Pancartes brandis par les élus RN en conseil régional : les réactions s’enchaînent…

Publié le 12/04/2024 - 17:34
Mis à jour le 15/04/2024 - 15:10

+ Plainte du MRAP • Suite aux pancartes "Violeurs étrangers dehors" brandis par les élus du Rassemblent nationale en soutien au collectif Némésis durant le conseil régional du 11 avril 2024, les réactions s’enchainent… Pour rappel, Marie-Guite Dufay, la présidente de la Région, a indiqué son intention de porter plainte.

Communiqué des élus de la majorité municipale de Besançon : 

"Ce dimanche 7 avril, deux jeunes femmes ont brandi deux pancartes associant migrants et violeurs lors du carnaval de la ville, une banderole a également été affichée Grande rue. Des messages haineux incitant la haine raciale que nous dénonçons avec la plus grande fermeté.

Anne Vignot, au nom de la Ville de Besançon a porté plainte ce lundi 8 avril. L’ensemble de la majorité municipale et « Ensemble Bisontins ! » soutiennent cette démarche et saluent l’initiative du Parquet d’ouvrir une enquête pour provocation à la haine raciale à l'égard d'un groupe de personnes en raison de leur origine. Depuis l’annonce du dépôt de plainte, Madame la Maire de Besançon, Anne Vignot, subit une série de commentaires et réactions haineuses et particulièrement violentes à son égard sur les réseaux sociaux en messages publics et privés. Nous lui affirmons tout notre soutien. Ces messages feront systématiquement l’objet de signalements et nous souhaitons que leurs auteurs soient condamnés.

Dans un contexte de multiplication des actes violents à l’égard des élus et de banalisation des idées xénophobes, nous appelons tous les élus et citoyens attachés aux valeurs humanistes et républicaines à dénoncer d’une même voix ces messages délétères et à combattre la propagation des idées d’extrême droite. Aucune banalisation ne peut être tolérée. Le poison de la haine de l’autre, de la stigmatisation et du racisme ne s’installera pas dans notre ville dont l’histoire est profondément humaniste. Fidèles à ces valeurs, nous continuerons à bâtir une ville inclusive et accueillante".

Les président-e-s des groupes politiques de la Ville de Besançon signataires de ce communiqué :

  • Anthony Poulin pour le groupe EELV-Société Civile
  • Nicolas Bodin pour le groupe Socialiste
  • Hasni Alem pour le groupe Communiste et républicain
  • Laurent Croizier pour Ensemble bisontins !
  • Kévin Bertagnoli Génération-s
  • Pascale Billerey A gauche citoyen !"

Myriam El Yassa, première fédérale PS du Doubs

"Il n y pas de banalisation du RN mais une banalisation du mal.  Indignons nous ! Le comportement répréhensible du Rassemblement National au sein de l'Hémicycle du Conseil Régional de Bourgogne Franche Comte est une insulte à nos valeurs républicaines. Alors que notre société lutte contre toutes formes de discrimination, le RN persiste dans des attitudes déplorables.

Les violeurs on ne les met pas dehors mais en prison ! Le terme "unter Mensch" renvoie au lexique nazi 

Dans cette enceinte où siègent les élus du peuple, certains osent proférer des paroles indignes, semant la division et la méfiance. Nous ne saurions tolérer de telles atteintes à la dignité humaine et à la cohésion sociale. En cette heure sombre, nous nous tenons aux côtés de Marie-Guite Dufay, présidente de région, adherente a la federation ps du doubs. Sa démarche de saisine du Procureur de la République est un acte de courage et de fermeté, rappelant à chacun que nul ne peut se soustraire à la justice

Nous dénonçons fermement le manque de respect des élus d extreme droite envers les institutions et leur propension à propager des discours haineux et discriminatoires. En tant que représentants du peuple, ils ont le devoir de promouvoir l'unité et la diversité, plutôt que de semer la division et la peur.

Devons nous être surpris de l attitude de ces élus ? Nous ne pouvons pas ignorer le passé trouble de certains membres du Rassemblement National, comme Julien Odoul et leurs dérapages racistes répétés. 

