YouTube : nouvelle polémique autour de pédo-pornographie

Publié le 22/02/2019 - 10:27
Mis à jour le 17/04/2019 - 15:08

YouTube (Google) a assuré jeudi 21 février 2019 avoir retiré des millions de commentaires et supprimé des comptes visiblement utilisés par des pédophiles pour se transmettre des vidéos d’enfants, un problème qui a poussé certaines marques à retirer leurs publicités du site.

©YouTube ©
©YouTube ©

Selon la vidéo d'un blogueur diffusée sur internet ce week-end, des utilisateurs parviennent à entrer en contact entre eux et à transmettre des vidéos d'enfants tout à fait inoffensives, par exemple des petites filles faisant de la gym ou du yoga, mais qui intéressent des pédophiles.

D'après ce blogueur, ces utilisateurs utilisent notamment les commentaires sous ces vidéos pour identifier et se transmettre des contenus. Ils parviennent ainsi à contourner les interdictions de YouTube à propos de pédo-pornographie et à créer de fait une sorte de "réseau" de pédophiles. Le blogueur estime que l'algorithme de la plateforme facilite ces agissements, en recommandant aux utilisateurs d'autres vidéos similaires, et s'indigne que ces vidéos soient de fait "monétisées", puisque des publicités apparaissent au début ou à côté.

C'est ce qui a poussé les groupes Epic Games (derrière le jeu à succès Fortnite) ou Nestlé à retirer pour l'instant leurs publicités de YouTube. Selon la presse américaine, Disney et l'opérateur télécoms AT&T ont fait de même.

Suppression de chaînes et de comptes

Déjà confronté par le passé à des boycotts d'annonceurs, YouTube a assuré jeudi avoir "immédiatement pris les mesures correspondantes, en supprimant des chaînes et des comptes, en signalant toute activité illégale aux autorités et en désactivant les commentaires sur des dizaines de millions de vidéos incluant des mineurs", selon un porte-parole. "Il reste encore des choses à faire, et nous continuons à travailler pour améliorer notre dispositif et être encore plus rapide pour appréhender ces abus", a-t-il continué.

La plateforme ajoute avoir pris des mesures "au-delà de ce qui avait été signalé", en supprimant des milliers de commentaires inappropriés, en signalant les commentaires illégaux au "Centre national pour les enfants disparus et exploités" et en supprimant "des dizaines de vidéos mises en ligne avec des intentions légitimes mais mettant clairement des mineurs en danger".

Ce n'est pas la première fois que YouTube doit effacer des contenus

En novembre 2017, YouTube avait effacé des dizaines de milliers de vidéos d'enfants qui s'accompagnaient de commentaires au ton très déplacé, voire à caractère pédophile, tentant de rassurer des annonceurs inquiets, dont certains avaient décidé de retirer leurs pubs de la plateforme. "Nous avons des politiques claires contre les vidéos et les commentaires sur YouTube qui sexualisent ou exploitent les enfants et nous les appliquons de manière drastique à chaque fois que nous sommes alertés sur un tel contenu", avait alors assuré un porte-parole de YouTube.

Quelques mois plus tôt, plusieurs grands annonceurs, dont Procter&Gamble et AT&T, avaient déjà retiré leurs campagnes de YouTube, quand il était apparu que des publicités étaient adossées à des contenus antisémites, incitant à la haine ou faisant l'apologie du terrorisme. Le scandale avait fait surgir des débats sur la "brand safety", c'est-à-dire la nécessité pour les marques d'éviter que leurs publicités n'apparaissent dans un environnement inapproprié.

(Source : AFP)

Société

Marche LGBTQIA+ à Besançon : “C’est encore insupportable de savoir que deux hommes couchent ensemble”

La marche militante LGBTQIA+ (ou marche des fiertés) de Besançon se tiendra le samedi 16 mai 2026. Organisée par le collectif 17 mai, cet événement revendicatif et festif s’inscrit dans une dynamique locale initiée depuis 2020, avec le soutien de l'ancienne maire Anne Vignot et la participation de nombreuses associations du territoire. On en parle en détail avec Lucie Dernière Minute, responsable de l’organisation de l’évènement.

Besançon est-elle menacée par la mouvance “masculiniste” ?

La préfecture du Doubs organisait ce mercredi 6 avril un exercice de sécurité grandeur nature simulant une attaque terroriste menée par des assaillants se réclamant du courant “masculiniste”. Ce choix de scénario soulève des interrogations. Faut-il y voir une menace réelle pour Besançon ? Et cette mouvance vise-t-elle uniquement les femmes ? Éléments de réponse.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Attaque masculiniste au collège : un exercice grandeur nature avec deux morts simulés à Quingey

VIDÉOS + DIAPORAMA • Un exercice de sécurité civile grandeur nature s’est tenu mercredi 6 mai au collège Félix Gaffiot, dans la commune de Quingey. Organisée à l’initiative de Rémi Bastille, cette simulation visait à entraîner les différents services de secours et de gestion de crise à la prise en charge d’un événement provoquant de nombreuses victimes.

Dans le Doubs, la contestation de l’expulsion d’un ressortissant kosovar adressée au préfet

Dans une lettre ouverte datée du 22 avril 2026 et adressée au préfet du Doubs, le président du Collectif de Défense des Droits et Libertés des Étrangers (CDDLE) exprime son désaccord après l’expulsion d'un père de famille originaire du Kosovo, une mesure qui a conduit, selon la lettre, à la séparation de l’intéressé avec son épouse et leurs trois enfants restés en France à ce moment-là.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 8.77
ciel dégagé
le 09/05 à 00h00
Vent
1.45 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
90 %

Sondage