Tarification des transports dans le Grand Besançon : "trop de catégories sociales ont été oubliées" (N. Bodin)

Publié le 27/06/2022 - 15:05
Mis à jour le 27/06/2022 - 15:20

Soumis au vote lors de la dernière assemblée communautaire de Grand Besançon, la question de la nouvelle tarification des transports a fait débat… Accordée pour les demandeurs d’emploi inscrits à pôle emploi, la gratuité totale n’a pas été approuvée pour les collégiens. Nicolas Bodin, à la tête du groupe PS au conseil municipal de Besançon au sein de la majorité de la maire EELV d’Anne vignot, estime que certaines catégories sociales n’ont pas été prises en compte. Il revient sur le sujet dans nos colonnes…

Nicolas Bodin  (illustration)  © Alexane Alfaro
Nicolas Bodin (illustration) © Alexane Alfaro

maCommune.info: D’une manière générale, que pensez-vous de la gratuité des transports, êtes-vous pour ou contre ?

Nicolas Bodin : "À l’heure actuelle, les transports Grand Bisontins sont déjà gratuits à 83 %. Il faut savoir que les dotations des collectivités risquent de diminuer dans les années à venir. Il faut donc se poser la question des personnes qui doivent prioritairement être bénéficiaires soit de tarifications sociales soit de gratuité. Pour moi, le débat porte sur ce point".

mC :  Selon vous, quelles sont les personnes qui devraient en bénéficier ?

N. Bodin : "Les catégories sociales qui devraient en bénéficier sont les demandeurs d’emploi (NDLR : la mesure a été adoptée pour les moins de 26 ans inscrits à pôle emploi). Il faut noter que beaucoup de personnes sont en recherche d’emploi, mais ne sont pas inscrites à Pole Emploi. Cela concerne, entre autres, les bénéficiaires des différentes formules du RSA. 

Les bénéficiaires de l’allocation handicapée et du minima vieillesse (ASPA) n’ont pas non plus été prises en compte dans les mesures proposées lors du conseil communautaire. Ils n’ont même pas été abordés jeudi soir. D’un point de vue social, je pense que ce sont ces personnes-là qui sont prioritaires. 

Lorsque l’on regarde le "Pass demandeurs d’emploi" dans le rapport du conseil, ce n’est pas la gratuité qui est proposée, mais une extension géographique. Les personnes continueront à payer 2 ou 10 euros". 

mC : Certains élus disent que vous ne respectez pas le programme d’Anne Vignot "Besançon par Nature". Que leur répondez-vous ?

N . Bodin : "Dans le programme "Besançon par Nature" (NDLR : programme proposé par Anne Vignot et ses soutiens lors de sa campagne pour l’élection municipale), il avait été noté : "Nous proposerons la gratuité du réseau Ginko pour les moins de 26 ans et une tarification solidaire pour les personnes bénéficiaires des minimas sociaux". 

Alors quand certains nous disent que l’on ne respecte pas le programme… ces éléments sont dans la phrase de "Besançon par Nature". Il n’y a pas eu rupture du contrat.

Mon objectif, c’est que davantage de personnes prennent les transports en commun à la fin du mandat". 

mC :  Concrètement, pouvez-vous nous dire ce que le groupe PS souhaiterait ?

N. Bodin : "Par rapport au rapport du GIEC, il massivement encourage les transports en commun. Je pense que cela passe par plusieurs choses : une tarification adaptée (qui peut être gratuite, mais surtout sociale), avoir une offre réellement adaptée, avoir du matériel de qualité. 

Selon moi, le rapport de jeudi était incomplet. Globalement, nous sommes tous d’accord avec les élus PS". 

mC : Et concernant les collégiens ?

N. Bodin : "La gratuité totale pour les collégiens correspond à 1,2 million d’euros. Je répondrai donc à cette question lorsqu’on aura évalué le coût de la gratuité pour toutes les personnes dont j’ai parlé. 

Philosophique, je ne suis pas contre. Mais si je dois choisir, je pense que certaines personnes sont prioritaires (NDLR : personnes en recherche d’emploi non-inscrites à pôle emploi, bénéficiaires du RSA, de l’allocation handicapée, du minima vieillesse). On est en train de choisir entre des injustices. Trop de catégories sociales ont été oubliées". 

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.85C°
légère pluie
le 21/10 à 08h00
Vent
2.74 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
93 %

Sondage