaires, soit d'un autre procédé de production d'énergie renouvelable.

L'éolien prend la mer

Le projet de loi proposait de mutualiser les débats publics sur la localisation des projets "pour améliorer la planification spatiale" et accélérer leur développement.

Les sénateurs ont réécrit le dispositif pour "instituer une planification spatiale et temporelle spécifique". Il prévoit la réalisation d'une cartographie des zones destinées à accueillir des installations à l'échelle nationale, avec une concertation large associant l'ensemble des parties prenantes ainsi que le public sur les quatre façades maritimes.

Surtout, le texte adopté en commission prévoit de privilégier les zones d'implantation situées à une distance minimale de 40 km du rivage.

Pas de rabais pour les particuliers

Il institue également un régime de "partage territorial de la valeur des énergies renouvelables" afin d'en faciliter l'acceptabilité.

Alors que le texte du gouvernement prévoyait que les communes concernées, mais aussi les particuliers y résidant, puissent bénéficier d'un rabais sur leur facture d'électricité, les sénateurs ont recentré le dispositif sur les seules collectivités.

Les ristournes concerneraient les communes d'implantation mais aussi les communes desquelles ces installations sont visibles. Le dispositif s'appliquerait à l'ensemble des installations d'énergies renouvelables.

(AFP)

Economie

Quatre entreprises réunis au sein de Dimo Groupe à Châtillon-le-Duc

Dimo, Ekipro, Spark et Visto se regroupent désormais au sein de Dimo Groupe à Châtillon-le-Duc, a-t-on appris mercredi 30 septembre 2026. Cette nouvelle organisation réunit quatre activités complémentaires et près de 70 collaborateurs, avec l’objectif de proposer une offre élargie aux entreprises tout en conservant les expertises propres à chaque entité.

À Micronora, Grand Besançon Métropole veut jouer les entremetteurs entre industrie et territoire

Réunis autour d’un petit-déjeuner mercredi 30 septembre matin au parce des expositions Micropolis à Besançon, des représentants du monde économique, industriel, de la recherche et de la défense ont échangé sur les coopérations possibles à l’échelle du Grand Besançon. Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole, a rappelé le rôle que les élus entendent jouer auprès des entreprises, de leur implantation à leur ouverture à l’international.

Micronora lance sa nouvelle édition avec plus de 800 exposants à Besançon

VIDÉO • Le salon international Micronora a été officiellement inauguré ce mardi 29 septembre 2026 en présence des acteurs politiques de la région. L'industriel français et ancien président du Mouvement des entreprises de France, Pierre Gattaz, est le parrain de cette nouvelle édition qui se poursuit jusqu'au 2 octobre. 

À Besançon, 1650 agents publics (CGT) dans la rue pour réclamer des hausses de salaires

Dans le cadre de la journée nationale de grève dans la fonction publique, une manifestation à l’appel de l’intersyndical s’est tenue ce mardi 29 septembre place de la Révolution à Besançon. Selon les chiffres de la CGT, ils étaient 1650 à manifester ce mardi, 1250 selon la police. 

À Besançon, Veggie Corner laisse place au 1544 où le thé règne en spécialité

Après plusieurs années à la tête de Veggie Corner, Oriane Vatin ouvre un nouvel établissement à la même adresse, rue Claude Pouillet à Besançon. Baptisé Le 1544, ce lieu consacré au thé entend associer expertise, restauration et découverte dans le cadre singulier d’une demeure construite en 1544.

À Besançon, le Carrefour des collectivités veut accompagner les nouveaux élus et relancer l’investissement local

La 14e édition du Carrefour des collectivités locales se tiendra les 8 et 9 octobre 2026 au parc des expos Micropolis à Besançon. Réunis vendredi 25 septembre pour leur déjeuner de presse annuel, les organisateurs, Ecorse TP, la Fédération régionale des travaux publics de Bourgogne-Franche-Comté (FRTP BFC) et Micropolis, ont présenté un rendez-vous placé sous le signe des nouveaux mandats, des projets d’aménagement durable et des enjeux financiers qui pèsent sur les collectivités. 

BFC Boost : neuf projets régionaux présentés aux financeurs pour plus de 180 millions d’euros d’investissement

La Région Bourgogne-Franche-Comté a organisé jeudi 24 septembre 2026 à la Burgundy School of Business (BSB), à Dijon, la première édition de BFC Boost. Neuf porteurs de projets ont présenté leurs investissements à des banques,  fonds d’investissement, investisseurs privés et acteurs publics. À eux seuls, ces projets représentent plus de 180 millions d’euros d’investissements annoncés.

" Chez Bon " devient " Bon " et change de formule sans renoncer au fait-maison

Situé au 52 rue des Granges, "Chez Bon" fait partie du paysage bisontin depuis 2010. Renommée "Bon" depuis la rentrée de septembre, l’enseigne a changé son concept. Si la cuisine reste inchangée et "100% maison", l’établissement propose désormais ses plats à emporter, afin de s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation de ses clients soucieux de manger "vite, mais bien et bon", a tenu à nous expliquer la gérante, Lise Demontrond.

Larnod : les boulangers transformistes remettent le couvert pour une deuxième saison

Il y a un an, le boulanger du Chalet de la diligence et son mari Aurélien avaient proposé plusieurs soirées de cabaret afin de compenser la perte de leur chiffre d’affaires liée la fermeture de la côte de Larnod durant plusieurs semaines. Fort du succès de leur Rominoushow, le couple s’est lancé dans une deuxième saison baptisée "Une autre histoire". Plus d’une vingtaine de représentations sont proposées du 26 septembre au 14 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 22.58C°
couvert
le 30/09 à 20h00
Vent
3.63 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
64 %

Sondage