Régionales Bourgogne Franche-Comté : et les jeunes dans tout ça ?

Publié le 02/12/2015 - 16:52
Mis à jour le 17/04/2019 - 09:36

Les régions sont en charge de la construction, de l’entretien et du fonctionnement des lycées. On compte 95 établissements en Franche-Comté et 120 en Bourgogne. Mais au delà des lycées, quelles politiques les candidats entendent-il mener à destination de la jeunesse ? Voici leurs propositions…

 ©
©

le comparatif des programmes

Les propositions pour les lycées

FN : Sophie Montel

Nous serons attentifs à ce que les élèves puissent apprendre dans de bonnes conditions.

Nous mènerons les investissements nécessaires pour que les bâtiments qui en ont besoin soient modernisés. Dans les cantines de nos lycées et de nos établissements publics régionaux « manger français » (avec des menus composés à base de produits locaux) deviendra la norme. Afin de faire respecter la laïcité, nous supprimerons les menus confessionnels.

En outre, la sureté au sein des lycées étant la condition essentielle pour assurer l’épanouissement et la réussite des élèves, l’installation de caméras de vidéo-protection sera financée pour les établissements qui le souhaitent et la lutte contre les violences et les trafics hissée au rang des priorités régionales. Nous encouragerons fortement l’apprentissage et la formation professionnelle, qui préparent le mieux au marché de l’emploi.

Les métiers manuels seront revalorisés et les formations proposées, adaptées aux besoins réels du marché du travail.

UPR : Charles Henri Gallois

Proposer dans les cantines scolaires des menus de qualité :

  • des produits locaux, frais, bio si possibles, éducation à la diététique
  • des produits variés permettant à tous les enfants de se sentir à l'aise à la cantine et mettant un terme aux polémiques stériles. Exemples : plats végétariens, plats avec porc et plat sans porc (ni interdiction ni obligation, aux enfants de choisir, comme dans les avions en somme).

Faire de l’éducation populaire dans les lycées 

Rénover en priorité les lycées dans les zones « sensibles » 

UDI-LR-DVD : François Sauvadet

La gestion de nos lycées doit être moderne, équitable et ne pas négliger la question de l’emploi comme c’est le cas actuellement.

Nous reverrons la carte des formations professionnelles pour proposer des formations territorialisées qui débouchent toutes sur un emploi.

Nous garantirons un accès pour tous aux savoirs de base. Pour cela, les lycées et les CFA seront équipés d’outils pédagogiques modernes dont l’accès sera étendu à tous les élèves.

Nous accélérerons les chantiers de construction et de rénovation pour des lycées agrandis, accessibles et connectés.

Nous privilégierons un tarif unique dans les cantines plutôt qu’une tarification sociale qui pénalise le pouvoir d’achat des familles.

Nous lancerons un audit sécurité des lycées et renforcerons la vidéo-protection. Nous passerons des accords avec Police et Gendarmerie pour assurer une présence autour des lycées et lutter contre le racket. 

Alliance Écologiste Indépendante : Julien Gonzales

Nous apporterons une contribution plus importante à l'apprentissage aux métiers manuels spécialisés afin d'exploiter les gisements d'emplois manuels délaissés. Nous favoriserons les formations dans le domaine de l’environnement avec une approche écologique, concernant l’énergie, l’habitat, les transports… à coupler avec les établissements secondaires et l’enseignement supérieur ainsi qu’avec les Chambres de Métiers, d’Artisanat, de Commerce et d’Industrie. 

Nous multiplierons les passerelles en formation continue. Nous généraliserons la rénovation et la construction des lycées et des centres de formation d’apprentis (CFA) au label Haute Qualité Environnementale : isolation, matériaux écologiques, chauffage à énergie renouvelable…

Nous voulons offrir une alimentation plus saine, en proposant à chaque repas un menu à base de produits biologiques et régionaux avec alternative végétarienne dans toutes les cantines des lycées et CFA de Bourgogne et Franche-Comté. Nous refusons de confier au secteur privé la restauration scolaire, les métiers ou services effectués par les personnels non enseignants. La violence scolaire sera combattue avec des personnels éducatifs.

