RD-Biotech, la société bisontine qui a participé à l'élaboration du vaccin anti-Covid Pfizer

Publié le 03/03/2021 - 11:50
Mis à jour le 24/03/2021 - 15:12

3 questions à… • On parle beaucoup d’elle en ce moment. La société spécialisée dans la biologie moléculaire RD-Biotech à Besançon vient de remporter un fonds de soutien de l’État pour créer un nouveau site de production de plasmides de qualité BPF. Nous avons voulu en savoir plus sur elle et le chef de cette entreprise…

Originaire de Belgique, Philippe Dulieu vit sa jeunesse en Bourgogne. Après avoir suivi des études supérieures (maitrise et thèse) en biochimie à Lyon, il décroche un poste de maître de conférence en biochimie et biologie moléculaire à l'université de Franche-Comté à Besançon.

En 2002, il décide de quitter l'enseignement pour lancer sa société, accompagné de deux anciens élèves "brillants" Jean-Luc Schlick et Jean-François Musard.

"Je suis un passionné de technologie et bien sûr des sciences de la vie puisque c'est l'origine de ma formation. Lorsque j'ai pratiqué pendant 12 ans l'enseignement et la recherche en tant que fonctionnaire, j'avais envie de voir autre chose et j'avais envie d'une carrière dans le privé. Mon envie et mon goût pour l'indépendance m'ont poussé à créer une société, voilà comment je me suis retrouvé à la création de RD-Biotech", nous raconte Philippe Dulieu.

Aujourd'hui, après 19 ans d'existence, RD-Biotech à Besançon compte une trentaine de salariés. Depuis sa création, Philippe Dulieu et ses associés ont fondé le groupe Biotech Investissement qui a racheté la société Diaclone basée à Besançon. D'autres sites sont implantés à Lyon et en Belgique, ce qui représente un groupe de 80 collaborateurs au total.

Quelle était votre ambition lorsque vous avez créé RD-Biotech ?

Philippe Dulieu : "Je travaillais dans une PME avant d'enseigner à l'université et j'ai gardé le goût de l'échange et j'étais depuis longtemps intéressé par vendre des choses parce que c'est vraiment le nerf de la guerre, même si on fait de la technologie, il faut arriver à la vendre. C'est le mix de ces deux points qui a fait qu'on s'est décidé. La mayonnaise a bien pris, ça a mis quelques années, mais aujourd'hui ça a bien pris."

Avec la création d'une nouvelle unité de production d'ADN, quels sont vos objectifs ?

"Depuis son démarrage et de plus en plus, RD-Biotech consacre son activité à faire ce qu'on appelle de la bioproduction : c'est-à-dire que l'on produit des biomolécules, en particulier des anticorps, mais aussi de l'ADN pour des phases de recherche et de développement de nouveaux médicaments. C'est ce qu'on appelle des thérapies innovantes, des médicaments biothérapeutiques, issus d'ingénierie moléculaire pour la plupart.

Le projet que nous avons mis en place avant la crise de la Covid-19, c'est d'être capable un jour de produire de l'ADN avec un grade BPF qui nous permettra d'accéder non plus seulement au marché de la recherche, mais au marché de la production d'ingrédients pharmaceutiques.

L'ADN, c'est une empreinte, c'est une matrice qui va servir à la fabrication de l'ARN et notamment des vaccins contre la Covid.

En mars 2020, on a été les sous-traitants de l'entreprise BioNTech, la première avec Pfizer, à avoir mis sur pied un vaccin et aujourd'hui, tout le monde cherche à avoir un vaccin Pfizer. On a été dans les phases préliminaires de recherche pour les aider à développer ce vaccin-là.

Ca veut dire que pour nous, le futur de RD-Biotech sera non pas de produire ou développer des vaccins, mais de produire des molécules essentielles à l'élaboration de futurs produits thérapeutiques.

Ça concerne effectivement les vaccins Covid parce qu'on en parle beaucoup, mais aussi d'autres vaccins anti-cancer puisque nous sommes impliqués dedans depuis une dizaine d'années avec nos clients, les projets de thérapies cellulaires, de thérapie génétique, etc.

