Besançon maintenant veut donner à la ville "une autre orientation"

Publié le 29/06/2023 - 09:30
Mis à jour le 29/06/2023 - 09:39

Ce mercredi 28 juin, les élus de Besançon maintenant et plus particulièrement son chef de file Ludovic Fagaut, ont souhaité tenir une conférence de presse de mi-mandat "à date" pour faire état du bilan à mi-parcours d’Anne Vignot, élue maire de Besançon trois ans plus tôt. 

Avec 89,9% de votes favorables sur les rapports présentés par la Ville de Besançon, les élus de l’opposition rappellent que leur opposition n’est pas "de principe" puisqu’ils disent savoir prendre leurs responsabilités "dans l’intérêt des collectivités". 

Pourtant lorsqu’il s’agit d’effectuer un premier bilan de cette période de mi-mandat, le chef de file de l’opposition Ludovic Fagaut n’est pas tendre. Absence d’échanges, de travail commun, absence d’innovation et dépenses déraisonnes… "Nous vivons depuis trois ans un mauvais théâtre d’improvisation" résume l’élu bisontin. Le ton est donné. 

Trois domaines d'action ciblés

Se mettre "à la place des Bisontins", c’est ce que tente de faire Ludovic Fagaut qui dit être chaque jour interpellé par les habitants. Il assure pourtant que des propositions sont faites mais "malheureusement l’opposition n’est pas écoutée ni même respectée". Il avance pour preuve ses "600 questions restées sans réponses" et "150 propositions ni débattues ni travaillées". Pour autant il jure vouloir continuer à se battre "car nous souhaitons donner à notre ville une autre orientation".

Alors afin de faire valoir leurs "engagements pour le territoire bisontin", les élus de Besançon maintenant ont mis l’accent sur les points de discorde restants, ces 10% qui représente des "dossiers d’envergure". Face à une "majorité très engagée dans un aspect idéologique et dogmatique", Ludovic Fagaut dit vouloir  "tourner le dos à cette idéologie" à travers le développement de trois axes : l’environnement, le développement économique et la sécurité. 

L’écologie

S’il salue la réhabilitation énergétiques des écoles de la ville, l’élu rappelle que "tout le monde le fait, il n’y a rien d’innovant de ce côté là" et que celles-ci étaient désormais devenues nécessaires "puisque du retard avait été pris sur les mandats précédents". Par ailleurs Ludovic Fagaut ne cautionne pas l’adaptation au changement climatique "punitif et dogmatique" mis en place par la mairie préférant "innover" lorsqu’il s’agit de porter une politique environnementale.   

Pont de la République fermé, rénovation de la place du Jura, piste cyclable à Planoise, travaux rue Weiss... Ludovic Fagaut a passé en revue les nombreux projets qui ont d’après lui "transformé les modes de vies contre le gré des Bisontins". L’élu martèle que Besançon ne doit pas de venir "un laboratoire à ciel ouvert" mais déplore par exemple l’absence de développement "en matière d’énergie renouvelable pour nos bus". "Rien n’est fait également en matière de smart city, d’intelligence numérique au service du territoire" si ce n’est "punir et contraindre" résume-t-il.

Le développement économique

Concernant la question du développement économique, le premier opposant municipal a tiré à boulets rouge sur les "10 millions d’euros supplémentaire de masse salariale sur le budget" dû en partie à l’augmentation du point d’indice mais selon lui également au "recrutement d’un nombre considérable sur le territoire bisontin et pour quel service publique rendu derrière ?". Ludovic Fagaut pointe du doigt les nombreuses grèves au sein de "quasiment tous les services de la ville depuis le début du mandat".

L’élu bisontin a également mis l’accent sur Saint-Jacques qui est pour lui "une entrée majeur du coeur de ville pour les années à venir". Plutôt que l’installation "de logement, de logement et de logement sociaux", les élus de Besançon Maintenant souhaiteraient adopter "une logique culturelle dynamique et innovante" avec par exemple l’installation d’un auditorium, d’une start-up, de restaurants et d’un musée. "Il ne faut pas louper ce virage sur Saint-Jacques" qui correspond à 6% du centre-ville a martelé l’élu. 

La sécurité

La sécurité "c’est la première des libertés" résume Ludovic Fagaut qui déclare être en opposition avec la politique de la maire de Besançon qui "a préféré abandonner le territoire aux délinquants plutôt que de protéger les Bisontins et les Bisontins". 

"Les Bisontins ne se sentent pas en sécurité sur le territoire bisontin, ils nous le disent très clairement" rapporte l’élu qui prône l’armement et davantage de formation des policiers municipaux pour ramener plus d’ordre dans la ville. Sont mentionnés également par l’élu de la fait d’amener d’avantage de caméras de surveillance dans la ville, d’installer des bornes d’urgence d’appel ou encore de faire "respecter le décret anti-mendicité" face à une "mendicité omniprésente" dans le centre-ville.  

