Affaire Narumi : l'instruction sur le point d'être clôturée

Publié le 07/01/2021 - 14:17
Mis à jour le 07/01/2021 - 14:24

Le dossier d'instruction de l'assassinat de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki, en 2016 à Besançon, dont l'ancien petit ami chilien Nicolas Zepeda est l'unique suspect, a été transmis au procureur de Besançon en vue de la clôture de l'information judiciaire, a-t-on appris jeudi 7 janvier 2021. Le procès devra se tenir dans un délai d'un an.

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Etudiante japonaise issue d’une famille modeste, Narumi Kurosaki a disparu en décembre 2016. Son ancien petit ami chilien, Nicolas Zepeda, a reconnu avoir passé une partie de la nuit du 4 au 5 décembre 2016 avec elle dans la chambre du campus de Besançon où elle résidait, mais il affirme qu’il l’a quittée en parfaite santé.

Cette nuit-là, plusieurs étudiants avaient entendu « des hurlements de terreur, des cris », mais personne n’a prévenu la police. Plus personne n’a revu Narumi, dont le corps n’a jamais été retrouvé malgré d’importantes recherches compliquées par l’arrivée d’un hiver froid et neigeux.

"Le magistrat instructeur a estimé que tous les actes nécessaires avaient été faits à son niveau et a transmis le dossier au parquet à fin de règlement", a déclaré le procureur de Besançon Etienne Manteaux, qui a un mois pour décider des suites qu'il entend donner au dossier et rendre son réquisitoire définitif.

A partir de ce moment, le procès devra se tenir dans un délai d'un an, laissant augurer un procès au dernier trimestre 2021, a-t-il précisé. Les derniers actes importants portés au dossier d'instruction sont deux expertises psychiatrique et psychologique du suspect chilien de 29 ans, qui a toujours formellement nié être impliqué dans la disparition de la jeune femme.

Ces expertises "ne relèvent pas de pathologie mentale chez monsieur Zepeda", dont l'intelligence est jugée "supérieure à la moyenne de la population", note le procureur. Elles soulignent "un narcissisme très marqué" et "un problème d'empathie avec les autres", ainsi qu'une "propension possible à la manipulation".

Nicolas Zepeda avait formulé une demande de remise en liberté, examinée mercredi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon, qui s'y est opposée, a indiqué le procureur, confirmant une information de l'Est Républicain.

Cette demande était fondée sur les mêmes arguments que lors de son premier passage devant le juge des libertés et de la détention, en juillet lors de son extradition du Chili.

(AFP)

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