Réforme des collèges : "L'utilité de cette réforme ne devrait pas être discutée" selon le recteur

Publié le 13/03/2015 - 15:15
Mis à jour le 16/04/2019 - 14:52

Le recteur de l’académie de Besançon, Jean-François Chanet, a commenté la réforme des collèges qui sera mise en place dès la rentrée 2016 lors d’une conférence de presse ce vendredi 13 mars 2015. Accompagné du doyen Michel Mazaudier et de plusieurs inspecteurs d’académie, le recteur a jugé cette nouvelle réforme d’« extrêmement ambitieuse ». 

 ©
©

"L'utilité de cette réforme ne devrait pas être discutée", a déclaré Jean-François Chanet. "Les constats qui sont faits, le bilan à partir d'indicateurs à la fois ministériels, scientifiques, indépendants et internationaux convergent pour faire apparaître des carences du collège tel qu'il existe actuellement dans notre pays" explique-t-il. Ces carences sont telles qu'il y a même "un constat de régression" qui est dressé. Le recteur constate que des élèves arrivent en 3ème avec des pertes par rapport à leur entrée en 6ème notamment dans des matières fondamentales. 

Une réforme simultanée des programmes

Il s'agit d'une "refondation" de l'école explique Jean-François Chanet, "et on arrive à un moment où on va actionner plusieurs leviers en même temps : la réforme du socle, celle des cycles et celle du collège". Une réforme simultanée des programmes, de l'organisation du temps scolaire, et de la pédagogie "est extrêmement ambitieuse". Une adaptation de la structure aux besoins des élèves et qui porte une attention à la réalité des publics visés, "c'est bien le moins que l'on peut attendre d'une réforme" précise-t-il.  De plus, le recteur de l'académie de Besançon observe que "le collège actuel accroît les inégalités et trie, plutôt qu'il n'élève". 

Une "évolution pédagogique"

Par les enquêtes menées dans les académies et des collèges par des inspecteurs, le ministère de l'Éducation constate qu'aujourd’hui, le collège est "trop uniforme" et qu'il n’est "pas adapté à la diversité des élèves". De son côté, le recteur observe que "Le collège actuel accroît les inégalités et trie, plutôt qu'il n'élève".

La réforme des collèges souhaite "tenir compte des spécificités de chaque élève et établir des temps d’accompagnement personnalisé pour s’assurer que chaque élève maîtrise les savoirs fondamentaux et leur permettre d’approfondir leurs apprentissages.

Jean-François Chanet explique qu'il y a deux types d'enseignements complémentaires : "pratique et interdisciplinaire" et "l'accompagnement personnalisé des élèves" ce qui inclut les parcours de citoyenneté.

Cette pratique interdisciplinaire s'articule autour de 8 thèmes : "développement durable", "science et société", "corps, santé et sécurité",  "information, communication, citoyenneté", "culture et création artistique", "monde économique et professionnel", "langue et culture de l'Antiquité", "langue et culture régionales et étrangères". 

Le recteur ajoute qu'il faudra un effort "important" des enseignants dans la mise en œuvre de leur pratique. 

"Un peu plus de moyens"

Près de 4.000 professeurs seront recrutés pour la mise en place de cette réforme des collèges. Jean-François Chanet observe que "les moyens ne sont pas diminués, mais sont un peu augmentés".

Jean-François Chanet n'a pas pu répondre aux questions concernant la grille horaire et le calendrier de sa mise en œuvre, c'est-à-dire si cette réforme sera appliquée à l'ensemble des années collège d'un seul coup à la rentrée 2016 ou non. Ces décisions ne sont pas encore prises au ministère de l'Éducation.

Education

Parcoursup remplacée en 2028, classes plafonnées à 28 élèves : ce que le Gouvernement promet aux lycéens

À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

Crise lycéenne : les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation

Après un mois de blocus et de manifestations, les annonces très attendues du gouvernement lundi 26 octobre 2026, dont le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, n'ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

À Morteau, des collégiens participent à la construction de la future bibliothèque de la ressourcerie

Les élèves de la classe de Cyril Louvrier, enseignant au collège Jean-Claude Bouquet de Morteau, ont passé la journée du vendredi 16 octobre 2026 à l'Atelier du Bélieu pour fabriquer de leurs mains les rayonnages de la future bibliothèque du magasin de la ressourcerie, dont l'ouverture est prévue en décembre.

Manifestation " Acte II " : l’intersyndicale dénonce l’absence de réponse politique et soutien la mobilisation du 24 octobre

Dans un communiqué, l’intersyndical CGT éduc’ation, FO, FSU, Solidaires renouvelle son soutien au mouvement lycéen et appelle à soutenir les mobilisations du samedi 24 octobre 2026. À Besançon, le rendez-vous est donné à 14h place de la Révolution. Pour rappel, la préfecture a interdit les manifestations non déclarées. Les personnes qui ne respecteraient pas cette interdiction s’exposent à une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros.

Enilea Mamirolle-Poligny : Laurence Maire du Poset prend la direction de l’établissement

Laurence Maire du Poset a pris ses fonctions à la direction de l'École nationale de l'innovation, des laboratoires, de l'eau et de l'alimentation Mamirolle-Polignyle 14 octobre 2026. Issue du monde agricole et de l’enseignement, elle souhaite renforcer l’attractivité de l’établissement et développer ses formations.

Arrestation d’un lycéen à Besançon : l’intersyndicale dénonce une interpellation abusive

L’intersyndicale, CGT éduc'ation, Snes-FSU, Sud éducation et des enseignants du lycée Pergaud dénoncent, ce jeudi 15 octobre 2026, l'arrestation d'un élève de terminale qui participait à la mobilisation ce matin. Des lycéens se dirigent cet après-midi vers le commissariat de Besançon. 

Mobilisation lycéenne à Besançon : entre 1 000 et 2 000 manifestants dans les rues ce mardi

DIAPORAMA + VIDÉO • Ce mardi 13 octobre 2026, la mobilisation lycéenne a connu son cinquième acte en France, notamment à Besançon. Dans l’après-midi, entre 1 100 personnes selon la police et environ 2 000 selon les syndicats ont défilé dans les rues de la capitale comtoise. Les manifestant(e)s réclament davantage de moyens pour l’Éducation nationale et, plus largement, pour les services publics.

À Besançon, un partenariat inédit entre le master de droit pénal et la Cour de cassation

L’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon et la chambre criminelle de la Cour de cassation ont conclu un partenariat de deux ans. Il permettra notamment aux étudiants de master 2 en droit pénal d’effectuer un stage au sein de la juridiction et d’assister à des audiences.

Mobilisation lycéenne : nouvel appel à manifester ce mardi 13 octobre 2026 à Besançon

À l’appel de l’intersyndicale composée de la FSU 25, de la CGT Educ'action 25, du SNFOLC 25 et de SUD Éducation Franche-Comté, les personnels sont invités à se mobiliser et à se mettre en grève le mardi 13 octobre 2026. Une manifestation aux côté des lycéens est prévue en ce sens à 14h15 au départ du parking Battant.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 6.39C°
ciel dégagé
le 28/10 à 22h00
Vent
3.56 m/s
Pression
1028 hPa
Humidité
89 %

Sondage