Alerte Témoin

Affaire Grégory : Murielle Bolle remise en liberté sous contrôle judiciaire

Publié le 04/08/2017 - 17:34
Mis à jour le 04/08/2017 - 17:50

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon a accepté ce vendredi 4 août 2017 la demande de remise en liberté de Murielle Bolle,témoin clé de l'affaire Grégory, en l'assortissant d'un contrôle judiciaire strict, ont annoncé les avocats des deux parties.

Capturedcran2013121816.50.03.png
©Alexane Alfaro
PUBLICITÉ

Mme Bolle devra "résider dans la Nièvre et pointer deux fois par semaine", a indiqué Me Marie-Christine Chastant-Morand, avocate des parents de l'enfant assassiné en 1984.

Elle a également interdiction de tout contact avec la presse. "Si on voit son visage à la télévision, elle retourne en prison", a résumé l'un de ses avocats, Me Jean-Paul Teissonnière, qui s'est déclaré "satisfait" de la décision de la cour.

Rappel des faits

Âgée de 48 ans, Mme Bolle avait été mise en examen le 29 juin pour enlèvement suivi de mort et placée en détention provisoire. Adolescente à l'époque des faits, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche du rapt du garçon de quatre ans retrouvé mort dans la rivière Vologne, avant de se rétracter.

"C'est la raison juridique qui l'emporte", s'est félicité Me Teissonnière."C'est pour nous un soulagement." "La détention de Mme Bolle était un scandale, sa remise en liberté est normale", a-t-il encore estimé, ajoutant que sa cliente "maintient ses déclarations". Pour l'accusation, Mme Bolle, qui avait 15 ans à l'époque de la mort du petit Grégory, aurait changé son témoignage en 1984 après avoir subi des violences familiales.

Le 4 juillet, la chambre de l'instruction avait ainsi décidé de la maintenir en prison en attendant notamment qu'une solution d'hébergement sans contact avec sa famille puisse être trouvée.

"Pas d'éléments suffisants"

Pour ses défenseurs, il n'y a pas "d'éléments suffisants" pour la maintenir en détention, avait indiqué vendredi à la sortie de l'audience Me Thierry Moser, autre avocat des époux Villemin, disant  s'en remettre "à la sagesse des magistrats".

Le procureur général Jean-Jacques Bosc s'était quant à lui opposé à la remise en liberté "pour les nécessités de l'enquête et l'efficacité des actes à venir", arguant que Mme Bolle ne serait pas à l'abri de pressions, "compte tenu de ce qui s'est passé en 1984."

Source : AFP

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

Suspicion de destruction illégale de Lynx dans le Jura : des associations interrogent le Procureur de la République

Le 6 février 2020, un collectif d’associations* a décidé d’écrire un courrier au Procureur de la République de Lons-le-Saunier concernant l’affaire des ossements d’animaux découverts par des spéléologues dans le gouffre du Prévalot à Fontenu le 13 novembre 2019. Parmi les nombreux ossements retrouvés, un crâne aurait été identifié comme étant celui d’un lynx et présente plusieurs blessures évoquant fortement une destruction illégale. Une lettre a été envoyée au procureur de la République pour l'interroger sur l’existence d’une enquête judiciaire.

Quatre ans de prison pour Stan Maillaud, « gourou » d’un prétendu groupe antipédophile

Un ancien gendarme devenu "gourou" d'un groupuscule complotiste, qui projetait d'enlever à leur père des enfants menacés, selon lui, de pédophilie, a été condamné vendredi 31 janvier 2020 à quatre ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Saintes. Il avait été recherché en 2012 dans le Doubs après s'être enfui lors d'un contrôle de la gendarmerie.

Station de Métabief

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 6.7
nuageux
le 28/02 à 12h00
Vent
1.57 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
47 %

Sondage