Julien Odoul s'est deja illustré par ses propos discriminatoires à l'égard des personnes de confession musulmane, notamment en demandant à une femme voilée de quitter une séance plénière du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté en 2019 et faisant pleurer son petit garçon.

Le fondateur du Front National Jean Marie le Pen  avait multiplié les déclarations racistes tout au long de sa carrière politique, qualifiant notamment l'immigration d'"invasion" et tenant des propos négationnistes. Nous appelons donc à la responsabilité de tous les acteurs politiques pour promouvoir un débat sain et constructif, basé sur les valeurs de la République française.

Rappelons-nous les mots de notre grand poète Victor Hugo : "La haine aveugle les yeux, l'amour les ouvre." Que nos actions soient guidées par l'amour de la justice et le respect de l'autre, quels que soient son origine, sa religion ou sa couleur de peau".

Les comités locaux du MRAP de Besançon, Dijon et de l'Yonne

"Les comités locaux du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) de Besançon,
Dijon et de l'Yonne s’inquiètent de la gravité des événements qui se sont produits le jeudi 11 avril 2024, au sein du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté.

En effet, les élu.es du Rassemblement National y ont brandi une affiche sur laquelle était écrite:“Violeurs étrangers dehors”, en soutien à une militante du collectif d’ultradroite Nemesis qui l’avait utilisée lors du Festival de Besançon. Celle ci avait été placée en garde à vue, à la suite d’une plainte de la maire de Besançon. Cette affiche mensongère est une incitation à la haine. Le viol, les féminicides, les violences subies par les femmes en intra familial ou à l’extérieur sont des sujets trop préoccupants pour être instrumentalisés de manière aussi odieuse.

Par ailleurs, le député Thomas Lutz aurait utilisé le terme nazi «untermensch» qui qualifie un être inférieur sous aryen. Plus tard, il produit un communiqué d’excuses en évoquant son soutien aux seuls israéliens dans le conflit actuel, sans mentionner les milliers de morts, la famine organisée à Gaza. Ces faits sont révélateurs de la stratégie du Rassemblement National: manipuler l’Histoire et les faits divers aux fins de stigmatiser exclusivement les étranger.es ou désigné.es comme tel.les, et les musulman.nes. Cette stratégie anxiogène est dangereuse. Nous pouvons sur le terrain, et dans les réseaux sociaux témoigner de violences verbales, voire physiques sans précédent, de la part des militant.es du RN ou de leurs proches.

Les comités locaux du MRAP BFC, félicitent Madame la présidente de la région de BFC, pour ses réactions qui
contribuent à ne pas banaliser l’extrême droite. Un avocat a été mandaté pour déposer plainte au nom du MRAP".

Les comités locaux du MRAP de Besançon, Dijon et de l'Yonne,

Dernier conseil régional : le MFC réagit aux réactions

"Dans la perspective des prochaines élections européennes, il semble utile de faire le lien entre l'Europe et certaines réactions politiques suite à ce qui s’est passé au dernier conseil régional. Et notamment de rappeler la "Convention européenne des droits de l'homme", dont la valeur juridique est supérieure aux lois et constitutions nationales, et qui reconnait (art. 9 et 10) le droit de  tout citoyen là la "liberté de pensée" et à la "liberté d'expression".

Sauf uniquement si cela menace la sécurité publique, la protection de l’ordre, la santé, la morale ou les droits et libertés d’autrui. (*) 

Convention européenne qui se doit d'autant plus d'être respectée, en particulier par les partis politiques à l’occasion de leurs déclarations, qu'elle touche aux libertés individuelles et publiques.

Sauf évidemment à être  d'accord avec le souhait des partis nationalistes  de voir la France se retirer de la Convention européenne des droits de l'homme..."

Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté

(*)

"Toute personne a droit à la liberté de pensée...ce droit implique la liberté de de manifester sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé...La liberté de manifester ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre,de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui " (art 9)

MoDem du Doubs

"Quel élu républicain utiliserait spontanément la rhétorique du 3ème Reich ?

