Régionales : Bastien Faudot appelle à voter pour la liste de Marie-Guite Dufay et de Stéphanie Modde au second tour

Publié le 23/06/2021 - 12:40
Mis à jour le 23/06/2021 - 12:42

« Le temps des cerises » (GRS – LFI – Génération.s – Place Publique – Nouvelle Donne – LRDG- GDS – Ensemble ! – PEPS) a obtenu 4,5% des suffrages dimanche au premier tour de l’élection régionale en Bourgogne-Franche-Comté. Sa tête de liste, Bastien Faudot, appelle à un soutien « ferme et résolu » de « la liste des progressistes et des écologistes » au second tour dimanche 27 juin 2021.

Bastien Faudot © Alexane Alfaro
Bastien Faudot © Alexane Alfaro

Même s'il juge "cruel", le score de 4,5 , Bastien Faudot ne se déclare ni résigné, ni amer. "Le sens de notre combat demeure" explique-il dans un communiqué.

"Dès le départ exprimé le fait que nous nous prononcerions pour l'union des gauches et des écologistes au second tour si la clarification était au rendez-vous (…) Dès lors que la liste des progressistes et des écologistes a refusé toute transaction avec LREM, je lui apporte un soutien ferme et résolu pour le second tour" indique-t-il clairement en insistant sur l'importance de "la défense des services public", "le soutien à l'industrialisation et la relocalisation" de l'économie régionale. Il déclare en outre s'opposer à la privatisation des TER.

Marie-Guite Dufay, arrivée dimanche en tête du premier tour avec 26,52% des suffrages avec sa liste PS-PCF-PRG, a annoncé lundi s'allier pour le second tour à l'écologiste Stéphanie Modde (10,34% au premier tour) pour contrer le candidat RN Julien Odoul (23,19%).

En Bourgogne-Franche-Comté, la stratégie de maintien des candidats LREM fait aussi des vagues en Bourgogne-France-Comté, où le patron du PS Olivier Faure a appelé mardi Denis Thuriot (11,69%) à se retirer du second tour des régionales au vu du risque selon lui de voir le RN ravir la région à la présidente PS sortante.

"Des cliqueurs" à LREM

"Il n'y a plus de risque Front national" dans cette région, a répondu sur Public Sénat le sénateur LREM François Patriat, qui regrette toutefois que la présidente de région lui ait "carrément fermé la porte au nez en disant qu'elle ne parle qu'à sa famille, qu'à sa gauche".

Le sénateur LREM tacle aussi son propre mouvement qui "est trop virtuel, trop dans l'entre-soi". "On n'a pas des militants, on a des cliqueurs", a-t-il asséné pour expliquer "l'échec" du premier tour.

Communiqué de Bastien Faudt (le temps des cerises)

"Un soutien ferme et résolu à la liste des progressistes et des écologistes"

"Le scrutin de dimanche dernier a été marqué par une abstention massive qui dit l'ampleur de la crise politique que nous traversons depuis des années. Elle s'amplifie inexorablement, et il n'y aura pas de réponse conjoncturelle ou superficielle à un tel phénomène.

Tant que les citoyens seront convaincus que les élus sont interchangeables parce qu'ils n'ont aucune prise sur le monde, ils continueront de bouder les urnes. Et on ne peut pas leur donner complètement tort. Les responsables politiques de tous horizons doivent impérativement faire droit à cette grève des urnes et cesser de montrer du doigt les abstentionnistes.

Cette abstention a été très largement aggravée par la défaillance généralisée de l'Etat dans l'acheminement des professions de foi et des bulletins de vote. Ce "dysfonctionnement majeur" (selon le propre aveu du ministère de l'Intérieur) est un scandale inouï et a eu un impact certain sur le résultat, mais nous y reviendrons ultérieurement. Il n'est évidemment pas question d'accepter un tel amateurisme de la part de l'Etat qui n'est même plus capable d'organiser les élections dans notre pays. Faudra-t-il mandater des observateurs de l'ONU dans la 7ème puissance mondiale en 2022 pour s'assurer de la bonne tenue du suffrage universel ?

 Concernant les régionales, le second tour se déroulera sans Le Temps des Cerises. Malgré une campagne stimulante et enthousiasmante, nous ne sommes pas parvenus à nous faire entendre de ceux à qui nous parlions : les classes populaires et les sans grades qui sont massivement restés à la maison.