EELV : Cécile Prudhomme

 Nous avons d'une part des propositions en direction des lycéens :

  • garantir la gratuité des manuels scolaires
  • Mettre en place un plan régional de lutte contre le décrochage scolaire en partenariat avec le Rectorat
  • Soutenir la mise en place d’un établissement public expérimental ouvert aux élèves en rupture scolaire majeure non limité à la re-préparation des examens,
  • Multiplier les occasions de rencontre entre les lycéens/étudiants et les métiers d’avenir,
  • Poursuivre la mise en place des Espaces Numériques de Travail dans tous les établissements
  • Renforcer la mobilité européenne et internationale des lycéens et apprentis

Nous souhaitons également que les lycées participent à la transition écologique, en rénovant les bâtiments pour réduire les consommations d'énergie, en introduisant l'alimentation biologique et des menus végétariens dans la restauration scolaire et avec des lycées « zéro phyto ».

L'Alternative à gauche : Nathalie Vermorel

L’argent de la Région sera réservé au service public et laïc, avec la fin des subventions facultatives à l’enseignement privé. Aucun lycée de la région ne doit fermer.

Nous proposons :

  • la généralisation de la gratuité des manuels scolaires et de la « caisse à  outil » des apprentis des tarifs de restauration scolaire et en fonction des ressources des parents 
  • d’amplifier l’effort en faveur de l’équipement des lycées (salles de classes, laboratoires, ateliers, équipements sportifs)
  • de développer politiques culturelles à destination des lycéens en lien avec la création, avec des tarifications avantageuses et des référents culture dans les lycées 
  • d’aider à la pratique sportive avec la création d’équipements et l’aide au financement des licences sportives pour les jeunes
  • un plan de lutte contre le « décrochage scolaire » 
  • la mise en place d'un budget participatif élaboré par les personnels et les lycéens
  • une commission travaux dans chaque lycée, pour qu’ils répondent pleinement aux besoins des usagers
  • assurer la pérennité du personnel non enseignant par des emplois statutaires en nombre suffisant pour système éducatif de qualité. 

Lutte Ouvrière Claire Rocher

Lutte Ouvrière n'a pas répondu à nos questions dans le détail des programmes  :  "Il est évident que nous ne serons pas élus à la tête de la Région et que nous nous élevons contre tous ces politiciens qui ne sont pas avares de promesses. Promesses qu’ils jettent aux oubliettes sitôt élus. Ces élections sont politiques et il est important qu’un courant ouvrier, un courant communiste se fasse entendre à travers les élections régionales de décembre". 

Debout la France : Maxime Thiebaut

Debout la France, veut donner un avenir à notre jeunesse en relançant réellement les investissements dans nos lycées pour que les lycéens puissent apprendre sereinement (très haut débit, salles multimédias de qualité).

Pour garantir leur sécurité, nous voulons généraliser la vidéo-protection aux abords des lycées, clôturer les établissements « ouverts » afin de prévenir les incursions extérieures, et aider le corps professoral à exclure les faiseurs de troubles des classes.

Nous souhaitons aussi agir pour défendre la laïcité dans les établissements et veiller à son bon respect.

Debout la France rassemblant les Gaullistes, les Républicains et les Patriotes, nous souhaitons valoriser le mérite en mettant en place une bourse au mérite, en promouvant le sens de l'effort et en responsabilisant les lycéens. Nous inviterons les enseignants à transformer les heures de retenues en heurs de travaux généraux, à savoir l'entretien des lycées et la réparation des dégradations commises.

Enfin, nous évaluerons le nombre de places en internat à destination des élèves les plus éloignés et nous obligerons les restaurants scolaires à soutenir l'agriculture locale de qualité. 

MoDem : Christophe Grudler

Notre jeunesse et sa formation est l’avenir de notre région. Les exécutifs passés ont trop souvent délaissé cette position, ne tenant pas compte de la fuite de nos talents. C’est pour cette raison qu’il me semble important de devoir revoir totalement le plan Lycées franc-comtois et d’harmoniser au plus tôt les 2 approches régionales en montant nettement en gamme et en exigence de résultat 

Union de la gauche (PS…) : Marie-Guite Dufay

Nous moderniserons les lycées et les CFA, pour les rendre plus connectés, plus accessibles et plus économes en énergie, nous maintiendrons la gratuité des manuels scolaires et instaurerons la gratuité des transports scolaires, et nous mettrons en place une tarification progressive pour la restauration et l’hébergement scolaires.

Nous investirons dans la lutte contre le décrochage scolaire pour offrir une seconde chance à ceux qui en ont besoin. 

