Voeux : Macron parle, les "gilets jaunes" veulent se faire entendre

Publié le 31/12/2018 - 15:28
Mis à jour le 31/12/2018 - 15:32

Emmanuel Macron va tenter de reprendre le cap de son quinquennat en adressant ses voeux aux Français à 20H00 ce 31 décembre 2018, au moment-même où des « gilets jaunes » lui rappelleront leur force en se retrouvant aux Champs-Elysées.
 

Emmanuel Macron illustration  © capture france TV ©
Emmanuel Macron illustration © capture france TV ©

Dans cet ultime discours d'une année qui a vu sa popularité s'effondrer, le président va, selon un proche, user de mots marquant "autorité et rassemblement", avec le double défi d'apaiser les colères et de relancer son programme de réformes.

A quelques heures de son allocution, la controverse autour d'Alexandre Benalla a tourné lundi au bras de fer entre l'Elysée et l'ex-chargé de mission, qui assure être resté régulièrement en contact avec le président après son licenciement pour faute grave cet été. Il "se venge (...) en entretenant tout un faisceau de contrevérités et d'approximations", a répliqué le palais présidentiel.

Plus de 23 millions de personnes avaient regardé l'intervention d'Emmanuel Macron à la télévision le 10 décembre - un record pour une intervention politique -, quand, pressé par les revendications des "gilets jaunes", il a annoncé 10 milliards d'euros d'aides en faveur du pouvoir d'achat.

Apaiser la colère

Lundi soir, plus question d'annonces. L'enjeu pour le président est de convaincre qu'il peut montrer davantage d'écoute et de bienveillance, lui dont certaines phrases cassantes cette année continuent à choquer une partie de l'opinion, du "pognon de dingue" aux "Gaulois réfractaires".

Il devra "démontrer qu'il met réellement fin au mépris, à l'arrogance, au mensonge, et qu'il change sa politique", a exhorté la porte-parole des Républicains Laurence Sailliet.

Les vœux à la nation, tradition républicaine maintenue par M. Macron, lui redonnent l'opportunité de parler des réformes annoncées pour 2019, en particulier celle des retraites et de la fonction publique, mais aussi des nouvelles initiatives, à commencer par ce "grand débat national" prévu de janvier à mars avec lequel l'exécutif espère apaiser la colère des "gilets jaunes".

Le président pourrait rappeler les limites de cet exercice, comme il l'avait déjà fait le 10 décembre: pas question de rejouer la présidentielle ni de "détricoter" ce que le gouvernement et le Parlement ont mis en place depuis 18 mois.

Ces lignes rouges ne sont pas sans risque. Faute de résultats concrets, le "grand débat" pourrait entraîner de nouvelles frustrations et contestations. Quant à l'opportunité de lancer des "référendums d'initiative citoyenne", réclamés par une partie des "gilets jaunes" et par l'opposition, le président ne s'est pas encore prononcé.

Emmanuel Macron devra en tout cas retarder la réforme constitutionnelle à laquelle il reste très attaché, jusqu'à la fin du grand débat.

Le début de 2019 recèle d'autres embûches, comme la mise en place de la prime d'activité d'une centaine d'euros pour les petits salaires. L'effet de l'entrée en vigueur du prélèvement à la source est une autre inconnue.

Rassemblement "festif et non violent"

Son allié François Bayrou (MoDem) a plaidé lundi pour que soit rétablie "l'unité du pays" parcouru "d'interrogations, de doutes et de désarroi".

Une partie des "gilets jaunes" compte se faire entendre juste au moment des voeux présidentiels: un appel est lancé sur Facebook pour un rassemblement "festif et non violent", sur les Champs-Elysées à 20H00, en vue du passage à la nouvelle année "qui sera riche de changements et de victoires". En tout, quelque 10.000 personnes annoncent vouloir répondre à deux appels différents.

