Tensions au sein du dernier conseil municipal de Besançon : des élus exigent des excuses

Publié le 07/11/2023 - 10:04
Mis à jour le 07/11/2023 - 10:04

Lors du dernier conseil municipal de Besançon qui s'est tenu ce lundi 6 novemnbre 2023, plusieurs élus ont quitté la salle après des altercations concernant la condamnation des tags antisémites découverts à Besançon. Parmi ces élus, le député du Doubs Laurent Croizier, président du groupe Ensemble Bisontin et le chef de file de l'opposition Ludovic Fagaut acompagnés des élus de Besançon Maintenant. 

C’est durant le sujet concernant "le classement au titre des monuments historiques du monument aux morts du cimetière de Saint-Claude" que l’altercation a eu lieu entre la maire de Besançon et le député du Doubs. 

Alors que durant son discours, Laurent Croizier revient sur les inscriptions antisémites découvertes dernièrement à Besançon, Anne Vignot l’interrompt pour lui reprocher de "ne pas respecter les règles que vous nous reprochez". Le député ayant demandé un peu plus tôt dans le conseil de ne pas s’éloigner du sujet traité à savoir "le bâtimentaire". 

Une attitude qui a décontenancé le député : "Vous vous rendez compte des raisons pour lesquelles vous m’avez coupé la parole ?". Anne Vignot lui a à son tour reproché "un manque de respect auprès d’une élue". 

Le député a pu reprendre son discours dénonçant les inscriptions antisémites. À la fin de celui-ci Anne Vignot l’a remercié en précisant qu’il s’agissait "exactement du travail et des paroles qui ont été portées" et qu’elle pensait "que vous remercieriez notamment la maire qui porte la parole pour l’ensemble du conseil municipal". 

"Nous attendons des excuses"

Une "perte de sang-froid impardonnable" pour Laurent Croizier qui a préféré quitter le conseil municipal suivi par les membres de Besançon Maintenant après que la maire de Besançon ait "nié le rejet du nazisme du premier vice-président du département Ludovic Fagaut et des élus du groupe Besançon Maintenant" selon un communiqué commun des représentants d’Ensemble Bisontins et Besançon Maintenant envoyé à la suite du conseil. 

"Il était impossible de poursuivre le conseil municipal devant une attitude aussi incompréhensible et choquante" expliquent-ils. "Nous attendons des excuses" a également précisé sur ses réseaux sociaux Ludovic Fagaut. "Dans des moments aussi graves, l’unité, au-delà des sensibilités politiques, devaient s’imposer" a conclu le communiqué de presse.

Politique

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

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Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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