Les propositions pour la Jeunesse

FN : Sophie Montel

Pas de réponse 

UPR : Charles Henri Gallois

Réorienter les financements des lycées vers les activités périscolaires pédagogiques(visite du patrimoine historique et culturel, non seulement local, mais aussi national)

Ouvrir les esprits des lycéens à toutes les cultures du monde en leur diffusant des informations représentant les points de vue et les sensibilités d’autres civilisations :Japon, Chine, Russie, Inde, Afrique, Brésil…

UDI-LR-DVD : François Sauvadet

 Nous voulons faire de la région une terre d’opportunités pour nos jeunes, favoriser l’accès au sport et à la culture pour tous : créer des bourses au mérite, un guichet unique des aides étudiantes, un pass transport “nouvelle génération” et un conseil régional de la jeunesse.

 Alliance Écologiste Indépendante : Julien Gonzales

 Pas de réponse

EELV : Cécile Prudhomme

Nous expérimenterons un Passeport pour l’Avenir visant une plus grande autonomie des jeunes entre 18 et 26 ans.

Nous créerons un service d’accompagnement personnalisé à l’insertion professionnelle des jeunes.

Nous soutiendrons aussi les actions culturelles auprès des jeunes. 

L'Alternative à gauche : Nathalie Vermorel

Sous-payés, précaires, avec des conditions d’études souvent déplorables, notamment à l’université, sans véritable perspective, les jeunes sont les premières victimes de la crise et des politiques d’austérité. Tous les jeunes ont le droit de rêver leur avenir, d’avoir des ambitions et de les réaliser. Qu’ils vivent dans un quartier, une cité, un village, ils doivent pouvoir accéder à une offre de formation diversifiée et ambitieuse Il faut leur permettre d’accéder à une réelle autonomie et de prendre part aux décisions qui les concernent.

Nous proposons :

  • La généralisation de l’aide au permis de conduire
  • Le développement des internats de proximité permettant à tous les jeunes d’accéder à la formation de leur choix, même si elle est loin de chez eux 
  • Engagement, selon les besoins, dans la construction et la rénovation des logements étudiants et opposition systématique aux augmentations des loyers du CROUS et des tickets de restauration universitaire.
  • des tarifs de transports TER accessibles, avec étude de faisabilité sur la gratuité pour les étudiants et jeunes en formation
  • la mise en place d'une charte régionale des stages et de l'apprentissage pour garantir de bonnes conditions de formation
  • la garantie par la région qu’une même formation soit reconnue par une qualification égale dans toutes les entreprises qui dépendent de ses commandes ou de ses subventions,
  • la création d’un conseil régional des jeunes 

Lutte Ouvrière Claire Rocher

Lutte Ouvrière n'a pas répondu à nos questions dans le détail des programmes  :  "Il est évident que nous ne serons pas élus à la tête de la Région et que nous nous élevons contre tous ces politiciens qui ne sont pas avares de promesses. Promesses qu’ils jettent aux oubliettes sitôt élus. Ces élections sont politiques et il est important qu’un courant ouvrier, un courant communiste se fasse entendre à travers les élections régionales de décembre". 

Debout la France : Maxime Thiebaut

Il faut participer au financement des « Salons des métiers » dans toutes les villes moyennes de la région afin de permettre un lien entre le monde professionnel et l’école.

Nous souhaitons aussi financer des politiques de prévention pour détecter la radicalisation religieuse et éviter qu’il ne soit trop tard. 

MoDem : Christophe Grudler

Notre jeunesse et sa formation est l’avenir de notre région. Les exécutifs passés ont trop souvent délaissé cette position, ne tenant pas compte de la fuite de nos talents. C’est pour cette raison qu’il me semble important de devoir revoir totalement le plan Lycées franc-comtois et d’harmoniser au plus tôt les 2 approches régionales en montant nettement en gamme et en exigence de résultat

Union de la gauche (PS…) : Marie-Guite Dufay

Nous généraliserons à la Grande Région la carte « avantage jeunes » leur permettant ainsi de bénéficier de nombreuses réductions sur des secteurs variés tels que la culture, le patrimoine, les loisirs ou la vie quotidienne, et nous généraliserons l’aide au permis de conduire pour les jeunes de moins de 25 ans en recherche d’emploi ou de formation

Pour favoriser l’engagement des jeunes nous encouragerons le bénévolat en développant le service civique.

  • Les programmes des candidats sont présentés dans l'ordre de présentation des panneaux électoraux.  