L'ADN c'est la molécule de départ, c'est la fondation de ce genre de projets thérapeutiques. On a besoin d'ADN pour faire de nouveaux produits thérapeutiques et actuellement, il y a un fort manque de capacité de production au niveau mondial, il y a peu d'entreprises capables de produire de l'ADN.

Notre projet a été soutenu par France Relance parce qu'on est les seuls en France à produire de l'ADN plasmidique.

On a beaucoup de demandes pour aider nos clients à entrer, soit en phase clinique pour étudier la viabilité et développer de nouveaux traitements, soit des productions commerciales, l'objet de cette nouvelle unité. C'est-à-dire qu'une fois que le vaccin Covid est sur le marché, il faut produire cette matière ADN pour chaque lot de vaccins. C'est comme la farine et le pain : sans farine, on ne peut pas faire de pain.

Puisqu'il n'y a pas de capacité de production en France et qu'elle est très faible en Europe, ça fait un boulot d'étranglement pour de nombreux projets qui sont en attente de laboratoires capables de produire. Aujourd'hui, les capacités sont tellement mobilisées sur les vaccins Covid, que les autres projets sont en stand-by en attendant d'avoir des créneaux de production.

Ce plan de relance a conforté notre projet puisqu'on sait que la demande est très forte et elle est amenée à augmenter dans les prochaines années."

Cette nouvelle unité nécessite l'embauche de 15 personnes au départ et 50 dans les cinq prochaines années en fonction de la charge de l'activité. RD-Biotech va investir 7 millions d'euros sur ce projet ADN BPF.

RD-Biotech va emménager dans un nouveau bâtiment à Témis Santé à Besançon… Vous pouvez nous en dire plus ?

"La société connaît une forte croissance d'activité en 2020 notamment grâce à la production de vaccins, mais pas uniquement contre le Covid, ça englobe tous les projets de nouvelles thérapies pour lesquelles nous sommes concernés dans nos activités.

En plus de ce nouveau projet d'unité de production d'ADN plasmidique qui verra le jour en 2022, RD-Biotech va emménager dans de nouveaux locaux dans environ deux mois. On a construit un nouvel immeuble dans la zone Témis Santé qui est presque fini. La livraison du bâtiment est prévue fin mars pour un emménagement début avril 2021. Ces nouveaux locaux vont nous permettre d'augmenter significativement notre capacité de production."

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Economie

Aymée Vanhée, graveuse de pierre : faire revivre un métier d’art à travers chaque inscription

À 26 ans, Aymée Vanhée exerce un métier dont beaucoup ignorent encore l'existence. Installée à Besançon, cette jeune artisane vient de créer son entreprise, Papier de pierre, spécialisée dans la gravure manuelle sur pierre. Derrière chaque nom inscrit sur un monument funéraire, elle revendique un savoir-faire artisanal, hérité d'une longue tradition, mais aussi une approche plus directe et plus juste pour les familles.

Selon une étude, 75 % des Français préfèrent les commerces indépendants aux grandes enseignes

75 % des consommateurs français estiment que les commerces indépendants offrent une meilleure expérience en boutique que les grandes chaînes et les grands magasins. Selon une étude menée pour Faire, une ambiance soigneusement pensée pourrait inciter les clients à rester plus longtemps et à dépenser davantage.

À Besançon, Simon Leclair lance " Bissapéti " pour faire découvrir le bissap au grand public

Simon Leclair, jeune entrepreneur franco-sénégalais et bisontin de 25 ans, a créé Bissapéti, une boisson naturelle à base d’hibiscus inspirée d’une recette familiale, disponible depuis mi juillet 2026. De Besançon, il ambitionne de faire connaître cette spécialité d’Afrique de l’Ouest en France, puis à l’international.