A 4,5%, le résultat est cruel, mais nous ne sommes ni amers, ni résignés. Le sens de notre combat demeure.

J'ai eu l'immense bonheur de conduire une liste composée de nombreuses personnalités aux cultures politiques diverses et qui se sont admirablement mobilisées. Que chacune et chacun de mes colistiers en soit remercié : ils ont donné le meilleur d'eux même. Aussi, je remercie du fond du coeur les près de 30.000 électeurs qui nous ont fait confiance. Le format inédit de notre liste, le sérieux de notre projet, le retour de la joie militante, les rencontres multiples et l'accueil chaleureux qui, partout, nous a été réservé, sont porteurs d'espoir.

Pendant toute cette campagne, nous avons tenu le langage de la sincérité. Dès le départ, nous avons assumé nos divergences avec la majorité sortante sur quelques sujets qui comptent. Le pire eut été de les taire, par calcul, ou par lâcheté. L'histoire ne retiendra pas cette sincérité, mais elle est une condition vitale de la reconquête démocratique à venir. Cela prendra du temps, à la mesure du temps pendant lequel les citoyens ont été malmenés, abandonnés par une gauche gestionnaire dont le mandat de François Hollande a été le symptôme ultime. 

Pour autant, nous avons dès le départ exprimé le fait que nous nous prononcerions pour l'union des gauches et des écologistes au second tour si la clarification était au rendez-vous. Il n'y a aucune raison de dévier de cette ligne aujourd'hui.

Dès lors que la liste des progressistes et des écologistes a refusé toute transaction avec LREM, je lui apporte un soutien ferme et résolu pour le second tour.

Mon vote sera assorti d'un mandat clair pour la défense des services publics sur l’ensemble du territoire et contre la privatisation des TER, pour le soutien à la réindustrialisation et à la relocalisation de notre économie, pour le changement de notre modèle de production et de consommation. Les échanges que nous avons eu la veille du scrutin avec les socialistes, les radicaux et les communistes m'encouragent à penser qu'un affermissement des politiques régionales peut s'engager dans le prochain mandat. C'est mon vœu le plus cher". 

Face aux droites identitaires, conservatrices et libérales, c'est par l'audace et la clarté que la gauche retrouvera son crédit et son utilité".

Régionales 2021 Bourgogne Franche-Comté

Régionales Bourgogne-Franche-Comté : qui sont les 100 élus de la région ?

Voici, par département la liste des nouveaux conseillers régionaux de Bourgogne-Franche-Comté. La liste de la présidente sortante, largement en tête, obtient 57 sièges. La liste de Gilles Platret (LR) récolte 18 sièges tout comme celle du RN Julien Odoul. La liste de Denis Thuriot (LREM) en récolte sept.

La sortante socialiste Marie-Guite Dufay largement réélue (42,2%)

La présidente sortante de  Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, a été largement réélue, dimanche, avec 42,2% (289.925 voix), devant le  LR Gilles Platret  (24,23 % – 166.448 voix)  et le RN Julien Odoul (23,78% – 163.334 voix), selon les résultats complets, tandis que la liste LREM de Denis Thuriot, dont le maintien avait suscité des critiques, ne franchit pas la barre des 10% (9,79% – 67.220 voix)

Abstention aux Régionales : “la démocratie française plus que jamais en péril”, selon l’Institut Jean Jaurès

L’abstention record du premier tour des régionales (66,72 %) met « la démocratie française plus que jamais en péril », selon une étude publiée ce vendredi 25 juin 2021 par l’Institut Jean Jaurès, qui propose des pistes pour y faire face, comme le vote par correspondance ou une réforme du calendrier électoral.

36 % des Français disent vouloir aller voter dimanche, les électeurs pour la prise en compte du vote blanc

Après le taux d’abstention record (66,7 %) comptabilisé lors du premier tour des élections régionales, la tendance devrait se poursuivre, dimanche 27 juin, lors du second tour. Selon un sondage Ifop pour Le Journal du dimanche rendu public ce jeudi 24 juin, seulement 36 % des Français disent avoir l’intention de se rendre dans l’isoloir.

