Comment garantir l'équilibre entre la Bourgogne et la Franche-Comté ?

Publié le 02/12/2015 - 13:05
Mis à jour le 23/04/2019 - 17:13

RÉGIONALES 2015. Au 1er janvier 2016, la Bourgogne et la Franche-Comté ne feront plus qu’un. À 99%, la capitale future capitale sera Dijon même si c’est à la future assemblée régionale de se prononcer définitivement d’ici l’été 2016. Si les maires de Dijon et Besançon prônent un pôle métropolitain, comment les candidats aux régionales envisagent-ils l’avenir pour maintenir un équilibre entre les deux régions mais aussi entre Besançon et Dijon. Avec quelle organisation dans le fonctionnement de la Bourgogne Franche-Comté. Voici leurs réponses. 

questions aux candidats

UDI-LR-DVD : François Sauvadet

"Je l’ai annoncé dès le début : nous mettrons en place une région fédérale, ancrée dans les territoires. Le débat entre Dijon et Besançon est important et légitime et nous veillerons à un équilibre entre ces deux agglomérations, mais ma volonté c’est que chacune des 3 831 communes de Bourgogne Franche-Comté se sente pleinement impliquée dans le développement de notre Région.

Pour mieux assumer les nouvelles compétences confiées par la loi NOTRe du 7 août 2015, la Région doit redevenir un acteur de proximité au service du quotidien de chacun ainsi qu’un acteur stratégique de premier plan au service de l’emploi et de l’activité dans nos territoires.

Un espace régional sera donc créé dans chaque département afin d’assumer les missions de proximité dévolues à la Région. Nous le ferons à moyens constants et en lien avec les Départements qui sont les premiers acteurs de la solidarité territoriale aux côtés des 3 831 communes et de leurs groupements. Les sièges centraux de Dijon et Besançon seront maintenus et spécialisés (ex : pilotage du réseau européen depuis Besançon 

Les trois antennes régionales existantes en Bourgogne (Auxerre, Mâcon et Nevers) seront renforcées et trois antennes régionales seront créées à Belfort-Montbelliard, Lons-le-Saunier et Vesoul. Des équipes pluridisciplinaires régionales seront amenées à se déplacer régulièrement dans tous les territoires"

Union de la gauche (PS…) : Marie-Guite Dufay

 "Depuis plus d’un an, je n’ai cessé de plaider pour une répartition équilibrée des fonctions stratégiques de la future Grande Région entre Besançon et Dijon au sein d’un véritable pôle métropolitain. J’ai le souci de faire en sorte qu’aucun territoire ne se sente relégué, et que chacun bénéficie au contraire des effets d’entraînement positifs de cette nouvelle région.

Avec Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, je n'ai pas ménagé mes efforts pour retenir à Besançon un maximum de services de l'État, et j’estime avoir été entendue par le Gouvernement. Dijon, parallèlement, a les ambitions légitimes d’une grande communauté urbaine. L'équilibre a été trouvé en accord total avec François  Rebsamen, maire de Dijon, ministre à l'époque. Pour rappel, la DIRECTE, la DREAL, l’ADEME, le Rectorat et l'INSEE demeureront à Besançon pour le compte de la future grande région. De la même manière, l'ensemble des effectifs des fonctionnaires de l'État aujourd'hui présents à Besançon sera maintenu. 

Je prends les mêmes engagements pour la Grande Région, dont les futures directions seront équilibrées entre Dijon et Besançon, dans le strict respect de la répartition actuelle des effectifs des deux régions, et sans imposer aucune mobilité géographique.

Les assemblées régionales et les réunions des commissions pourront être, elles aussi, équitablement réparties entre les deux sites actuels, qui seront donc maintenus tous les deux.

Une spécialisation de l’un et de l’autre sera progressivement mise en place pendant la durée du mandat, à la faveur des mutualisations de services, afin notamment de produire les économies de gestion que la fusion a vocation à générer. Mais surtout, j’aurai à coeur de soutenir haut et fort les projets stratégiques de ces deux villes, qui sont l’une et l’autre des pôles d’attractivité régionale".

EELV : Cécile Prudhomme

"Il faut équilibrer la répartition des services de l'État et des services régionaux entre Dijon et Besançon, mais il faut surtout veiller à la présence des services publics partout sur le territoire.  Nous voulons deux Maisons de service public par canton rural, afin que tous les habitants de la région aient accès à des services publics de proximité".

UPR : Charles Henri Gallois

"Une juste répartition des compétences et pôles entre les deux ex-régions nous semble être le moyen le plus pragmatique et efficace.  Il faut savoir que nous sommes opposés à ces fusions qui ont d'ailleurs été décidé sans jamais demander l'avis à la population. Cela aurait dû, selon nous, faire l'objet d'un référendum, comme tout grand projet impactant les citoyens. Nous souhaitons revenir aux anciennes régions, mais cela ne peut se faire qu'au niveau national. En attendant, il nous paraît évident de conserver des antennes à la fois à Dijon et Besançon".

L'Alternative à gauche : Nathalie Vermorel

"La réforme territoriale vise à hiérarchiser les territoires, concentrer les pouvoirs locaux entre quelques mains et éloigner les citoyens des centres de décision. Sa tendance « naturelle » sera donc de faire croître des inégalités territoriales, pas seulement entre Dijon et Besançon, mais d’une façon générale, entre les territoires dits « périphériques », et ceux qui seront considérés comme « attractifs ».  Bien entendu, la perte du statut de capitale régionale pour Besançon est un choc administratif, économique et social, dont nous ne mesurons pas encore les effets aujourd’hui.

