Yves-Michel Dahoui ne se présente plus à la mairie de Besançon. Il s'explique…

Publié le 30/03/2018 - 11:47
Mis à jour le 16/04/2019 - 11:39

L’adjoint au maire à l’éducation a décidé de quitter le parti socialiste et le groupe apparenté au conseil municipal. Faute d’avoir pu mobiliser les membres du « groupe socialiste et société civile républicaine  » et ne se sentant plus à sa place au sein de l’échiquier politique, il choisit finalement de ne pas se présenter aux municipales de 2020 en vue de succéder à Jean-Louis Fousseret. Il s’en explique dans une lettre ouverte

Dans un communiqué, Yves-Michel Dahoui déclare renoncer à devenir tête de liste aux prochaines municipales à Besançon contrairement à ses ambitions dévoilées il y a un peu plus d'un an. Il explique que plusieurs facteurs l'ont amené à cette décision :

"J'ai tenté sans relâche depuis deux ans de mobiliser les membres du "groupe socialiste et société civile républicaine " du conseil municipal en vain. J'ai proposé d'élaborer une stratégie à partir d'une ambition collective, en écartant dans l'immédiat toute ambition individuelle, afin de réfléchir, avant tout, à l'avenir de cette Ville et de son Agglomération.

J'ai également souhaité que nous allions ensuite, à partir de notre propre vision, à la rencontre des habitants pour nous nourrir de leur vécu, de leur réflexion, de leurs propositions, afin d'élaborer le futur projet municipal et d'agglomération. Je me suis heurté à un total désintérêt, à une inertie, et à la proclamation d'ambitions individuelles dérisoires…

Je crois en effet, et j'ai toujours cru qu'une ambition individuelle n'était légitime que si elle était portée par une vision, un projet et une ambition collective.

 J'y ajouterai une section locale du Parti socialiste théâtre de manœuvres et dysfonctionnements permanents d'un autre âge, sans intérêt pour la population et l'avenir du Grand Besançon.

Concernant le projet d'agglomération, j'ai été à l'origine de l'une des deux seules contributions versées aux débats. Ce travail intellectuel (cf document ci-dessous : une ambition pour Besançon et son agglomération) que j'ai proposé avec humilité n'a jamais reçu le moindre écho, ni au sein de la CAGB, ni même au sein de mon propre groupe. Et pourtant je pense qu'une ambition ne peut être portée collectivement, avec force, qu'à l'issue d'une libre confrontation intellectuelle.

  • Bref, à une époque où la communication et le zapping l'emportent sur le fond, je crois, en ce qui me concerne, à la force des idées, à la controverse…et je suis convaincu qu'une " vision" doit être le préalable à tout travail programmatique.

Le dernier facteur concerne un contexte national qui ne me permet plus de trouver ma place sur l'échiquier politique. Sauf à me prêter à des compromissions politiques auxquelles, sans prétendre donner de leçons à quiconque, je me suis toujours refusé !

Je n'adhère aucunement à la conception qu'Emmanuel Macron a de la politique : aucune perspective permettant d'adhérer à un idéal commun, une France gérée comme une start-up, une idée qui chasse l'autre, un débat politique aseptisé, aucun débat intellectuel d'envergure dans le pays de Voltaire, Rousseau, Victor Hugo et de Proudhon ; et une politique dont la majorité des observateurs, même les plus complaisants, s'accorde à dire qu'elle est la plus libérale de la cinquième république. Pour autant je ne fais pas de confusion entre celles et ceux de mes ami(e)s qui ont rejoint LREM par conviction , même si nos analyses divergent aujourd'hui, et les opportunistes.

Quant au parti socialiste, tel un astre mort, il vient de porter à sa tête au niveau national quelqu'un qui a suivi le cursus classique de tous les apparatchiks du PS, après avoir commencé son parcours il y a 25 ans comme assistant parlementaire : c'est-à-dire tout ce que j'ai combattu en vain, "un carriérisme d'appareil ", qui m'avait fait quitter mes fonctions de 1er secrétaire de la Fédération du Doubs du PS en 1995.

Le peuple, dont je ne pense pas pour autant qu'il faille le dissoudre, a également ses contradictions, avide, bien légitimement, de renouvèlement et d'éthique. Il a porté à l'assemblée dans le nord Franche-Comté un ancien communiste, " cégétiste ", socialiste, qui n'est pas nouveau dans le paysage politique et qui soutient aujourd'hui sans rire et avec l'ardeur des nouveaux convertis, une politique approuvée par le patronat français et inspirée par des intellectuels libéraux ou ultra-libéraux. Une politique qui permet à Bruno Lemaire d'inviter ses amis du Parti " Les Républicains" à le rejoindre "pour faire ce que Nicolas Sarkozy n'a pas réussi à mettre en œuvre " !

J'ai moi-même soutenu, sur ma circonscription un candidat qui depuis de longues années, y compris lors des dernières élections, devait ses mandats à un accord électoral avec le Parti socialiste avant de rejoindre, opportunément… LREM.

