Le texte de la réforme des retraites soumis ce lundi à l'Assemblée nationale

Publié le 06/02/2023 - 11:13
Mis à jour le 06/02/2023 - 09:39

Le compte à rebours est lancé : l’inflammable projet de réforme des retraites arrive lundi devant l'Assemblée nationale pour deux semaines à haut risque, sous la pression des opposants qui organisent deux nouvelles journées de mobilisation.

 © Assemblée nationale/Twitter
© Assemblée nationale/Twitter

Le coup d'envoi des débats sera donné à 16H00, dans un hémicycle qui s'annonce archicomble pour cette bataille autour du report de 62 à 64 ans de l'âge légal de départ, réforme phare du second quinquennat d'Emmanuel Macron.

Au banc du gouvernement, le ministre du Travail Olivier Dussopt ne sera pas seul, mais entouré de collègues de Bercy pour ce texte budgétaire. Alors que ce ministre clé est fragilisé par des soupçons de "favoritisme" dans l'attribution d'un marché public lorsqu'il était maire d'Annonay, Elisabeth Borne et la majorité présidentielle ont fait bloc autour de lui durant le week-end.

À l'approche de deux journées d'action, mardi et samedi à l'appel de l'intersyndicale, la cheffe du gouvernement a martelé qu'avec cet âge légal à 64 ans, "nous demandons un effort collectif aux Français" mais "notre objectif est d'assurer l'avenir de notre système de retraite par répartition".

Le geste d'Élisabeth Borne sera-t-il suffisant ?

Dans une concession de dernière minute, Mme Borne a annoncé que les personnes ayant commencé à travailler entre 20 et 21 ans pourront partir à la retraite à 63 ans, par l'extension du dispositif de carrières longues - une demande des députés LR, dont les voix sont cruciales.

Ce geste sera-t-il suffisant aux yeux de la droite ? Non pour Aurélien Pradié notamment, qui pointe une "tromperie" et demande d'aller plus loin pour ceux ayant commencé à cotiser tôt. Côté syndicats non plus, on n'est pas convaincu : c'est une "rustine" qui "n'est pas la réponse" attendue "à la mobilisation massive constatée", a dénoncé Laurent Berger, le patron de la CFDT.

Déjà deux journées de grève et de manifestations, les 19 et 31 janvier, ont réuni chaque fois plus d'un million de manifestants selon la police, plus de deux millions selon les organisateurs, et la dernière a dépassé le record de participation de 2010. Cette fois, "on a conjugué un jour en semaine et un samedi, on verra sur l'ensemble des deux jours, malgré cette période de vacances scolaires", a rappelé vendredi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Projet contre projet

Lundi au Palais Bourbon, les députés LFI défendront d'emblée une demande de rejet de l'ensemble de la réforme, "brutale" et "injuste". Le vote sur leur motion pourrait donner quelques sueurs froides au camp présidentiel. Puis le groupe RN, également contre les 64 ans, portera sa demande de référendum sur la réforme, qui a elle peu de chances d'être validée par l'Assemblée. Ceux qui ne la voteraient pas "ne pourront plus se dire d'opposition", a averti le président du parti Jordan Bardella.

Les députés s'attelleront ensuite aux quelque 20.000 amendements déposés sur le projet de loi, dont 13.000 par LFI - de "l'obstruction bête et méchante" de la part de l'alliance de gauche, étrille le porte-parole du gouvernement Olivier Véran.

Mme Borne a dit espérer "que les oppositions retireront une partie de leurs amendements et qu'on pourra avoir un vrai débat, projet contre projet", en lieu et place des "caricatures" jusqu'alors, selon elle. Mais ce flux d'amendements "permet de gérer un peu le tempo, accélérer, ralentir", au lieu de se laisser dicter le rythme, oppose l'insoumis François Ruffin, qui veut avec la Nupes pouvoir relayer dans l'hémicycle "la vie des gens", "la France du réel".

Date limite, 17 février à minuit

Les macronistes, qui ne disposent que de la majorité relative, ne sont pas à l'abri d'accidents de parcours lors de votes, comme cela s'est produit en commission la semaine dernière.

Et si l'Assemblée ne vient pas à bout des amendements d'ici le 17 février minuit, le texte pourra tout de même passer au Sénat, du fait du choix de l'exécutif de recourir à un budget rectificatif de la Sécu. Ce temps contraint est vivement critiqué par les oppositions, qui comptent néanmoins parvenir à discuter de l'article 7 consacré au report de l'âge de la retraite.

Les autres points chauds du texte se concentrent autour de la situation des femmes, qui pourraient être perdantes avec le recul de l'âge de départ, la pénibilité ou encore l'emploi des seniors.

(AFP)

Retraites 2023

Retraites : 3.000 manifestants (CGT) pour la 14e journée de mobilisation à Besançon

Sursaut de mobilisation ou épilogue de la contestation ? Les syndicats ont appelé ce mardi 6 juin 2023 à une quatorzième journée d'action contre la réforme des retraites, deux jours avant l'examen au Parlement d'une proposition de loi visant à abroger la réforme. À Besançon, le coup d’envoi de la mobilisation a été donné sur le parking Battant dès 14h pour une déambulation dans les rues de Besançon.