Nous sommes atterrés de l’utilisation d’une expression nazie lors de la dernière assemblée du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté. L’utilisation n’est pas « inadéquate, inappropriée et très malheureuse » comme s’en défend son auteur, conseiller régional RN du Doubs, elle est abjecte.

Quel élu républicain utiliserait spontanément la rhétorique du 3ème Reich ? L’utilisation de cette expression empruntée au nazisme par le Rassemblement National en dit beaucoup de l’imposture de la dédiabolisation du parti de Madame Le Pen et de Monsieur Bardella, héritiers désignés de Jean-Marie Le Pen. Au RN, chassez le naturel, il revient au galop !"

  • Anne Falga présidente de MoDem du Doubs
  • Laurent Croizier, député du Doubs

Pancartes anti-migrants

La maire de Besançon harcelée en ligne après sa plainte contre les pancartes anti-migrants

La maire de Besançon Anne Vignot a annoncé vendredi 12 avril 2024 porter plainte après avoir été la cible d'un cyber-harcèlement "d'une extrême violence" faisant suite à une première plainte de l'élue contre des pancartes anti-migrants brandies dimanche lors du carnaval de sa ville.
 

Un mot de vocabulaire nazi entendu en plein conseil régional Bourgogne Franche-Comté : l’élu regrette

+ Droit de réponse de Thomas Lutz • Jeudi 11 avril 2024, un membre du groupe Rassemblement national au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, aurait employé une expression empruntée au vocabulaire nazi lors de l’Assemblée plénière qui se tenait à Dijon, est-il dénoncé dans un communiqué de presse de la Région.

Bourgogne-Franche-Comté : Marie-Guite Dufay veut porter plainte contre des élus RN après des pancartes anti-immigrés en plein conseil

Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a annoncé jeudi 11 avril 2024 son intention de porter plainte pour "incitation à la haine" contre des élus du Rassemblement national qui ont brandi des pancartes anti-immigration en séance plénière.

”Violeurs étrangers dehors” : les élus du RN brandissent des pancartes en conseil régional de Bourgogne Franche-Comté

En soutien au collectif Némésis dont l’une des militantes avait brandi une pancarte ”Violeurs étrangers dehors” lors du Carnaval de Besançon le 7 avril, chacun des élus du Rassemblement national ont, à leur tour, affiché cette même pancarte lors de l’assemblée plénière au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté ce jeudi 11 avril.

Pancartes anti-migrants à Besançon : le collectif Némésis soutenu par le Rassemblement national et Reconquête

Une militante d'un collectif "féministe identitaire" soupçonnée d'avoir brandi des pancartes anti-migrants dimanche 7 avril 2024 pendant le carnaval de Besançon a été placée en garde à vue mardi 9 avril pendant plusieurs heures, selon le procureur.

Pancartes et affiche anti-migrants : ”Le moment est grave pour toutes les femmes françaises” selon le collectif Némésis

Suite au dépôt de plainte et pendant a garde à vue de l’une de ses militantes ayant brandi une pancarte ”Violeurs étrangers dehors" et installé une affiche sur une façade, le collectif Némésis a publié un communiqué le 9 avril 2024 dans lequel il parle de ”véritable persécution”.

Politique

Dominique Voynet poursuit sa tournée de “grande écoute” dans le Doubs

La députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet, poursuit en juin 2026 sa démarche de "grande écoute" engagée à l’automne dernier. Cette initiative vise à rencontrer les habitants de sa circonscription, en particulier ceux résidant dans les secteurs les plus éloignés de sa permanence située à Besançon.

“Avec nos blessés” : Ludovic Fagaut et Rémi Bastille courent aux côtés de 1.500 militaires du Doubs

VIDÉO • Comme chaque année depuis une décennie, les unités militaires du Doubs ont organisé ce samedi 5 juin une journée de cohésion et de solidarité en faveur des blessés de l’armée de Terre dans le centre-ville de Besançon. À cette occasion, près de 1.500 participants ont pris part à une course de 5 kilomètres reliant La Rodia à la place de la Révolution. Parmi eux figuraient notamment Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Ludovic Fagaut, maire de Besançon, venus soutenir l’initiative.

