Redécoupage cantonal : le Conseil d’Etat a répondu à Annie Genevard

Publié le 06/06/2014 - 15:28
Mis à jour le 07/06/2014 - 11:08

En mars dernier, le députée du Doubs Annie Genevard a exercé son droit de recours afin de demander l’annulation du décret du 25 février 2014 qui porte sur la délimitation des nouveaux cantons du Doubs, estimant que  » la délimitation à laquelle procède le décret ne repose sur aucun critère objectif et est totalement arbitraire« . 

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Dans son recours, explique Annie Genevard, "elle a clairement démontré que les délimitations ne tiennent pas compte des circonscriptions électorales, des particularités géographiques et culturelles des territoires ruraux de moyenne montagne, des bassins de vie (notamment pour les cantons de Montbenoît et le canton de Levier rattachés au canton d’Ornans), du périmètre des communautés de communes qui détermine un véritable cadre social, économique et culturel (la Communauté de communes Altitude 800 est séparée entre deux cantons, ce qui pourrait porter atteinte au fonctionnement de la collectivité), enfin, les délimitations ne tiennent pas compte des arrondissements."
 
La députée-maire de Morteau indique avoir reçu une réponse provisoire du Conseil d’Etat : celui-ci précise que ces arguments ne peuvent être retenus puisque "la seule volonté qui a guidé le Gouvernement dans l’exercice de ce découpage est de réduire les écarts démographiques entre les cantons". Ce qui fait dire à Annie Genevard que ce découpage a été fait  "sans prendre en considération tous les autres critères de bon sens. Des élus plus lointains, des cantons très vastes, des périmètres aberrants car très étendus et sans logique culturelle ou géographique, cette réforme apporte la parité, certes souhaitable, mais à quel prix ?".
  

"Que de temps et d’énergie perdus" 

"Après avoir contraint les élus à des centaines d'heures de débats, en commissions et en séances, ainsi que dans tous les départements de France, sur la réforme du scrutin départemental, le gouvernement annonce à présent la suppression des départements. Que de temps et d'énergie perdus à un moment où la France a tant besoin que l'on mobilise toutes nos énergies au redressement national !", conclut Annie Genevard en rappelant qu’avec la fusion des régions et la suppression des départements, "la question qui se pose maintenant est de savoir comment sera garantie la proximité avec le citoyen et comment seront représentés les territoires ruraux."

Politique

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