Au procès Péchier, une anesthésiste "dévastée" par l'arrêt cardiaque de ses patients

Publié le 21/10/2025 - 08:18
Mis à jour le 21/10/2025 - 08:16

Autrefois "pétillante", elle a quitté la clinique "dévastée" après l'empoisonnement présumé de sept de ses patients: le "lourd tribut" payé par une ancienne collègue de Frédéric Péchier, qu'il aurait en outre voulu évincer, a été au centre des débats lundi 20 octobre 2025 devant la cour d'assises du Doubs.

 © Élodie R.
© Élodie R.

Avant cette affaire, l'anesthésiste Colette Arbez - qui n'a pu venir témoigner elle-même, du fait de son état de santé - "était pétillante, un rayon de soleil", puis "petit à petit on a vu le soleil s'éteindre", a raconté l'infirmière Martine Moel. Se reprochant des "erreurs" ayant conduit à sept drames, cette praticienne "rigoureuse" et "très attachée aux patients", selon les soignants, ne s'en remettra jamais. Elle a pris sa retraite pétrie de "honte" et de "culpabilité", selon l'avocate générale Christine de Curraize.

Depuis lundi, la cour se penche sur les arrêts cardiaques subis par trois de ses patients, en 2011 et 2012 - tous ont survécu. Pour le directeur d'enquête Olivier Verguet, l'accusé Frédéric Péchier les aurait empoisonnés pour pousser Colette Arbez vers la sortie: "je ferai ce qu'il faut pour la faire partir", avait-il glissé à un collègue.

Il aurait même conseillé à sa consoeur, qu'il avait croisée à la clinique alors qu'elle était en fin d'arrêt maladie, de ne pas revenir - conseil qu'elle n'avait pas suivi. Le lendemain, jour de son retour au bloc opératoire, un de ses patients faisait un arrêt cardiaque. Selon l'enquêteur, Colette Arbez estimait que Frédéric Péchier était "âpre au gain", et les deux anesthésistes "ne s'entendaient pas très bien". 

"Particulièrement odieux" avec sa collègue

Après les drames, Colette Arbez avait été retirée des salles d'opération et assignée en fin de carrière aux consultations. Frédéric Péchier et deux autres collègues s'étaient réparti ses "blocs plus rémunérateurs", remarque le policier. L'accusé était "particulièrement odieux" avec sa collègue, a témoigné l'infirmière anesthésiste Martine Moel: lors de l'arrêt cardiaque d'un patient du Dr Arbez, "on avait l'impression qu'il était au spectacle. Il nous regardait nous agiter dans tous les sens, comme si ça lui faisait plaisir".

"C'est un ressenti que vous réinventez aujourd'hui", lui oppose l'avocat de la défense, Me Randall Schwerdorffer: "avec tout ce qui se passe, les gens ont tendance à en rajouter". Une autre anesthésiste de la clinique avait en revanche estimé que Frédéric Péchier "ne disait jamais de mal de Colette" et qu'il "avait proposé de l'aider".

L'accusé de 53 ans doit répondre de 30 empoisonnements de patients, dont 12 sont morts, entre 2008 et 2017. Il a toujours clamé son innocence et comparait libre. Le verdict est attendu le 10 décembre.

(AFP)

procès de Frédéric Péchier

La justice examine une remise en liberté de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier

La justice examine ce mardi 16 juin 2026, plus d'un an avant son procès en appel à Lyon, une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné fin 2025 à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon.

La Cour de cassation rejette le recours de Frédéric Péchier sur sa demande de mise en liberté

La Cour de cassation a rejeté mardi 12 mai 2026 le recours de l'anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre à perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, qui réclamait sa remise en liberté pour préparer son procès en appel, a-t-on appris de source judiciaire.

Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée ce mercredi par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée ce mercredi 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Péchier, " un tueur en série " avec une clinique pour " terrain de jeu " selon la cour

Frédéric Péchier, condamné à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, s'est comporté comme "un tueur en série" avec pour "terrain de jeu" la clinique de Besançon où il exerçait comme anesthésiste, selon les motivations de la cour récupérées mardi 23 décembre 2025 par l'AFP.

L’ex-anesthésiste Frédéric Péchier a déposé une demande de mise en liberté

L'ancien anesthésiste Frédéric Péchier, condamné jeudi 18 décembre 2025 à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir empoisonné 30 patients, dont 12 sont morts, a déposé une demande de mise en liberté dans l'attente de son procès en appel, a indiqué vendredi 19 décembre le parquet général de Besançon.

Justice

Violences sexistes et sexuelles : un dernier rassemblement à Besançon avant le vote d’une loi " intégrale "

Réunies lundi 12 octobre devant le palais de justice de Besançon, des membres de l’Intersyndicale féministe et des personnes mobilisées chaque lundi depuis juin dernier, ont appelé une dernière fois les députés à adopter une loi dite intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, assortie de moyens financiers conséquents et d’un volet préventif renforcé.

Interpellation d’un lycéen à Belfort : enquête ouverte pour tentative de meurtre, l’IGPN saisie

Une enquête a été ouverte pour "tentative de meurtre" après la plainte déposée contre un policier par un lycéen interpellé à Belfort, a indiqué mercredi 7 octobre 2026 le parquet de Vesoul, qui a confié les investigations à l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

Interpellation aux abords d’un ruisseau à Belfort : l’enquête visant un policier dépaysée

La plainte pour tentative de meurtre déposée contre un policier par un adolescent de 17 ans, lui-même mis en cause pour avoir pris part à des violences contre ce fonctionnaire vendredi à Belfort en marge du mouvement lycéen, a été dépaysée à Vesoul, a indiqué mardi 6 octobre 2026 le parquet général de Besançon.

Le lycéen interpellé par le policier agressé à Belfort porte plainte pour tentative de meurtre

Un lycéen soupçonné d'avoir participé au passage à tabac d'un policier à Belfort vendredi en marge de la mobilisation lycéenne, va déposer plainte pour tentative de meurtre, a indiqué à l'AFP Arié Alimi, avocat de cet adolescent que le policier a tenté d'interpeller avant d'être agressé.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.71C°
légère pluie
le 20/10 à 20h00
Vent
2.28 m/s
Pression
1010 hPa
Humidité
89 %

Sondage