26 000 jeunes Francs-Comtois scolarisés dans le privé

Publié le 20/03/2012 - 16:44
Mis à jour le 20/03/2012 - 17:41

Dans la région, l’enseignement catholique constitue 99% de l’enseignement privé sous contrat. 26 000 élèves fréquentent aujourd’hui 131 unités pédagogiques répartis dans les quatre départements francs-comtois.

La Franche-Comté n’est pas la région où l’enseignement catholique est le mieux implanté. Depuis toujours, c’est l’ouest du pays qui tient le haut du pavé avec des proportions allant jusqu’à 50% de taux de scolarisation. Dans la région, on est plutôt dans une fourchette de 10% à 20% en moyenne. Le lycée des Compagnons du devoir à Mouchard dans le Jura est le seul gros établissement privé non catholique sous contrat. Tous les autres sont d’obédience chrétienne. Il n’y pas d’école confessionnelle relevant d’autres religions.

A part un frère, qui officie au lycée agricole de Levier, il n’y a plus de religieux qui enseignent dans le privé catholique et tous les établissements sont dirigés par des laïques. Le basculement du tout religieux au tout laïque s’est opéré dans les années 80. Ils sont aujourd’hui au nombre de 1764 laïques à enseigner dans le privé sous contrat.

La première motivation des parents des 26 000 enfants scolarisés n’est pas religieuse. Loin s’en faut. Au niveau national, on estime que seulement 10% d’entre eux mettent ce critère en avant au moment du choix en faveur du privé.

« Faire grandir le jeune dans sa globalité »

« Il est vrai qu’on ne vient plus chez nous pour l’aspect catholique de l’école. Pourtant, sans y mettre de nom, les parents viennent chercher ici un accompagnement du jeune dans sa globalité. Pour venir chez nous, il faut s’inscrire, il n’y a pas d’automatisme. Notre projet pastoral, c’est de faire grandir le jeune dans sa globalité, pas seulement dans la réussite scolaire. On a une mission spécifique, complémentaire à l’enseignement public dont nous sommes le partenaire», souligne, très diplomate, Philippe Pillot, ancien directeur de Notre-Dame des Anges à Belfort et de Saint-Joseph à Héricourt, qui dirige aujourd’hui à Besançon le centre interdiocésain de l’enseignement catholique qui couvre toute la Franche-Comté. D’ailleurs la participation à l’enseignement du catéchisme est facultative.

Défaillance présumé du public, raison géographique, recherche d’options… Les motivations sont nombreuses pour mettre sa progéniture dans le privé. Mais pour Philippe Pillot, « c’est avant tout le type d’accompagnement que nous proposons que recherchent les parents, c’est notre volonté de faire réussir chacun ». Autre spécificité, selon lui, « la grande souplesse » dont bénéficient les structures privées. « Nous avons l’obligation des respecter les programmes, mais on a toute liberté pour leur mise en œuvre. On a la liberté d’innover sur le terrain. C’est notre force et notre richesse. Il ne faut pas attendre que les choses tombent de haut. Je suis là pour fédérer, pas pour émettre des injonctions ».

Moins d’enseignants, plus d’élèves

Les écoles catholiques sont soumises aux mêmes contraintes de suppressions d’effectif. « Nous avons perdu 5% de nos moyens d’enseignants en trois ans, alors que nos effectifs d’élèves sont en hausse de 3%. En neuf ans, j’ai perdu 240 enseignants », note Philippe Pillot en précisant que la suppression d’un prof équivaut en fait à la suppression d’une classe. Le directeur interdiocésain ne conteste pas la participation de l’enseignement catholique à l’effort national. C’est la forme qu’il remet en cause. « Nous avons des propositions alternatives aux suppressions de postes comme la réduction du temps scolaire, la suppression d’options, le développement de la formation à distance… ».

Le directeur régional signale également que de nombreux postes d’enseignants sont à pourvoir et qu’il existe un master « métier de l’enseignement, de l’éducation et de la formation »  à Dijon qui forme les futurs profs de l’école privée. Le critère de la religion ne rentre évidemment pas en ligne de compte. En revanche, celui du « prendre soin de l’autre » est primordial, insiste Philippe Pillot. « Aider un élève après les cours, ne relève-t-il pas de notre projet pastoral reposant sur les valeurs chrétiennes ? ». Pour lui, la réponse est dans la question.

Education

Une école élémentaire entièrement rénovée pour la commune de Pirey

La commune de Pirey s’apprête à inaugurer vendredi 2 octobre 2026 à 17h, son école élémentaire entièrement rénovée. Celle-ci a bénéficié d’un important programme de travaux consacré "à la performance énergétique, au confort des élèves et des enseignants et à l’adaptation du bâtiment au changement climatique", souligne la Ville.

Impact de la musicalité sur les bébés : des jeunes parents recherchés pour la thèse d’une Bisontine

Marie Boukahri est en doctorat de psychologie à l’université de Franche-Comté et cherche des parents intéressés pour mener à bien sa thèse portant sur le lien créé avec leur bébé à travers le chant, la voix parlée, les livres musicaux… Il est possible de participer jusqu’à la fin de l’année 2026. Nul besoin d’être musicien, au contraire. Explications.

Classement de Shanghai 2026 : l’Université Marie et Louis Pasteur fait son entrée dans une nouvelle discipline scientifique

L’Université Marie et Louis Pasteur (UMLP) figure dans deux disciplines du classement thématique de Shanghai 2026, a-t-on appris dans un communiqué du 21 septembre 2026. Elle progresse en ingénierie électrique et électronique et fait son entrée en sciences et technologies des instruments.

Deux Nuits des chercheurs pour explorer les émotions à l’Université Bourgogne Europe

À l’occasion des 20 ans d’existence de le Nuit de chercheurs, l’université Bourgogne Europe organise deux Nuits des chercheurs sur son campus, les jeudi 24 et vendredi 25 septembre 2026. Deux soirées (et non pas une) où petits et grands pourront échanger avec des scientifiques autour du thème de cette année, les émotions.

À Besançon, le collectif Écoles vivantes interpelle le maire sur la poursuite de la rénovation des écoles

Comme ils l’avaient annoncé il y a quelques jours, les parents d’élèves du collectif Écoles vivantes Besançon ont adressé une lettre ouverte au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, ce mercredi 16 septembre 2026, en amont du conseil municipal qui se tiendra ce jeudi. Dans son courrier, le collectif demande à l’édile de poursuivre la rénovation thermique des bâtiments scolaires et des cours d’écoles.

À Besançon, un nouveau cabinet dédié à la psychothérapie et à l’orientation des jeunes

À l’occasion de la rentrée scolaire, Muriel Bozon annonce l’ouverture à Besançon de son cabinet de psychothérapie et d’orientation scolaire. La praticienne souhaite notamment proposer un accompagnement aux adolescents, aux jeunes adultes et à leurs parents, autour des problématiques liées au bien-être, à la scolarité et aux transitions de vie.

Canicules estivales : le collectif Écoles Vivantes Besançon veut que l’adaptation des établissements devienne une priorité

Après s’être mobilisé en juillet dernier lors de la deuxième canicule, le collectif Écoles Vivantes Besançon affirme qu’il ne faiblit pas et que de nouvelles écoles l’ont rejoint. Il demande à la municipalité de faire de l’adaptation des établissements sa priorité dès l’automne. Une lettre ouverte sera remise au conseil municipal du 17 septembre 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 17.25C°
légère pluie
le 01/10 à 02h00
Vent
2.27 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
81 %

Sondage