À Dijon, Cycles Lapierre demande son redressement judiciaire pour préparer son avenir

L'entreprise dijonnaise Cycles Lapierre, qui célèbre cette année ses 80 ans, a demandé l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Dijon, selon un communiqué du 5 août. Une décision présentée par la direction comme une étape destinée à assurer la poursuite de l'activité, préserver le maximum des 106 emplois et permettre l'entrée d'un nouvel investisseur.

Besançon : le restaurant Le Calice Enchanté va fermer, sa gérante lance un appel pour trouver un repreneur

Ouvert rue Péclet à Besançon depuis 2020, le restaurant Le Calice Enchanté, spécialisé dans la cuisine médiévale historiquement documentée, va cesser son activité. Dans une vidéo publiée sur Instagram le 5 août, sa gérante, Eva Oberson, explique les raisons de cette décision et appelle à partager son annonce afin de trouver un repreneur pour le local. Elle souhaite désormais poursuivre son projet sous une forme itinérante.

Un tiers des véhicules neufs vendus en France sont électriques

Selon le dernier rapport de la Plateforme automobile (PFA) concernant les ventes de voitures neuves en juillet 2026, les véhicules électriques poursuivent leur belle progression en France. Ils ont représenté plus d'un tiers des immatriculations de juillet. Une dynamique dont profite notamment Renault, qui place quatre modèles dans le top 5 des ventes.

Au Clavelin, Jules Laude sert la Franche-Comté aux Parisiens…

Dans une rue calme du 9e arrondissement de Paris, à deux pas de la rue des Martyrs, le Clavelin ne ressemble pas à un bar à vin comme les autres. Derrière le comptoir, Jules Laude a choisi de faire de son établissement une véritable vitrine de la Franche-Comté. Vins du Jura, fromages régionaux, recettes familiales et rencontres avec des vignerons composent l'identité de ce lieu ouvert depuis août 2023, où le terroir franc-comtois s'exprime dans une ambiance décontractée.

Sécheresse dans le Doubs : préserver l’eau, un combat de long terme aux conséquences déjà très visibles

Le Doubs est en "crise sécheresse", niveau maximum, depuis le 17 juillet 2026. À cela s'ajoute la quatrième vague de chaleur qui frappe la région. L'écosystème du département est mis à rude épreuve. Quel est l’impact sur ce territoire où l’eau est une ressource devenue fragile ? Qu’en est-il de la production laitière, premier produit agricole de la région, qui est vulnérable vis à vis du manque de précipitations ? On en parle avec le directeur de l'EPAGE et un agriculteur.

Le groupe haute-saônois ABEO rachète 60 % de Hurricane Group, spécialiste des sports urbains

Le groupe ABEO poursuit son développement dans l'univers des sports urbains. L'entreprise a annoncé, ce mardi 4 août, l'acquisition de 60 % du capital de Hurricane Group, société montpelliéraine reconnue pour l'organisation du FISE et la conception d'infrastructures dédiées aux disciplines urbaines.

Où prendre un petit-déjeuner à Besançon ?

INFOS PRATIQUES • Le réveil a sonné un peu trop tard ? Ou une envie de troquer la routine matinale contre une pause gourmande ailleurs que chez soi ? À Besançon, de nombreux établissements ouvrent leurs portes dès tôt le matin pour accueillir les amateurs de petit-déjeuner. Du traditionnel café-croissant aux formules plus généreuses et élaborées, voici une sélection d'adresses pratiques où savourer un petit-déjeuner à Besançon.

Bourgogne-Franche-Comté : l’Anis de Flavigny incarne le savoir-faire confiseur régional

Alors que les vacances d’été se poursuivent, les Confiseurs de France valorisent les spécialités qui font la richesse du patrimoine gourmand français. En Bourgogne-Franche-Comté, l’Anis de Flavigny figure parmi les produits emblématiques de cette tradition confiseuse. Fabriquée selon un savoir-faire ancestral, cette spécialité témoigne de l’attachement de la région à un patrimoine culinaire reconnu.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 23.17
ciel dégagé
le 11/08 à 02h00
Vent
1.29 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
72 %

Sondage