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Quand Peugeot et Citroën participent à la guerre

Publié le 20/09/2014 - 10:21
Mis à jour le 20/09/2014 - 10:21

Une nouvelle exposition présente, à Hérimoncourt, le rôle des usines Peugeot et Citroën pendant le conflit 14-18. Tous deux produisaient des obus et des moteurs d'avions en lieu et place de voitures.

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© dr

Usines de guerre

Il y a exactement 100 ans, le 20 septembre 1914, le ministre de la Guerre Alexandre Millerand réunissait à Bordeaux les plus grands capitaines de la métallurgie, de la sidérurgie et de la construction mécanique.

Objectif: obtenir des usines qu'elles se mettent au service de l'armée, en premier lieu pour fabriquer les obus de 75 millimètres. Sont présents André Citroën, la famille Peugeot et Hippolyte Panhard, mais également Louis Renault, les Schneider et des maîtres de forge.

Photos, croquis et obus exposés

"C'est l'acte fondateur de la seconde mobilisation, celle des industriels", rappelle l'historien Jean-Louis Loubet, membre du conseil scientifique de cette exposition intitulée "Usines de guerre", et présentée au centre des archives du groupe PSA à Hérimoncourt (Doubs).

"Au début de la guerre, la France a une capacité de fabrication de 13.000 obus par jour, et voici qu'un mois après, l'armée en réclame 100.000", ajoute ce spécialiste de l'histoire de PSA, qui enseigne à l'université d'Evry.

À travers des photos d'archives, des documents d'époque, des croquis ou des obus, l'expo explique comment les usines Peugeot de la région de Sochaux-Montbéliard se sont massivement reconverties dans la fabrication de camions militaires, d'outils d'armement, d'obus, puis de moteurs d'avions, sans renoncer complètement aux cycles et aux automobiles.

Avant l'épopée automobile

Pour André Citroën, 14-18 marque surtout la construction d'une nouvelle et vaste usine quai de Javel à Paris qui deviendra ensuite le tremplin de son épopée automobile. Entre ses débuts en 1915 et la fin du conflit, Javel passera de 5.000 à 40.000 obus produits par jour, en adoptant les méthodes américaines de production de masse que son patron a étudiées outre Atlantique à l'été 1913, rappelle l'exposition.

Parmi ses pièces maîtresses, l'expo présente une reconstitution animée en 3D de cette usine aujourd'hui disparue, en soulignant son organisation révolutionnaire pour l'époque.

Du 20 au 28 septembre 2014 | Visite libre de 11h à 19h le week end et le mercredi.

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