Politique

Prix du carburant : les élus communistes demandent à Ludovic Fagaut d’élargir le télétravail pour les agents municipaux

Les élu(e)s communistes au conseil municipal de Besançon, Hasni Alem et Aline Chassagne, ont adressé au maire de la ville, Ludovic Fagaut, une proposition visant à favoriser le télétravail des agents municipaux, dans un contexte de forte hausse des prix des carburants.

Indépendance régionale : le Mouvement Franche-Comté presse Laurent Croizier de suivre l’exemple alsacien

À l’approche de l’examen à l’Assemblée nationale, les 7 et 8 avril prochains, d’un projet de loi porté par la députée Brigitte Klinkert visant à faire sortir l’Alsace de la région Grand Est, le débat sur l’organisation territoriale refait surface dans d’autres territoires, y compris en Bourgogne Franche-Comté...

À Besançon, Place publique appelle à une recomposition de la gauche après la victoire de la droite

À l’issue du scrutin municipal dont le second tour s'est déroulé le 22 mars dernier, les électeurs ont porté au pouvoir une équipe de droite menée par Ludovic Fagaut, marquant un revers significatif pour la majorité sortante. Dans un communiqué du 1er avril, Place publique annonce vouloir ”fédérer les forces de la gauche républicaine et réaliste”.

Tensions au conseil municipal de Besançon : lettre ouverte à Ludovic Fagaut des élus Insoumis(es)

Dans une lettre ouverte adressée au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, cinq jours après le premier conseil municipal, les élu(e)s du groupe de La France insoumise dénoncent son déroulement organisé après les élections du 22 mars 2026. Ils pointent à la fois un refus d’expression de l’opposition et un climat de tensions marqué par des incidents verbaux.

Dominique Voynet dénonce les suppressions de postes et de classes dans le Doubs

La députée Les Écologistes du Doubs, Dominique Voynet, a publié un communiqué le 1er avril 2026 pour exprimer son soutien aux enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée 2026. Selon elle, les annonces gouvernementales ne reflètent pas la réalité sur le terrain.

Ludovic Fagaut veut “donner les moyens” à la police municipale de réussir ses missions

VIDÉO • Il avait fait de la sécurité l’un des points forts de son programme de campagne, le maire de Besançon a donc rapidement mis à exécution ses paroles en consacrant sa première visite officielle à la rencontre des agents de police municipaux et de leurs locaux ce mardi 31 mars 2026.

Besançon : une vague de fermetures de classes dénoncée par les élu·es insoumis·es

Les élu(e)s insoumis(e)s au conseil municipal de Besançon tirent la sonnette d’alarme après l’annonce de nouvelles fermetures de classes dans le département du Doubs. Ils dénoncent dans un communiqué du 30 mars 2026, 27 fermetures de classes à Besançon, 109 dans le Doubs sont prévues, pour seulement 28 ouvertures à l’échelle départementale.

“Le Conseil municipal de Besançon n’est pas une Assemblée générale de La France Insoumise” s’insurge Laurent Croizier

Lors du Conseil municipal d’installation de Ludovic Fagaut à la tête de la mairie ce 27 mars 2026, les élus de l’opposition ont quitté l’assemblée suite au refus du nouveau maire de donner la parole à tous les groupes d’opposition, ces derniers n’étant pas encore installés. Laurent Croizier, député du Doubs et membre de la majorité, a souhaité réagir.

Clash au conseil municipal de Besançon : l’opposition quitte l’assemblée

Réactions de l'opposition en vidéo • Les échanges ont été houleux après la prise de parole de la maire sortante Anne Vignot qui s’est exprimée lors du conseil municipal ce 27 mars 2026 à Besançon. Si elle a eu le droit à la parole, elle a été refusée à Séverine Véziès, siégeant pour LFI. Les élus de l’opposition ont quitté le conseil. Les délégués au CCAS et les délégués à la commission d’appel d’offres des marchés publics ont ensuite été élus. Une situation que dénonce Anne Vignot qui veut saisir le préfet et si besoin amener l’affaire au tribunal administratif.

Vivez en direct le Conseil municipal d’installation

C’est un moment historique que s’apprête à vivre la Ville de Besançon. À gauche depuis 1953, elle va laisser siéger Ludovic Fagaut (LR), premier maire à droite depuis Henri Régnier. Après le rappel des résultats, les 55 nouveaux conseillers municipaux éliront leur maire. Suivez le conseil en direct sur maCommune.info.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 18.21
nuageux
le 04/04 à 15h00
Vent
1.19 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
65 %