À la découverte du plus gros bassin d’orage de Besançon…

Publié le 13/10/2022 - 11:16
Mis à jour le 13/10/2022 - 17:28

Depuis le mois de mai 2021, le département Eau et Assainissement de Grand Besançon Métropole a engagé les travaux de construction d’un bassin d’orage sur le site du complexe sportif de la Malcombe et plus précisément sous le terrain de baseball à Besançon. Nous avons pu le visiter avant sa mise en service prévue en janvier 2023…

Ce chantier d’un durée de 24 mois se tient à l’emplacement du terrain de baseball, le long du chemin de Montoille. Il se prolonge au nord en bordure des terrains de sport, jusqu’au parking du gymnase de la Malcombe pour permettre la sorte des camions et la pose d’une canalisation d’amenée.

Ce bassin d’orage, d’une capacité de 20.000 m3 est un ouvrage conséquent, soir le plus gros de la ville de Besançon : 100 mètres de long pour 50 mètres de large et une hauteur comprise entre 4 et5 mètres. Il sera entièrement recouvert d’un mètre de terre. Plus de 8.500 m3 de béton et 70.000 m3 de terrassement auront été nécessaires à sa construction. La moitié des déblais sont réutilisés sur site pour remblayer les zones contigües à l’ouvrage.

Visite du bassin d'orage de la Malcombe à Besançon. © Alexane Alfaro

Un objectif environnemental

L’objectif de cette opération est avant tout environnemental comme l’a déclaré Christophe Lime, vice-président de Grand Besançon Métropole en charge de la gestion de l'eau potable et des eaux fluviales, impact des eaux usées. Il s’agit de protéger le milieu naturel récepteur - le Doubs - des pollutions liées aux rejets d’eaux usées urbaines par temps de pluie.

Le réseau d’assainissement de Besançon est de type unitaire (un réseau unique collectant les eaux usées et les eaux pluviales). En cas d’épisodes pluvieux, il peut y avoir saturation du réseau et déversement direct des eaux polluées au Doubs, via des déversoirs d’orage.

Le bassin a pour but de limiter les déversements au Doubs par temps de pluie, aujourd’hui trop fréquents. Il doit permettre à la collectivité de se rapprocher des objectifs fixés par la règlementation qui impose une limitation des rejets sans traitement au milieu récepteur à une valeur de 5% du flux de pollution annuel transitant par le réseau d’assainissement. « Jusqu’à présent, on était à 8 % », précise Christophe Lime. 

Le bassin jouera donc un rôle de tampon en retenant les effluents par temps de pluie tant que le réseau est saturé et en les renvoyant ensuite à la station d’épuration de Port Douvot, à débit contrôlé, après l’épisode pluvieux. Le bassin sera installé en dérivation du réseau d’assainissement.

Schéma du bassin d'orage de la Malcombe à Besançon. © Grand Besançon Métropole

Les effets attendus :

  • La suppression de la moitié des déversements annuels au principal déversoir d’orage de Besançon (qui représente à lui seul 50% des déversements du réseau) ;
  • La réduction à 6% des rejets sans traitement, contre 8% actuellement.

Une mise en service prévue en janvier 2023

Engagé depuis mai 2021, le chantier se décompose en plusieurs phases. Le calendrier prévu par Grand Besançon Métropole et Eiffage, entreprise qui a remporté l’appel d’offres :

  • Travaux préparatoires : mai 2021
  • Terrassement du bassin : juin à octobre 2021
  • Construction du bassin et des ouvrages annexes : octobre 2021 à juillet 2022
  • Pose des canalisations d’alimentation et de vidange du bassin : juillet à décembre 2022
  • Réfections de surface, espaces verts, finitions : octobre à décembre 2022
  • Essais et mise en service : janvier 2023

Le retour à la normale pour les usagers du site de la Malcombe et des voies de circulation est envisagé en début 2023.

Visite du bassin d'orage de la Malcombe à Besançon. © Alexane Alfaro

Une opération à 8,5 millions d’euros

L’opération d’un montant de 8,5 M€ HT est inscrite au Contrat pour une gestion durable des services d’eau potable et d’assainissement et des milieux aquatiques signé avec l’agence de l’eau Rhône- Méditerranée-Corse pour la période 2019-2021. 

Dans ce cadre, elle bénéficie des aides financières de l’Agence de l’Eau. Ces aides pourront s’élever jusqu’à 50 % du montant total du projet. L’Agence de l’Eau est un établissement public de l’État qui œuvre pour la protection de l’eau et des milieux. Elle perçoit des taxes sur l’eau payées par tous les usagers et les réinvestit auprès des maîtres d’ouvrages (collectivités, industriels, agriculteurs et associations) selon les priorités inscrites dans son programme "Sauvons l’eau 2019-2024". 

Des aides complémentaires du Département du Doubs pourront également venir compléter le dispositif de financement, dans une limite de 10 % de l’assiette subventionnable. Le Département est en effet engagé depuis longtemps dans la gestion des ressources en eau et de l’assainissement. Il soutient notamment les projets locaux visant à renforcer la qualité des équipements et la gestion des services publics dédiés à l’eau potable et à l’assainissement, tout en garantissant une solidarité et une équité entre les territoires afin d’assurer, au final, une gestion durable de la ressource en eau. 

Nature

Risques d’incendie : feux d’artifice interdits en Haute-Saône et dans le Jura

Un arrêté préfectoral a été pris dans la soirée du 9 juillet 2026 par le préfet de la Haute-Saône, interdisant temporairement les spectacles pyrotechniques, les feux d’artifice et les feux festifs sur l’ensemble du territoire départemental du jeudi 9 juillet 2026 à 12h00 au dimanche 19 juillet 2026 inclus. La préfecture du Jura a annoncé prendre la même décision. Pour l’instant le Doubs n’est pas concerné.

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Des bénévoles recherchés pour protéger l’œdicnème criard de la basse vallée du Doubs

La Basse vallée du Doubs abrite l’une des biodiversités les plus remarquables de Bourgogne-Franche-Comté. Parmi les espèces qui y trouvent refuge figure l’œdicnème criard, un oiseau discret et menacé, dont la préservation dépend autant de la protection de ses habitats que de la mobilisation des habitants et usagers du territoire. Pour mieux connaître et protéger cette espèce emblématique, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) Bourgogne–Franche-Comté poursuit en 2026 son programme de suivi scientifique et lance un appel aux bénévoles pour accompagner ses écogardes dans leurs missions de sensibilisation et de surveillance sur le terrain.

Sècheresse : la situation s’aggrave pour l’ensemble du département désormais placé en “Alerte renforcée”

Le 26 juin dernier, le préfet du Doubs Rémi Bastille avait déjà placé une partie du département en "Alerte renforcée sécheresse". Après la passage de la canicule la semaide dernière, la situation s'est une fois de plus détérioirée. Une situation qui a amené le préfet à étendre cett vigilance à l'ensemble du département à compter de ce vendredi 3 juillet 2026. 

Vital’Ete est maintenu “pour le moment” aux dates prévues à Besançon

Suite à la deuxième vague de chaleur annoncée pour la fin de la semaine et face à la mobilisation des agents à la piscine Mallarmé, Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, s’interrogeait le 30 juin sur la tenue de Vital'été aux dates prévues. Contactée ce 2 juillet, la Ville précise qu’aucun changement n’est prévu pour le moment.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 21.85
ciel dégagé
le 13/07 à 02h00
Vent
2.85 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
55 %

Sondage