Besançon : le CCPPO ne souhaite plus payer de vigiles pour ses manifestations

Publié le 07/01/2020 - 17:20
Mis à jour le 10/01/2020 - 17:57

Dans un communiqué du 4 janvier 2020, le CCPPO déclare être « dans l’impasse » pour les 22e rencontres cinéma qui se dérouleront du 24 au 26 janvier 2020 à Besançon. Pourquoi ? Il ne peut se permettre de rémunérer des vigiles privés pour sécuriser ses manifestations.

Roger Journot, président du CCPPO ©Roger Journot/Facebook ©
Roger Journot, président du CCPPO ©Roger Journot/Facebook ©

Le CCPPO a demandé au maire de Besançon ainsi qu'au préfet du Doubs par lettre du 11 décembre 2019 "de ne pas être obligé de recruter des membres de milices privées afin d'assurer une pseudo sécurité à l'entrée et pendant ses rencontres cinéma".

Pour Roger Journot, le président de l'association culturelle, "cette faramineuse dépense totalement inutile n'est imposée que dans les sites municipaux". Selon lui, "elle entrave gravement l'action associative". Et d'ajouter : "elle est dangereuse culturellement, car elle amplifie et conforte les craintes de populations, angoisses heureusement très rarement justifiées. Ce climat de terreur ne peut que favoriser l'audience des extrémistes trop heureux de voir ainsi ciblées certaines tranches de notre population."

"En aucun cas nous n'accepterons de commander et payer des vigiles privés" 

Dans le courrier adressé au maire et au préfet, le président du CCPPO souhaite connaître leur position : "si vraiment vous estimez que notre manifestation doit être protégée, nous sollicitons votre concours afin que cela soit les forces de police qui interviennent dans des conditions discrètes et intelligentes."

Il affirme en conclusion qu'"en aucun cas nous n'accepterons de commander et payer des vigiles privés (police parallèle dans de nombreuses dictatures de fait). À défaut de réponse, je considèrerai notre association comme exonérée de cette obligation sans fondement légal constitutionnel."

Infos +

Le Centre culturel populaire de Palente Orchamps (CCPPO) est une association née en 1959 par des ouvriers, des fonctionnaires, des enseignants dans le quartier de Palente, un nouveau quartier à l'époque. L'activité principale du CCPPO est la diffusion du cinéma militant et social. Les prochaines rencontres cinéma se dérouleront du vendredi 24 au dimanche 26 janvier 2020 au petit Kursaal à Besançon. (billetterie sur place)

Culture

La communauté de communes Entre Doubs et Loue lance sa saison culturelle estivale

La communauté de communes entre Doubs et Loue dévoile sa nouvelle saison culturelle estivale, placée sous le signe de la découverte et de la valorisation du territoire du Saugeais. Portée par le comité culturel Loue Saugeais et le Sadget Festival, cette programmation propose une série d’événements accessibles à tous, mêlant patrimoine, création artistique et convivialité.

“Des étincelles” : le parcours hors norme d’Henri Traforetti, sous la plume de Michèle Tatu

VIDÉO • À Besançon, Michèle Tatu, journaliste et critique de cinéma, et Henri Traforetti, ancien ouvrier devenu peintre, publient Des étincelles aux éditions de l’Oeil publié en mars 2026. Ce livre retrace un parcours singulier, entre luttes sociales, aventure cinématographique avec le groupe Medvedkine et expression artistique. Une plongée sensible dans une trajectoire de vie marquée par l’engagement. Entretien.

Un hommage aux Tsiganes déportés lors de la Seconde Guerre mondiale dimanche à Besançon

Dans le cadre de la journée nationale du souvenir des héros et des victimes de la déportation, le musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon rend hommage au destin des Tsiganes avec une commémoration artistique et historique le dimanche 26 avril 2026.

“Le Désespéré” de Courbet vendu à l’étranger : l’État impuissant ?

Dans un communiqué daté du 20 avril 2026, le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot, président de la Commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, revient sur l’acquisition de l’œuvre Le Désespéré de Gustave Courbet par Qatar Museums. Saisi de cette situation, l’élu a interrogé la ministre de la Culture afin de comprendre les conditions dans lesquelles cette œuvre majeure a quitté le territoire français.

Deux artistes de Besançon à l’honneur à la Maison de la Bourgogne Franche-Comté à Mayence

À Haus Burgund, à Mayence, sept artistes issus de cinq écoles d’art et de design de Bourgogne-Franche-Comté présentent l’exposition Territoires croisés, Über die Grenzen, du 29 avril à fin août 2026. Ce projet met en lumière une diversité de pratiques contemporaines, allant de la peinture à la vidéo, en passant par la sculpture, la céramique ou encore l’édition. Deux artistes bisontin.es, anciennes étudiant.es de l’ISBA, seront mises à l’honneur : Jean(ne) Masson et Mathilde Noir.

L’institut Gustave Courbet célèbre les 50 ans de la donation du musée Gustave Courbet au Département du Doubs

Le 15 avril 1976, Robert Fernier, président de l’association des Amis de Gustave Courbet (aujourd’hui Institut Gustave Courbet) et Pierre Beziau, préfet de la Région Franche-Comté, préfet du Doubs, signaient l’acte de cession au département du Doubs du Musée Courbet, créé et inauguré en 1971 avec la donation des collections.

À Besançon, un futur festival dédié à Victor Hugo en quête de mécènes

À Besançon, un projet de festival consacré à Victor Hugo se prépare pour début 2027, mais sa concrétisation repose encore sur un appel au mécénat. À l’initiative de Mikaël Demenge, fondateur de la page Facebook ”Besançon j’aime ma ville” suivie par 34 000 abonnés, l’événement cherche activement des soutiens financiers.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.82
couvert
le 28/04 à 03h00
Vent
0.64 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
30 %

Sondage