Baptiste Thibault, un Franc-Comtois qui fait entendre sa voix au ministère de la Santé

Publié le 13/08/2025 - 18:00
Mis à jour le 14/08/2025 - 11:19

Originaire de Lons-le-Saunier dans le Jura, Baptiste Thibault a récemment achevé son stage auprès de la ministre de la Santé, dans le cadre d’un cursus en politiques publique, en parallèle de ses études de médecine. À 29 ans, ce Franc-Comtois souhaite rétablir le dialogue entre l’administration et l’hôpital.

 © Linkedin Catherine Vautrin
© Linkedin Catherine Vautrin

Né à Besançon, Baptiste y retourne après le lycée pour y étudier à la faculté de médecine. À l’issue du concours national qui clôt cette sixième année, il décide de poursuivre ses études au CHU de Lyon pour sa spécialisation en anesthésie-réanimation : "j’ai choisi Lyon parce que ça restait pas trop loin de la Franche-Comté (…) et c’est le deuxième CHU de France".

Le rôle des politiques publiques dans la construction de l’offre de soins

Débutant sa carrière d’interne en 2020, Baptiste fait face à la pandémie de Covid-19. Un séjour en Martinique lui a permis de découvrir l’impact des politiques publiques de santé sur le terrain : "c’est là que j’ai vu l’action publique, la construction des politiques de santé et les effets qu’elles avaient sur le terrain".

En parallèle, il réalise l’équivalent d’une licence à Science Po Grenoble pour mieux comprendre l’organisation de la vie publique. Après sa thèse en médecine, il décide de continuer sur cette voie en intégrant un master 2 à Paris, axé sur les politiques publiques et l’administration. "c’est un master qui n’est pas du tout approprié pour les médecins, mais qui prend quelques profils qui sortent de l’habituel".

Un stage au côté de la ministre

Baptiste effectue alors son stage de master auprès de Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, où il passe six mois aux côtés de son conseiller santé. Il souligne l’importance d’une collaboration étroite entre les professionnels de santé et les politiques : "je crois qu’aujourd’hui, la construction des politiques publiques doit être faite avec et en accord avec les professionnels de santé, pour qu’elles soient le plus pertinentes et le plus adaptées au terrain".

Bien que des structures de dialogue existent, Baptiste note que le véritable défi réside dans la communication : "quand on ne parle pas la même langue dans un dialogue, on ne se comprend pas". Il ajoute que des dialogues difficiles créent des "zones d’ombre, et là où il y a des zones d’ombre il y a du fantasme".

Beaucoup de sujets pour beaucoup de travail

Au ministère, il travaille sur divers projets, notamment des sujets de santé publique liés à l’endométriose, la fin de vie et les soins palliatifs, ainsi que la doctrine nationale sur le tabac. Cela lui permet de bâtir un profil complet pour l’avenir : "je pense qu’avoir fait cette parenthèse, cette ouverture, permet de pouvoir avoir un regard pertinent et pouvoir faire le lien un petit peu entre l’hôpital et les structures sanitaires, le ministère…".

Concernant ses projets futurs, bien que Baptiste ait quelques hésitations, il reste déterminé : "ma volonté avant tout c’est quand même d’être un bon médecin". Il considère son stage au ministère de la Santé comme un pas de côté mais aussi comme un point de départ enrichissant : "les choses que j’ai apprises me permettront dans mon activité quotidienne d’apporter ma pierre à l’édifice".

En effet, il souligne que son expérience auprès de Catherine Vautrin a constitué une réelle opportunité dans son parcours : "je suis reconnaissant que la ministre m'ait fait confiance et m'ait permis d'intégrer son cabinet (...) c'est rare qu'un interne intègre une telle structure".

"Il n’y a pas besoin d’être Parisien pour taper à la porte"

Fier de ses racines jurassiennes, Baptiste souhaite inspirer d’autres à atteindre leurs objectifs, d’où qu’ils soient : "moi je viens pas de Paris, j’ai grandi à Lons-le-Saunier (…) il n’y a pas besoin d’être parisien, ou à Sciences Po, pour taper à la porte, faire entendre ce qu’on a envie de dire".

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