Politique

Arrosage des fleurs à Besançon : après le silence du préfet du Doubs, le PCF saisit la préfète de Région

Après être resté sans réponse de la préfecture du Doubs, le Parti Communiste Français (PCF) de Besançon passe à l’étape supérieure. Le parti communiste vient d’adresser un nouveau courrier à la préfète de Région, Violaine Demaret pour demander la suspension des dérogations accordées à la Ville de Besançon pour l’arrosage des fleurs avec l’eau du Doubs.

Haute-Saône : une mère de six enfants placée en rétention avant son expulsion vers le Maroc

Arrivée en France en 2021, cette Marocaine de 40 ans, mère de six enfants âgés de 21 mois à 17 ans, a été placée en centre de rétention administrative alors qu’elle devait simplement se présenter au commissariat. Son avocat dénonce une expulsion précipitée, qui l’a empêchée de dire au revoir à ses enfants, restés en Haute-Saône avec leur père.

" Vieillir en France " : une consultation citoyenne est lancée pour préparer la transition démographique

Alors que la France s’apprête à connaître une évolution majeure de sa structure démographique, Camille Galliard-Minier, ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes en situation de handicap, poursuit la Mobilisation France Autonomie et ouvre une consultation citoyenne intitulée ”Vieillir en France, aujourd’hui et demain”.

Projet éolien du Crêt des Ours : le Parc naturel régional du Doubs Horloger dit non

Le bureau du Parc naturel régional du Doubs Horloger a rendu un avis défavorable à la demande d'autorisation environnementale concernant le projet éolien du Crêt des Ours. Réunis le 2 juillet 2026 aux Fontenelles, les 29 délégués représentant les communes, les communautés de communes, le Département du Doubs et la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté cette position à une très large majorité.

Fichier des personnes interdites de détenir un animal : une association demande un accès élargi au dispositif

À la suite des annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu concernant le fichier des personnes interdites de détenir un animal, l’Association Stéphane Lamart ”Pour la défense des droits des animaux” appelle, dans un communiqué du 3 août 2026, à élargir l’accès à ce dispositif aux refuges, associations, fondations et éleveurs.

Sécheresse : la Coordination rurale du Doubs reçue par la préfecture

Face à la sécheresse et aux épisodes de canicule qui frappent le Doubs depuis plusieurs semaines, la Coordination rurale du Doubs et du Territoire de Belfort a été reçue ce vendredi 31 juillet à la préfecture afin d'évoquer les difficultés croissantes des agriculteurs. Le syndicat demande la mise en place de mesures d'urgence pour soutenir les éleveurs.

Dannemarie-sur-Crête : La Poste réactive une tournée après la grève des facteurs

Confrontés à des conditions de travail rendues difficiles par les fortes chaleurs, plusieurs facteurs du site de Danemarie-sur-Crête ont exercé leur droit de grève, ce jeudi 30 juillet 2026.  À l'issue d'une réunion avec les organisations syndicales, la direction a annoncé une mesure destinée à améliorer l'organisation des tournées.

Loue Lison : un contrat de plus de 11 millions d’euros pour préserver l’eau

Réunis à Chenecey-Buillon, ce jeudi 30 juillet 2026, la Communauté de communes Loue Lison, l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, les syndicats d'eau potable et la commune d'Arc-et-Senans ont signé le Contrat Eau et Climat. Ce partenariat, qui prévoit de plus de 11 millions d'euros d'investissements sur trois ans, vise à moderniser les infrastructures, améliorer la qualité de l'eau et répondre aux défis du changement climatique.

Les maires de Haute Saône s’unissent pour protéger le massif du Mont de Vannes

Après le violent incendie qui a détruit une habitation et parcouru plus de trois hectares de végétation à Mélisey en début de semaine, les maires de douze communes de Haute-Saône renforcent les mesures de prévention. L'accès au massif du Mont de Vannes est désormais interdit jusqu'à nouvel ordre.

À Dijon, un médecin gériatrique alerte la maire sur la chaleur dans l’écoquartier des Maraîchers et appelle à davantage de végétalisation

Le Dr Jean-Louis Gross, médecin gériatrique à Dijon, a adressé le 16 juillet 2026 une lettre ouverte à Nathalie Koenders, maire de Dijon, et qui nous a été communiquée le 29 juillet, afin d’alerter sur la situation des habitants de l’écoquartier des Maraîchers face aux épisodes de fortes chaleurs.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 26.09
couvert
le 20/08 à 17h00
Vent
5.65 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
62 %

Sondage