Accord PS-EELV : tout le monde n’est pas aussi « sage » que Jean-Louis Fousseret

Publié le 20/05/2012 - 22:44
Mis à jour le 12/04/2019 - 11:46

Un peu partout en France, des socialistes se sont affranchis de l’accord national PS-EELV réservant des circonscriptions aux écologistes. Tout le contraire de la voie légitimiste empruntée par le maire de Besançon qui ne s’est finalement pas présenté sur la deuxième circonscription du Doubs face à Eric Alauzet.

législatives 2012

Si le président de la République a fait entrer dans le gouvernement deux responsables de Europe Ecologie/Les Verts (la numéro un Cécile Duflot à l'Egalité des territoires et au Logement et l'eurodéputé Pascal Canfin, ministre délégué au Développement), sur le terrain les hostilités sont ouvertes entre les deux alliés dans une douzaine au moins de circonscriptions.

C'est ce qui ressort d'un premier examen des candidatures déposées dans le délai légal qui a expiré vendredi dernier.

Début avril, le PS ne recensait que huit circonscriptions où l'accord prévu ne s'appliquait pas, et Pierre Moscovici, alors directeur de campagne de François Hollande promettait que l'accord signé à la mi-novembre entre les deux partis serait "respecté".

L'entente réservait une soixantaine de circonscriptions aux écologistes, dont une vingtaine gagnables en cas de victoire de la gauche. Il s'agissait de favoriser l'émergence d'une force politique alliée au PS mais capable d'avoir son propre groupe parlementaire, en raison d'un mode de scrutin qui broie les formations politiques de second rang.

Très vite pourtant, des barons locaux du PS ont mis leur veto à la mise en oeuvre sur leurs terres de ce gentleman agreement. A commencer par le maire de Lyon Gérard Collomb, qui soutient officiellement son adjoint du PRG Thierry Braillard face à Philippe Meirieu, chef de file des écologistes à la Région Rhône-Alpes. Ou Arnaud Montebourg qui, avec sa fédération de Saône-et-Loire, a apporté son soutien à une socialiste exclue depuis par le PS face à l'écologiste désignée par les deux formations. Autant de "petits marquis locaux", tacle le parti écologiste.

Dès l'automne il est vrai, François Hollande s'était démarqué de cet accord, non sur son volet électoral, mais concernant son contenu programmatique, notamment sur le nucléaire, affaiblissant de facto sa portée.

Surtout, le faible score d'Eva Joly à la présidentielle (2,3%) a encouragé, comme le craignaient publiquement de nombreux responsables écologistes, des candidats socialistes en puissance à entrer dans l'arène.

"Ca ne peut pas être le résultat de l'élection présidentielle qui détermine tous les rapports de force", avait fait valoir le porte-parole du PS Benoît Hamon, entré mercredi au gouvernement.

Peine perdue, bien que les sanctions - l'exclusion du parti - aient déjà commencé à tomber sur les dissidents et que les circonscriptions où ils se présentent sont parfois difficilement gagnables par la gauche.

En Bretagne, sur les quatre circonscriptions réservées EELV, on compte trois candidats PS ou proches de lui, dont la maire de Guingamp Annie Le Houerou. Proportion presque égale de dissidents dans les Pays de la Loire (3, sur 5 circonscriptions réservées).

En Normandie, on retrouve des cas identiques dans l'Orne et le Calvados et, en région Centre, dans la 2e circonscription d'Indre-et-Loire, tenue par l'UMP. Même chose dans la 3ème circonscription de Haute-Garonne. Presque à chaque fois, il s'agit de notables (maire, conseiller général, ancien député...).

Dans les Bouches-du-Rhône, le climat est aigre entre socialistes et écologistes, et a même tourné une fois à la bagarre entre leurs colleurs d'affiches.

Le PS doit aussi affronter d'autres dissidences, sans rapport avec EELV. C'est le cas de René Dosière, député sortant apparenté PS, dans l'Aisne et de Jean-Pierre Kucheida dans le Pas-de-Calais, et dans les 9e et 10e circonscriptions de Haute-Garonne.