Retraites : pourquoi l’intersyndicale prévoit une journée de grève le 6 juin ?

Depuis le 1er mai dernier, les manifestations et journées de grève contre la réforme des retraites sont inexistantes laissant la place à d’autres mobilisations, notamment à Besançon. Alors pourquoi l’intersyndicale a-t-elle choisi le 6 juin pour sa 14e journée de mobilisation contre la réforme des retraites ?

1er mai : le programme des manifestations en Bourgogne Franche-Comté

Sur fond de grogne sociale dû à la réforme des retraites et l’inflation actuelle, la mobilisation de ce lundi 1er mai 2023 devrait atteindre des records. L’intersyndicale a appelé "l’ensemble des travailleuses et travailleurs, des jeunes et retraités à faire du 1er mai 2023 une journée de mobilisation exceptionnelle et populaire contre la réforme des retraites et pour la justice sociale". Voici le programme en Bourgogne Franche-Comté.

Politique

À Besançon, Communistes et Insoumis s’opposent à l’arrivée d’un élu RN à l’exécutif de GBM

Par le biais de deux communiqués distincts, les membres du parti communiste de Besançon et LFI Besançon ont fait part de leur opposition, ce mardi 14 avril 2026, quant à la désignation et l’élection possible d’un membre du Rassemblement National en tant que vice-président à Grand Besançon Métropole (GBM).

Conseil communautaire : l’opposition bisontine accuse le maire d’avoir renié une promesse électorale

Dans un communiqué du 13 avril 2026, les groupes d’opposition de la municipalité bisontine accusent le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, d’avoir renié une promesse électorale, celle d’ouvrir le bureau de Grand Besançon Métropole à un représentant de l’opposition bisontine. Ils appellent l’édile à changer d'avis avant le 20 avril, date du conseil communautaire.

Anne Vignot propose à Ludovic Fagaut un “plan d’urgence” face à la flambée des prix du carburant

Dans un courrier adressé au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, en date du 7 avril 2026, Anne Vignot et les élu(e)s du groupe ”Les Écologistes, Génération.s et société civile” formulent une proposition de plan d’urgence ”contre le choc pétrolier et la dépendance aux énergies fossiles”. Le document est cosigné par Anthony Poulin, Laura Giniot, Jérémy Jeanvoine et Lydie Francart.

La loi sur le 1er-Mai saute la case des débats à l’Assemblée, la CGT dénonce un “coup de poignard”

La gauche et les syndicats dénoncent un "passage en force" : les députés ont approuvé vendredi 10 avril 2026 le rejet préalable du texte autorisant le travail de certains salariés le 1er-Mai demandé par les macronistes pour éviter "l'obstruction" et accélérer son parcours législatif.

Municipales 2026 à Besançon : le PCF analyse la victoire de la droite et les erreurs de la gauche

À la suite de la victoire de la droite menée par Ludovic Fagaut lors des élections municipales de 2026 à Besançon, face à la maire sortante Anne Vignot (Les Écologistes), la section locale du Parti communiste français de Besançon a publié, jeudi 9 avril 2026, son analyse détaillée du scrutin. Le document revient sur les dynamiques électorales entre les deux tours, l’évolution des rapports de force depuis 2014, ainsi que les facteurs politiques locaux et nationaux ayant conduit à l’alternance.

Éclairage de la Citadelle de Besançon : Alternatiba évoque une “décision illégale”

Dans une lettre adressée au maire de Besançon le 7 avril 2026, Alternatiba Besançon critique le rallumage de la Citadelle décidé par Ludovic Fagaut dès son entrée en fonction et lui demande d'exprimer "sans tarder" sa vision des enjeux environnementaux.

Tribune de Nicolas Bodin : “Ne pas se tromper de combat ni de débat”

À l’heure où le tumulte électoral s’est déjà bien estompé et où la vie politique locale reprend son cours habituel, certains résultats méritent pourtant que l’on s’y attarde selon Nicolas Bodin, ancien adjoint PS de Jean-Louis Fousseret puis d'Anne Vignot. Dans une tribune du 7 avril 2026, il invite la gauche bisontine à regarder en face cette défaite, à en comprendre les ressorts et, surtout, à éviter les faux débats pour se recentrer sur l’essentiel.

Éric Liégeon interpelle le gouvernement sur l’indemnité de résidence aux fonctionnaires du Département du Doubs

Ce mardi 7 avril, lors des questions orales sans débat à l’Assemblée nationale, le député LR du Doubs Éric Liégeon a interrogé le ministre de l’Action et des Comptes publics sur l’élargissement du versement de l’indemnité de résidence aux fonctionnaires du département du Doubs, et plus particulièrement du Haut-Doubs.

Contre le racisme, les élu(e)s communistes appellent à manifester à Besançon, les Inoumis(e)s se joignent à l’appel

Dans un communiqué de presse du 5 avril 2026, les élu(e)s communistes de Besançon, Hasni Alem et Aline Chassagne, alertent sur une recrudescence des discours et actes racistes, tant au niveau national que local. Ils appellent à une mobilisation citoyenne "large et républicaine".

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 7.66
couvert
le 15/04 à 21h00
Vent
1.28 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
88 %

Sondage