L'UMP se divise sur son attitude face au FN et au PS dans le Doubs

Publié le 02/02/2015 - 12:00
Mis à jour le 02/02/2015 - 16:42

L'UMP se divise au lendemain de son élimination face au FN et au PS au premier tour de la législative partielle de la 4e circonscription du Doubs, sa numéro deux Nathalie Kosciusko-Morizet prônant de faire barrage au FN, à rebours de la plupart des dirigeants du parti.

L'UMP arrêtera sa position mardi 3 février 2015 à l'issue de son bureau politique. Son candidat? Charles Demouge a été éliminé au premier tour dimanche 1er février 2015 dans le Doubs face au FN et au PS, une première depuis 2012, lors d'une élection législative partielle.

"Je ne peux pas vous dire quelle sera la position de l'UMP", a expliqué lundi NKM sur RMC et BFMTV. "En revanche, je défendrai celle que j'ai toujours défendue, à savoir que si j'étais personnellement confrontée à ce choix, et avec regret, sans gaîté de coeur, je choisirais de voter pour le candidat qui est opposé au candidat du Front National", "en l'espèce" celui du PS, a-t-elle ajouté.

"Je ne renvoie pas dos à dos le Parti socialiste et le Front National. Le PS avec lequel je n'ai rien de commun, à la politique duquel je ne participe en aucune manière - je pense qu'il désespère la France. Mais je crois que le Front National défigurerait la France", a insisté NKM.

L'ancienne ministre de l'Environnement, proche de Nicolas Sarkozy, a ainsi réaffirmé sa "position constante" alors qu'une absence de consigne de vote - le "ni-ni" - a été jusqu'ici la position de son parti. Peu de voix se sont exprimées dans le sens de Mme Kosciusko-Morizet hormis l'ancien ministre et proche de Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau.

Contre le "front républicain"

Appeler au "front républicain" serait "un peu une solution de facilité, c'est une manière de se défausser", a déclaré Bruno Le Maire sur France Info. Il y voit aussi "une façon de dire à tous les électeurs qui ont voté pour le Front National +vous ne faites pas partie de la République+" alors que "le rôle de l'UMP est de rassembler" autour d'une "certaine idée de la République".

Le secrétaire général de l'UMP, Laurent Wauquiez, a dit qu'il refusait d'appeler à voter pour le candidat PS face au FN, précisant qu'à titre personnel, il voterait "blanc". "Mes idées ne sont pas celles du Parti socialiste donc je n'appelle pas à voter socialiste (...) Je ne partage pas les idées du Front national donc je ne vote pas pour le FN (...) Je voterais blanc si je devais voter", a-t-il déclaré.

Et pour le député de Haute-Loire, "le Front républicain, c'est précisément cette coalition droite-gauche qui donne le sentiment qu'au fond l'UMP et le PS, c'est pareil". "La droite et le centre ne doivent pas être une
pâle copie de la gauche". "Il y aura une décision commune, celle du bureau politique mardi. Ce sera une décision d'un collectif et ce qu'on aura décidé ensemble devra être respecté par chacun", a ajouté le numéro trois du parti.

Ancien conseiller spécial de M. Sarkozy, le député Henri Guaino a exprimé sur France Inter sa "conviction personnelle depuis longtemps" que le front républicain était "une folie", un "double mépris" vis-à-vis des électeurs UMP qui "n'appartiennent à personne" et de ceux qui "ont voté FN" à qui "on ne peut pas dire +nous ferons tout pour que votre vote n'ait aucune conséquence+".

La législative partielle dimanche dans le Doubs est "une sanction pour le gouvernement" et un "message d'alerte" pour l'UMP, a estimé pour sa part l'ex-ministre UMP Luc Chatel, tout en se disant hostile au front républicain anti-FN.

L'UDI appelle à faire barrage à l'extrême droite

L'UDI et son président Jean-Christophe Lagarde ont appelé dès dimanche à faire barrage à l'extrême droite.

A gauche, le président (PS) de l'Assemblée nationale Claude Bartolone n'a "pas de leçon à faire" aux dirigeants de l'UMP. Mais "chacun doit prendre ses responsabilités" face à un "parti xénophobe", a-t-il dit sur RTL.

(Source AFP)

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