 (source : AFP)

Politique

Élu RN à Grand Besançon Métropole : la France insoumise demande son départ

Lors du conseil d’installation des conseillers au Grand Besançon Métropole le 20 avril 2026, la désignation des vice-présidents a suscité une vive polémique notamment chez les opposants de gauche comme les élu(e)s de la France insoumise qui exigent son départ.

Un conseil municipal de Besançon plus serein, une évolution bienvenue

ÉDITO • Après le tumulte du conseil municipal d’installation du nouveau maire et de son équipe, le 23 mars dernier, marqué par l’impossibilité pour l'ensemble des groupes d’opposition de s’exprimer et leur départ de la séance, ce qui apparaît comme le véritable premier conseil municipal s’est tenu jeudi 23 avril 2026 dans un climat nettement plus serein. Une évolution salutaire, notamment pour l’image de la politique bisontine, mais aussi dans son ensemble.

Incendies à répétition, crainte des habitants… Le PCF alerte sur les conditions de vie rue Albrecht-Dürer à Planoise

Dans une lettre ouverte adressée à Loge GBM le 22 avril 2026, la section de Besançon du Parti communiste français (PCF) dénonce la situation des habitants de la rue Albrecht-Dürer, dans le quartier de Planoise. Le courrier évoque une réalité devenue ”intolérable pour les habitantes et habitants” de ce secteur.

Grand Besançon Métropole : une élection inédite du RN au bureau exécutif fait polémique

Réuni lundi 20 avril 2026, le conseil communautaire de Grand Besançon Métropole a élu un vice-président issu du Rassemblement national, une première dans l’histoire de l’institution. Le candidat a obtenu 58 voix, contre 39 pour son opposant et 22 abstentions ou votes blancs. Cette élection a suscité de nombreuses réactions dans l'assemblée de la part de représentant(e)s de la gauche.

Stationnement gratuit, marché de Noël, police municipale… Ludovic Fagaut lance ses premières mesures

À deux jours du conseil municipal prévu jeudi 23 avril 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, entouré de plusieurs adjoints, a présenté de grandes orientations budgétaires et les projets qui seront soumis au vote. Ce budget, qualifié de “budget de transition”, s’inscrit dans un calendrier contraint et dans une volonté affichée de réorientation politique.

Ludovic Fagaut élu président de Grand Besançon Métropole, débat houleux autour du 15e vice-président

Mise à jour à 20h12 • Le premier conseil communautaire de Grand Besançon Métropole se tient, en ce moment, ce lundi 20 avril 2026 à la CCI Saône-Doubs à Besançon. La séance a été ouverte à 16h22, marquant le début de l’installation officielle de l’assemblée communautaire.

Grand Besançon Métropole : A Gauche citoyens! et le Collectif d’Initiatives Citoyennes appellent à s’opposer à l’élection d’un vice-président RN

L'association A Gauche citoyens! et le Collectif d’Initiatives Citoyennes appellent l'ensemble des élus de Grand Besançon Métropole à s'opposer ce 20 avril 2026 à l'élection d'un vice-président, membre du Rassemblement National.

Composition du nouveau conseil communautaire des Portes du Haut-Doubs

Le Conseil Communautaire de la Communauté de Communes des Portes du Haut-Doubs s’est réuni ce mercredi 15 avril 2026 à 20h à Vercel-Villedieu-le-Camp à l’occasion de sa séance d’installation. Conformément aux dispositions réglementaires, cette séance a permis d’installer la nouvelle assemblée communautaire, composée de 69 élus.

Annie Genevard invite industriels et distributeurs à “se remettre autour de la table”

La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a appelé jeudi 16 avril 2026 industriels et distributeurs à "se remettre autour de la table" pour voir comment "partager" les coûts supplémentaires qu'entraînera l'inflation liée à la guerre au Moyen-Orient, sans nécessairement rouvrir les négociations commerciales "qui ont été dures".

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.71
couvert
le 27/04 à 12h00
Vent
3.31 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
48 %

Sondage