Enfin, les Français ont permis l'élection à la présidence de l'Assemblée nationale de quelqu'un qui a renié sa signature et ses engagements. En terme de soif d'absolu, de renouvèlement et d'éthique, admettons qu'on pouvait faire mieux. Mais il est vrai qu'il s'agit du " Nouveau Monde" auquel je n'ai probablement rien compris.

Telles sont les raisons qui m'ont incité à renoncer à toute ambition en 2020. Jusqu'à cette date, et tant que j'aurai la confiance du Maire, je continuerai avec la même envie, la même ardeur et avec mes convictions de gauche, à mener jusqu'au bout, au sein de la majorité municipale, la mission qui m'a été confiée en 2014.

 Bien cordialement."

 Yves-Michel Dahoui

Politique

À Belfort, la permanence de Florian Chauche vandalisée par des ”individus cagoulés”

La permanence de Florian Chauche, député du Territoire de Belfort et candidat à la mairie de Belfort, a été la cible de dégradations dans la nuit. L’élu a annoncé ce mardi 17 février sur les réseaux sociaux que son local de campagne avait été vandalisé "par des individus cagoulés".

Municipale à Besançon : Anne Vignot lance ses rendez-vous de proximité dans les quartiers

À l’approche des élections municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars 2026, la maire sortante, candidate à sa réélection Anne Vignot lance une série de rendez-vous de proximité intitulés "On se retrouve sur Place !". Accompagnée de son équipe, elle invite les habitant(e)s à échanger directement près de chez eux sur l’avenir de la ville, de leur quartier, ainsi que leur avenir.

Haute-Saône : 120 millions d’euros engagés pour l’aménagement de la RN19 entre Calmoutier et Amblans

Après plus de vingt ans de débats, l’aménagement de la RN19 entre Calmoutier et Amblans (Haute-Saône) franchit une étape décisive, ce jeudi 12 février 2026. L’État, la Région et le Département de la Haute-Saône ont signé un protocole engageant plus de 120 millions d’euros pour aménager cet axe stratégique.

Municipales 2026 à Besançon : les travailleurs sociaux interpellent les candidats sur l’urgence sociale

LETTRE OUVERTE • À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars, les travailleurs sociaux de Besançon prennent la parole. Dans une lettre ouverte adressée aux candidats le 15 février, ils les interrogent sur leurs engagements en matière de politique sociale, d’accès aux droits et de soutien aux publics les plus fragiles.

Municipales 2026 : le Mouvement Franche-Comté se positionne dans un rôle clé à Besançon

À l’approche des prochaines élections municipales à Besançon, le Mouvement Franche-Comté (MFC) et son président, Jean-Philippe Allenbach, disent pouvoir jouer un rôle dans l’issue du scrutin...

Vente d’étoiles jaunes sur Etsy : Matthieu Bloch appelle à une réponse législative en urgence

La mise en vente d’étoiles jaunes sur la plateforme de commerce en ligne Etsy suscite une vive polémique. Matthieu Bloch, député ex-LR du Doubs, appelle à une réponse législative rapide "pour protéger la mémoire de la Shoah et lutter contre la diffusion d’idéologies de haine."

Municipales à Besançon : Éric Delabrousse détaille ses priorités pour les solidarités et le handicap

Dans le cadre de la campagne des élections municipales de 2026 à Besançon, le candidat centriste du mouvement Horizon(s), Éric Delabrousse, présente une série de propositions consacrées aux solidarités et au handicap dans un communiqué du 11 février 2026. À travers son programme, il affirme vouloir renforcer la place de la solidarité et de l’inclusion dans l’action municipale, dans un contexte marqué par les fragilités sociales, le vieillissement de la population et les situations de handicap.

Municipale 2026 à Besançon : qui sont les colistières et colistiers d’Anne Vignot ?

Anne Vignot, tête de liste Europe écologie Les verts, a officiellement présenté ses 56 colistières et colistiers réunis dans la liste "Besançon vivante, juste et humaine". Portraits, professions et ordre sur la liste : voici la présentation des membres de l’équipe.

Municipales 2026 à Besançon : qui sont les colistières et les colistiers de Ludovic Fagaut ?

Ludovic Fagaut, tête de liste Les Républicains, a officiellement présenté ses 56 colistières et colistiers réunis dans la liste "Ensemble, Besançon avance". Portraits, professions et ordre sur la liste : voici la présentation des membres de l’équipe.

Municipales dans le Doubs : les dépôts de candidatures officiellement lancés !

Depuis ce mercredi 11 février, les candidates et candidats aux élections municipales des communes du Doubs, comme partout en France, peuvent officiellement déposer leur dossier en préfecture ou en sous-préfecture. À Besançon, les agents de la préfecture reçoivent mandataires et candidats en personne afin d’enregistrer l’ensemble des informations requises, dans le strict respect du cadre légal.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.63
couvert
le 17/02 à 18h00
Vent
2.07 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
85 %