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a souhaité lundi que le "cri légitime" des "gilets jaunes" soit entendu en 2019, en présentant ses vœux aux côtés de militants de ce mouvement à Auxerre (Yonne).

La sécurité sera renforcée à Paris comme dans d'autres grandes villes où des appels ont été lancés, notamment sur le pont d'Aquitaine à Bordeaux.

Un périmètre de protection sera instauré dès 16H00 lundi autour des Champs-Elysées et de la place de l'Etoile, dans un contexte également marqué par le risque d'attentats.

Pour la Saint-Sylvestre 2017, près de 140.000 membres des forces de sécurité et de secours avaient été mobilisés sur l'ensemble du territoire.

(Source AFP)

Politique

À Besançon, La France insoumise apporte son soutien aux mobilisations lycéennes

Dans un communiqué publié le 30 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, apporte son soutien aux mobilisations lycéennes en cours en France et à Besançon. Les élu(e)s dénoncent les conditions d’enseignement et appellent à la non-violence et à la protection des jeunes lors de la journée de mobilisation annoncée le 1er octobre.

Département du Doubs : le groupe minoritaire pointe des écarts entre annonces et résultats

Au lendemain de la séance de l’Assemblée départementale du Doubs, le groupe minoritaire ”Doubs social, économique et solidaire” revient sur plusieurs dossiers examinés lundi 28 septembre : protection de l’enfance, aide à domicile, collèges et politique jeunesse. Dans un communiqué, les élus confrontent les annonces présentées pendant la séance aux chiffres figurant dans les rapports et estiment que plusieurs engagements restent à concrétiser.

Département du Doubs : la majorité départementale affiche ses priorités, des pompiers aux collèges

Réunis lundi 28 septembre 2026 en assemblée départementale, les élus de la majorité ont notamment annoncé une hausse d’au moins 5 % de la contribution au Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) pour le prochain budget. Jeunesse, protection de l’enfance, restauration scolaire et rénovation des collèges figuraient également à l’ordre du jour.

Élections sénatoriales : les résultats en Franche-Comté

Dimanche 27 septembre 2026, les grands électeurs étaient appelés à désigner les sénateurs de trois départements de Franche-Comté. Dans le Doubs, les sénateurs sortants Jean-François Longeot et Jacques Grosperrin renouvellent leur mandat, tandis qu' Arnaud Marthey fait son entrée à la chambre haute du Parlement. Le candidat socialiste permet à la gauche de retrouver une représentation au Sénat.

À Audeux, le maire décide d’avancer l’installation de la vidéoprotection d’un an

La municipalité d’Audeux souhaite accélérer l’installation de la vidéoprotection, initialement programmée pour 2027. Une consultation organisée auprès des foyers de la commune fait apparaître 74 votes favorables sur 78 participants, a-t-on appris dans un communiqué du maire le 26 septembre 2026.

Armes létales et vidéosurveillance à Besançon : les élus insoumis saisissent le préfet du Doubs

À Besançon, le conseil municipal de rentrée du 17 septembre 2026 continue de susciter des réactions. Les élu(e)s de La France insoumise, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, mettent aujourd’hui en cause la légalité de deux délibérations adoptées lors de cette séance, l’une concernant l’armement létal de la police municipale, l’autre l’extension de la vidéosurveillance. Ils ont saisi le préfet du Doubs afin qu’il exerce son contrôle de légalité et demande, le cas échéant, au tribunal administratif de suspendre ces décisions.

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

Un mur qu’on efface ne fait pas disparaître les idées

BILLET • L’art n’est pas là pour plaire, il n’est pas là pour flatter, rassurer ou obtenir l’approbation de tout le monde. L’art est là pour exprimer, pour questionner, pour déranger parfois, bousculer, pour provoquer, pour faire réfléchir. Et, de temps en temps, pour mettre en colère. C’est précisément pour cela qu’il est précieux.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 17.64C°
couvert
le 01/10 à 11h00
Vent
4.23 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
87 %

Sondage