 La seule façon d’en limiter l’ampleur est de résister pied à pied aux démantèlements et délocalisations des services, qu’il s’agisse de ceux de l’État ou de la région, et de se doter de nombreux élus de proximité combattifs qui, comme ceux de la liste L’Alternative à Gauche », seront des élus du peuple au plus près de ses difficultés attentes, de ses difficultés et de ses luttes.

 Nous sommes opposés à la concentration des services, qu’ils ‘agisse des services régionaux ou d’Etat sur une seule des deux régions. Il n’est pas plus raisonnable de piloter les services de santé sur la Bourgogne-Franche-Comté depuis une ARS située à Dijon que les services d’éducation nationale depuis un rectorat à Besançon. Dans tous les cas, les risques de dérive vers une gestion autoritaire, lointaine et technocratique sont réels. Le choc de mobilité, géographique ou professionnelle, subi par les personnels touchés par cette restructuration, est considérable. 

 À ce moment de crise sociale et politique où nos concitoyens ont un besoin immense de disponibilité des services publics, la désorganisation provoquée par cette réforme menée à la hussarde est particulièrement malvenue. Pour des raisons évidentes de proximité, nous nous prononçons pour le maintien d’antennes des services régionaux et d’État à Besançon, et bien entendu à un niveau infrarégional, et les élus de la liste L’Alternative à Gauche seront particulièrement vigilants sur l’organisation et le fonctionnement de la future région".

Debout la France : Maxime Thiébaut

"Il faut que chaque département de la région soit représenté par un vice-président. Il n’y aura donc pas plus de huit vice-présidents. Ils seront traités à égalité et aucun territoire ne sera oublié.

Pour éviter une partie des inconvénients et pour respecter les territoires qui composent cette nouvelle région administrative, sera nécessaire de procéder à une importante décentralisation. Les décisions doivent être prises au plus près des habitants.  Chacun au sein de la région doit conserver ses spécificités sans que celles-ci soient une gêne, un frein pour l’ensemble. Les diversités sont au contraire une source de richesse apportée à l’ensemble".

MoDem : Christophe Grudler

 "Le déclassement territorial de Besançon, mais également l’éloignement des autres villes moyennes du cœur de décisions régionales (Belfort – Macon – Nevers – Auxerre) ne peuvent que créer l’effondrement de cette région. Je ne veux pas voir des territoires déclassés ou délaissés. Cela signifie que chaque capitale départementale doit pouvoir porter une représentation régionale et des services de proximité. La mutualisation et les relations avec les Agglomérations seront primordiales. La loi NOTRe est claire, les nouvelles régions doivent reposer sur leur métropole. Nous n’en avons pas. Alors tirons en avantage et reposons notre région sur le réseau déjà formé des villes moyennes, capitales départementales.

Chaque élu de ma liste est ancré dans la réalité territoriale de son département, d’où d’ailleurs des propositions départementales aux côtés des propositions régionales. Nous sommes face à une nouvelle organisation où la proximité doit se réinventer par la présence accrue des élus et par des relations privilégiées avec et entre les villes moyennes". 

Alliance Écologiste Indépendante : Julien Gonzales : pas de réponse 

Lutte Ouvrière Claire Rocher : pas de réponse 

FN : Sophie Montel : pas de réponse

fusion des régions

Fusion des régions Bourgogne Franche-Comté : " un résultat perdant-perdant " selon Alain Joyandet

Dans un communiqué du 7 décembre 2020, le président de la commission des Finances de la région Bourgogne Franche-Comté livre les résultats de son analyse de la gestion financière de la région au cours du mandat qui s’achèvera en 2021. Pour lui, la fusion des deux régions est « perdant-perdant » tandis que l’objectif était de réaliser une opération « gagnant-gagnant ».

Fusion Bourgogne-Franche-Comté : les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 2,2 % entre 2015 et 2018

Trois régions sur treize ont réduit leurs dépenses de fonctionnement après la réforme territoriale de la fusion des régions. En Bourgogne Franche-Comté, les dépenses de fonctionnement – à périmètre constant – ont augmenté de 2,2 % entre 2015 et 2018.

Réforme territoriale : le coup de gueule de Gérard Quété, maire de Vuillafans

A la veille de la visite de la secrétaire d’État en charge des collectivités territoriales en Bourgogne Franche-Comté pour parler de la fusion des régions et de la réforme territoriale, nous avons reçu du maire de Vuillafans (village de 800 habitants de la vallée de la Loue) cette prise de position sans ambiguïté aucune concernant les communes de la réforme territoriale en cours et de son impact sur les communes.

Réforme territoriale : Jean-François Longeot " inquiet " pour les territoires ruraux

S’étant opposé contre l’adoption définitive de la Proposition de la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) le 16 juillet dernier, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a été reçu le 23 août 2016 au ministère de l’aménagement du territoire pour défendre l’avenir du monde rural.

Philippe Gonon : la dérive de nos institutions locales

Promulguée le 7 août 2015, la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République confie de nouvelles compétences aux régions et redéfinit clairement les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale. Philippe Gonon, vice président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) du Doubs craint un « court-circuitage » des instances locales. 

Politique

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 7.16C°
légère pluie
le 24/10 à 02h00
Vent
6.85 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
87 %

Sondage