La Confédération paysanne du Doubs boycotte une table ronde avec Annie Genevard

La Confédération paysanne du Doubs a annoncé qu’elle ne participerait pas à la table ronde consacrée à la ”souveraineté alimentaire”, organisée vendredi 5 juin 2026 en présence de la ministre de l’Agriculture, du préfet du Doubs et de représentants de Terre Comtoise.

Cadmium : Dominique Voynet, seule députée franc-comtoise présente lors du vote à l’Assemblée

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi dernier sur une proposition de loi portée par les écologistes visant à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le texte prévoit un abaissement progressif du seuil autorisé à 40 mg/kg dès 2027 puis à 20 mg/kg à partir de 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Cette trajectoire est plus ambitieuse que celle envisagée par le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre ces objectifs seulement en 2038.

Orientation : la Bourgogne-Franche-Comté formalise son engagement avec la signature de la charte du SPROTLV

La Région Bourgogne-Franche-Comté a réuni, jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Région de Besançon, les acteurs du Service public régional de l’orientation tout au long de la vie (SPROTLV) pour une matinée consacrée à la signature officielle de la charte d’engagement du dispositif.

Arrêté anti-mendicité à Besançon : plus de 500 personnes mobilisées contre la décision du maire

VIDÉO • Plus de 500 personnes (entre 600 et 700 selon l'organisation) se sont réunies ce lundi 1er juin à Besançon pour protester contre l’arrêté anti-mendicité signé par le maire vendredi 29 mai et appliqué avec effet immédiat. Élus d’opposition, travailleurs sociaux et militants ont dénoncé une mesure jugée "politique" et accusée de "criminaliser la pauvreté".

La nouvelle préfète de région, Violaine Démaret, en visite de terrain pour la première fois dans le Doubs

Pour sa première visite officielle dans le Doubs, ce lundi 1er juin 2026, la nouvelle préfète de Bourgogne-Franche-Comté et préfète de Côte-d’Or, Violaine Démaret, s’est rendue à Besançon, notamment à la Citadelle, afin de rencontrer les acteurs institutionnels du territoire mais aussi la presse locale. L’objectif : prendre connaissance des dossiers locaux, échanger avec le préfet du Doubs Rémi Bastille, les élus locaux et les parlementaires.

Annie Genevard empêtrée dans une polémique après un déjeuner organisé par Vincent Bolloré

L’ancienne députée du Doubs et ex-maire de Morteau est actuellement au coeur d’une polémique après sa participation à un déjeuner organisé par Vincent Bolloré et avec une figure de la propagande Pro-Poutine et un conseiller économique de Jordan Bardella. L’information a été révélée par le journal Le Monde le 26 mai 2026. Depuis, la ministre a été sommée de s’expliquer par le Premier ministre Sébastien Lecornu qui l’a contacté mercredi matin pour lui demander des explications.

Propos racistes et haineux : les réactions après la démission de Franck Bernard de GBM

Au lendemain du conseil communautaire, Grand Besançon Métropole a indiqué ce vendredi 22 mai 2026, que le désormais ex-conseiller communautaire, Franck Bernard, avait informé le président, Ludovic Fagaut, de sa démission. Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir plusieurs représentants locaux.

Grand Besançon : scandale au conseil communautaire après la découverte de propos racistes tenus par le vice-président RN Franck Bernard…

Mise à jour - Ludovic Fagaut attend la lettre de démission de l'élu • Lors du dernier conseil communautaire de Grand Besançon Métropole qui s’est tenu ce 21 mai 2026, plusieurs élus, dont Anne Vignot, la présidente sortante, ont fait remonté l’information dévoilée par le Ch'ni selon laquelle le vice-président Franck Bernard est l’auteur d’un compte Facebook aux propos haineux et racistes.

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