Suppression des contrats aidés : le problème va "au-delà du champ du périscolaire"

Publié le 21/08/2017 - 16:49
Mis à jour le 21/08/2017 - 16:55

Dès cette rentrée 2017, « nous allons avoir une vraie déferlante de sorties de formation« , s’inquiète le directeur des Francas du Doubs, après l’annonce 9 août dernier de la suppressions des contrats aidés.

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Sur 450 salariés, 57 emplois sont des emplois aidés et "trois emplois ne seront pas renouvelés à la rentrée", regrette Alain Buchot, vice-président du CNEA et directeur des Francas du Doubs.

L'annonce de la ministre le "9 août a été "brutal" : "Nous n'avons jamais imaginé qu'on pouvait brutalement arrêter des emplois aidés. Les besoins sociaux sont extrèmement important, ils correspondaient aux activités périscolaires, aux activités sportives, aux activités d'aides à la personnes d'une manière générale, dans les ehpad".

Pour le directeur des Francas du Doubs, la suppression des contrats aidés va engendrer plusieurs difficultés : "nous retrouverons des personnes en dehors de ses schémas de contrats aidés. Ils seront sur des contrats beaucoup plus fragiles et précaires".

Le périscolaire en péril ?

Un "contrat aidé" apportait au minimum 20 heures d'emploi hebdomadaire : "C'était la monnaie d'échange et le partenariat avec l'Etat sur une formation professionnelle qui accompagnait ce dispositif", tient à souligner le directeur.

Alain Buchot craint "des difficultés pour trouver des intervenants. On pourrait imaginer que sur certains endroits en milieu rural nous soyons en difficultés à encadrer les périscolaires. Ces emplois aidés permettent "d'élargir le temps d'accueil des enfants. Demain il reviendra aux communes de financer ses temps d'accueil". Surtout "lorsque les parents ont un long trajet pour revenir du travail".

La fin des formations ?

Le but des emplois aidés est de "permettre la profesionnalisation des personnes qui depuis longtemps étaient sans emploi, le chômeur de longue durée où le jeune qui, par leur condition, leur origine géographique, leur parcours scolaire n'avaient pas pu aller vers des formations qualifiantes", explique le directeur.

" Le champs de l'animation a développé des formations comme des certificats de qualification professionnelle, des brevets professionnels en lien avec pôle emploi pour avoir des "formations qualifiante".

C'est sur ce point que des problèmes vont voir le jour selon le directeur "ces formations se jouent sur deux voir trois ans. Les personnes sur les emplois aidés qui vont terminer leur contract fin octobre alors que la formation qu'ils poursuivent se terminera en juin 2018. Ces personnes-là ne pourront donc plus poursuivre leur formations car ils ne seront plus en situation d'emploi", explique Alain Buchot. "Le problème va au dela du champ périscolaire…"

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