Agriculture : une centaine de Français tirés au sort proposent un "nouveau contrat social"

Publié le 29/09/2020 - 10:35
Mis à jour le 29/09/2020 - 10:35

Une centaine de Français tirés au sort se sont mis d’accord sur un « nouveau contrat social » pour l’agriculture ce week-end à Paris, lors d’un débat public sur la future politique européenne en la matière.

 © Hélène Loget
© Hélène Loget

Initialement, 140 personnes devaient participer à cette première « assemblée citoyenne pour l’agriculture » organisée par la Commission nationale du débat public (CNDP).

Une quinzaine de citoyens a dû déclarer forfait en raison de l'épidémie ou de contraintes "logistiques", d'autres n'ont pas pu participer au vote final dimanche afin de rejoindre leur domicile éloigné: au bout du compte, 112 ont participé au vote sur le texte final, dont 100 "pour", 9 "contre" et 3 abstentions, indique lundi la CNDP.

Leurs conclusions doivent servir à alimenter la position de la France dans les négociations de la politique agricole commune (PAC), pour la période 2021-2027.

Ils ont défini six objectifs prioritaires, dont celui d'"assurer une transition écologique vers une agriculture durable, respectueuse de l'environnement, de la biodiversité, du bien-être animal et contribuant à la lutte contre le changement climatique".

"Assurer une juste rémunération et retraite des agriculteur·rice·s et permettre une meilleure répartition des richesses entre tou·te·s les acteur·rice·s", doit aussi être prioritaire selon eux, comme "assurer une alimentation saine et de qualité, accessible à tou·te·s au niveau local".

Ils retiennent plusieurs leviers pour y parvenir, comme "rendre l'environnement indissociable de l'agriculture en renommant la PAC en PAEC (politique agricole environnementale commune)", "mettre en place un label qui garantit le +bon traitement+ de l'animal tout au long de sa vie", ou "conditionner les aides aux pratiques environnementales et aux services rendus à la société plutôt qu'à l'hectare".

L'organisation de ce débat public, appelé "ImPACtons!", découle d'une obligation légale. Les avis recueillis pourront alimenter le plan stratégique national (PSN) que la France - première bénéficiaire des aides agricoles européennes - doit présenter à la Commission européenne dans le cadre des négociations de la future PAC.

Dans son PSN, rappelle la CNDP, chaque Etat membre doit définir un "diagnostic de sa politique agricole, ses priorités et la manière dont il compte distribuer dorénavant les aides de la PAC".

(AFP)

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