Régionales : le Premier ministre devrait proposer de décaler le scrutin d'une semaine fin juin

Publié le 13/04/2021 - 08:23
Mis à jour le 13/04/2021 - 08:23

Le Premier ministre Jean Castex va proposer mardi13 avril 2021 au parlement que les élections régionales et départementales aient bien lieu au mois de juin, « peut-être en décalant » le deuxième tour au 27 juin, selon le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand.

© D Poirier  ©
© D Poirier ©

"Le Premier ministre va proposer que les élections aient lieu au mois de juin, peut-être en décalant jusqu'au 27 juin le deuxième tour (...) je le pense et je m'en félicite", a déclaré M. Ferrand au micro de RTL. Dans ce cas de figure, motivé par la crise sanitaire, le premier tour aurait lieu le 20 juin, là aussi une semaine après la date prévue au départ

Jean Castex doit donc défendre le maintien en juin des élections départementales et régionales à l'occasion d'un débat devant le Parlement mardi et mercredi, après avoir laissé planer le doute avec une consultation controversée menée directement auprès des maires sur fond d'épidémie de Covid.

Votes consultatifs à l'Assemblée mardi et au Sénat mercredi

Mais en demandant directement aux maires de répondre via les préfets avant lundi midi par "oui" ou "non" à la question de savoir si les conditions préconisées par le Comité scientifique leur semblaient réunies pour tenir les élections, le gouvernement a semé le trouble. Il s'est attiré les foudres des associations d'élus et de l'opposition, qui l'ont soupçonné de vouloir reporter des élections a priori défavorables pour la majorité.

D'autant que l'Association des maires de France (AMF), l'Assemblée des départements de France (ADF) et Régions de France s'étaient déjà prononcées pour le maintien des scrutins, dans un courrier, daté de jeudi, adressé à l'exécutif.

Une majorité (56%) de maires directement consultés se sont prononcés pour le maintien des scrutins. Au total, environ deux-tiers (69%) d'entre eux ont répondu.

L'AMF, dirigée par l'ex-ministre François Baroin et considéré par certains comme présidentiable à droite, s'est immédiatement félicitée que les élus "conformément à l’avis formulé par ses instances représentatives (...) aient manifesté leur volonté que le calendrier électoral soit respecté" et "su placer l’intérêt général au-dessus de toute considération politique".

Ces atermoiements sont aussi la conséquence de la clause de revoyure prévue dans la loi approuvée cet hiver, qui devait se baser sur un avis du Conseil scientifique. Celui-ci ne s'est finalement pas prononcé sur un éventuel report, laissant début avril la responsabilité à l'exécutif.

"LREM est partagée"

Or, selon une source parlementaire, "LREM est partagée sur le sujet", entre le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, d'une part, et Stanislas Guerini, le délégué général du parti, et Christophe Castaner, chef de file des députés, qui sont "officiellement" pour le maintien. "Macron, en sous-main, est pour le report", selon cette source.

Certaines considéraient comme "un aveu" la lettre adressée la semaine dernière à Jean Castex par le président (LREM) de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, dans laquelle il craignait que "l'absence d'une campagne électorale (...) accroisse encore ce qu'il est convenu d'appeler la +prime au sortant+".

Du côté de l'opposition, les critiques ont fusé, principalement chez les Républicains qui président plusieurs régions et comptent se servir du scrutin comme tremplin pour l'Elysée.

"C'est comme si on envoyait au maire une sorte de sondage pour leur demander si les Français devaient payer leurs impôts", a ironisé l'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy sur Sud Radio.

"On ne va pas nous faire la différence entre les élections essentielles et celles qui ne le sont pas", a martelé sur BFM-TV et RMC, Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France et candidat pour 2022, qui a dit quitter la vie politique s'il était battu aux régionales.

Le débat annoncé au Parlement au dernier moment a également suscité des critiques: "C'est à 16H27 par SMS, puis 16H43 par un courrier du cabinet du Premier ministre que nous avons appris officiellement la tenue d'un débat 50-1 (...) Au bout du compte, le gouvernement est le seul décideur du maintien ou pas des élections, il ne doit pas se défausser", a résumé la sénatrice communiste Eliane Assassi.

(AFP)

Politique

Parcoursup remplacée en 2028, classes plafonnées à 28 élèves : ce que le Gouvernement promet aux lycéens

À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

" Casseurs-payeurs " : un projet de loi critiqué au Sénat, en plein coeur de la contestation

Au coeur d'un automne marqué par de nombreux mouvements de contestation virant parfois aux pillages, le Sénat se penche mardi sur le projet de loi "casseurs-payeurs" et ses mesures décriées sur la responsabilité collective des fauteurs de trouble et la saisie de leurs prestations sociales.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Mise à jour • Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage