Signature de la charte des bars : "On n'a pas le choix"

Publié le 17/10/2014 - 10:45
Mis à jour le 17/10/2014 - 21:12

Ce jeudi 16 octobre 2014, Stéphane Fratacci, préfet du Doubs, Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, ainsi que plusieurs autres acteurs locaux ont signé la nouvelle charte de la vie nocturne devant une centaine de représentants de bars à l’Hôtel de Ville. Elle sera mise en application à partir du 15 novembre 2014. De nombreux patrons de bars disent « ne pas avoir le choix » que de signer la charte.

 ©
©

À l'issue de la signature, les patrons de bars qui ne savaient pas encore s'ils allaient signer cette charte ont décidé d'y adhérer, mais non sans une pointe d'amertume. 

Michèle, patronne du bar Les Arcades (rue d'Arène) nous confie que "D'habitude, je ne signe pas les chartes, mais celle-ci, je vais la signer pour le gain d'heures le jeudi soir. Si j'ai bien compris, si on ne signe pas, on perd le vendredi et le samedi (obligation de fermer à 1h au lieu de 2h), donc je n'ai pas le choix." 

C'est aussi l'opinion d'Aline, patronne du Red House (quai Vauban) qui va signer la charte "parce que je n'ai pas le choix". "Par rapport aux horaires, on est obligé de la signer, on ne peut pas se permettre de fermer les vendredis et samedis à 1h. On nous force. De toute façon on signe ou on ferme" nous explique-t-elle.

Concernant le bruit dans la rue à la fermeture Michèle précise que "Le reste ne va rien changer, charte ou pas charte, à mon avis. J'essaie de faire la police devant mon bar de façon à ne pas créer de problèmes avec les voisins, charte ou pas charte, je vais faire pareil. Je pensais qu'on allait nous proposer de l'aide, avec des passages de la police, mais ce n'est pas à l'ordre du jour".

Le patron du Lucky Bar bar, plus optimiste

Antoine, un des patrons du Lucky Bar (quai de Strasbourg), pense signer la charte, car "ça ne peut être qu'une amélioration pour la qualité de notre service". Il précise que d'ores et déjà, "on lutte déjà contre l'alcoolisation massive puisqu'on ne sert pas à la bouteille, mais au verre pour mieux contrôler la consommation de nos clients et on offre beaucoup d'eau gazeuse".

Antoine ajoute que "Cette charte a le mérite d'officialiser les choses parce qu'on a l'habitude de faire les gendarmes dans notre établissement et surtout devant notre établissement". Il renchérit en déclarant que "la charte va permettre de créer des liens entre les différents établissements pour pouvoir échanger plus facilement les informations, par exemple concernant les personnes interdites de bar. En définitive, c'est une bonne chose". 

Les boîtes de nuit en colère ! 

Corinne et Gérard, patrons du Cousty, avouent être "en colère". "Pour nous, cette charte nous pénalise surtout pour le jeudi." En effet, avant cette charte, les bars devaient fermer à 2h. Dès le 15 novembre, la fermeture s'étendra jusqu'à 2h30. "Les gens vont sortir à 2h30, le temps qu'ils montent au Cousty (rue de Dole) il sera 3h, 3h15. D'habitude, les clients partent de notre établissement à ces heures-là, donc nous, on va prendre une fessée pas possible, je vous le dis franchement" nous confie Gérard. Il ajoute que cette charte "ne va pas arranger les problèmes, mais au contraire, ça va en créer de nouveaux".

Pour Jacky, patron du Styl (Grande rue), "Cette charte va amplifier le bruit dans la rue en fin de semaine et ça va continuer encore plus tard. Ce n'est pas une charte qu'il faut, ce sont des policiers, il n'y en a pas assez".

Pour le côté commercial, Jacky va devoir diminuer le nombre d'heures de ses employés : "On ouvre actuellement à minuit, je vais devoir dire à mes employés qu'on ouvrira à 1h et qu'ils vont perdre 1h de travail parce que ça ne servira à rien qu'ils viennent  plus tôt."

Economie

Bourgogne-Franche-Comté : l’Anis de Flavigny incarne le savoir-faire confiseur régional

Alors que les vacances d’été se poursuivent, les Confiseurs de France valorisent les spécialités qui font la richesse du patrimoine gourmand français. En Bourgogne-Franche-Comté, l’Anis de Flavigny figure parmi les produits emblématiques de cette tradition confiseuse. Fabriquée selon un savoir-faire ancestral, cette spécialité témoigne de l’attachement de la région à un patrimoine culinaire reconnu.

Un DSI externalisé made in Besançon : ADTC veut rapprocher les PME de leur stratégie numérique

Depuis le 30 juin 2026, ADTC propose à Besançon et en Bourgogne-Franche-Comté de gérer les systèmes d'information dans les PME et collectivités ne pouvant se permettre d'employer une personne à plein temps à ce poste. Alexandre Duffait ingénieur bisontin de formation et diplômé en management des systèmes d'information nous explique.

Comment la municipalité de Besançon peut-elle envisager le commerce sous temps de canicule ?

Après trois vagues de chaleur en deux mois, une quatrième va frapper la Bourgogne-Franche-Comté cette semaine à partir du 28 juillet. Ces températures extrêmes estivales modifient les habitudes quotidiennes et la façon dont nous effectuons nos achats à Besançon et les commerçants le savent bien. Nous avons interrogé Serge Couësme, adjoint au commerce de la municipalité de Besançon.

Les Instants gourmands reviennent fin août à Besançon : 4 jours de saveurs et de musique à Granvelle

Du jeudi 27 au dimanche 30 août 2026, les Instants gourmands feront leur retour sur la promenade Granvelle à Besançon. Organisé par l’Office du commerce et de l’artisanat, l’événement proposera une nouvelle édition placée sous le signe de la gastronomie, des découvertes culinaires et des animations musicales.

Quel est le poids du secteur hôtels, cafés et restaurants en Bourgogne-Franche-Comté ?

Les Urssaf Bourgogne et Franche-Comté ont annoncé, mi juillet 2026, la publication d’un nouveau format d’analyse statistique consacré aux hôtels, cafés et restaurants (HCR) en Bourgogne–Franche-Comté. Cette première édition s’adresse aux acteurs économiques, aux décideurs et aux partenaires institutionnels de la région.

À Besançon, Le 52 lance son appel à candidatures pour sa boutique éphémère de Noël 2026

Le 52, espace dédié aux Industries Culturelles et Créatives porté par l'association Culture Action Bourgogne-Franche-Comté, situé rue Battant à Besançon, lance son appel à candidatures pour la boutique éphémère de Noël 2026. Les créatrices et créateurs émergents de Bourgogne-Franche-Comté ont jusqu'au 31 août 2026 à minuit pour déposer leur dossier.

Observatoire des prix des fruits et légumes 2026 : pourquoi les légumes coûtent toujours plus cher aux Français ?

Selon l’Observatoire des prix des fruits et légumes 2026 de Familles Rurales dont les derniers résultats ont été publiés jeudi 23 juillet 2026, l’accessibilité économique des produits recommandés pour la santé continue de se dégrader. Si les prix des fruits se stabilisent, ceux des légumes repartent fortement à la hausse. L’association appelle les parlementaires à agir pour faciliter l’accès à une alimentation saine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 26.12
partiellement nuageux
le 03/08 à 23h00
Vent
0.83 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
63 %

Sondage