Politique

À Dijon, un médecin gériatrique alerte la maire sur la chaleur dans l’écoquartier des Maraîchers et appelle à davantage de végétalisation

Le Dr Jean-Louis Gross, médecin gériatrique à Dijon, a adressé le 16 juillet 2026 une lettre ouverte à Nathalie Koenders, maire de Dijon, et qui nous a été communiquée le 29 juillet, afin d’alerter sur la situation des habitants de l’écoquartier des Maraîchers face aux épisodes de fortes chaleurs.

Incendies de forêt : Matthieu Bloch dépose une proposition de loi pour durcir les sanctions contre les incendiaires

Le député du Doubs, Matthieu Bloch, a annoncé, mardi 28 juillet 2026, avoir déposé une proposition de loi visant à renforcer la réponse pénale contre les auteurs d'incendies volontaires commis lors de périodes de risque exceptionnel de propagation des feux de forêt. Selon le communiqué diffusé par le parlementaire, cette initiative intervient ”face à la multiplication des incendies de forêt et à leurs conséquences humaines, environnementales et économiques”.

Citadelle de Besançon : le nouvel éclairage se déploie progressivement jusqu’à fin novembre

Le remplacement du système d'éclairage de la Citadelle de Besançon se poursuit. Engagé dans le cadre d'un projet préparé lors du précédent mandat municipal sous Anne Vignot, le chantier avance par étapes et entraîne plusieurs périodes d'extinction partielle du monument depuis ce mois de juillet 2026. Explications avec Christine Werthe, adjointe adjointe à la Ville de Besançon en charge de la Citadelle, du patrimoine Unesco et Vauban.

Incendies : l’association A gauche citoyens annonce un don de 1 000 euros au Secours populaire et critique la politique gouvernementale

L’association A gauche citoyens ! annonce, dans un communiqué du lundi 27 juillet 2026, répondre à l’appel du Secours populaire en faveur des victimes des incendies. Dans un communiqué, elle indique apporter une aide financière de 1 000 euros à l’association.

Le PCF se mobilise pour dénoncer la gestion de l’eau de la Ville de Besançon

Des élus et militants du Parti communiste français ont mené une action symbolique ce samedi matin à Besançon pour dénoncer la politique de gestion de l'eau de la municipalité. Ils reprochent notamment à la Ville de poursuivre l'arrosage de ses nouveaux massifs de fleurs malgré la sécheresse et les restrictions. 

Territoire de Belfort : Cédric Perrin demande l’autorisation de remplir les mares pour protéger la faune sauvage

Face aux effets de la sécheresse qui touche actuellement le Territoire de Belfort, le sénateur Cédric Perrin a adressé, ce vendredi 24 juillet, un courrier au préfet afin de demander une adaptation de l’arrêté préfectoral encadrant les restrictions d’usage de l’eau.

L’avion militaire A400M bientôt mobilisé pour renforcer la lutte contre les feux de forêt en France

Le ministère de l'Intérieur et le ministère des Armées et des Anciens combattants ont annoncé dans un communiqué commun du 23 juillet 2026 la mise en place d'une expérimentation visant à renforcer les moyens nationaux de lutte contre les feux de forêt grâce à un avion de transport militaire A400M équipé d'un kit de largage de retardant.

Une centaine de personnes rassemblée contre la loi d’urgence agricole à Besançon

Un peu plus d'une centaine de personnes ont fait le déplacement dans la matinée de samedi 18 juillet 2026 devant le bassin de la Gare d'eau à Besançon. Elles ont répondu à l'appel de l'antenne locale de Générations Futures contre le projet de loi d'urgence agricole, adopté depuis, ce lundi 20 juillet par l'Assemblée nationale.

Sénatoriales 2026 : qui sont les 5 candidat(e)s de La France insoumise dans le Doubs ?

La France insoumise a annoncé la composition de sa liste de candidats pour les élections sénatoriales du 27 septembre 2026 dans le Doubs. Le mouvement indique qu'après ”sa percée historique aux élections municipales”, il s'engage dans ces élections avec ”l'objectif de faire son entrée dans la chambre haute”

La sénatrice du Doubs Annick Jacquemet propose un fonds de garantie pour soutenir les communes face aux immeubles dangereux

La sénatrice du Doubs Annick Jacquemet a déposé au Sénat une proposition de loi le 17 juillet 2026 visant à créer un fonds de garantie destiné à indemniser les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) lorsqu'ils doivent avancer des frais pour assurer la sécurité et la salubrité d'immeubles en lieu et place de propriétaires défaillants.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage