"Besançon vivante, juste et humaine" : Anne Vignot lance sa campagne pour les municipales 2026

Publié le 12/11/2025 - 19:24
Mis à jour le 12/11/2025 - 19:50

La maire sortante Anne Vignot (Europe Écologie – Les Verts) a officiellement lancé, mercredi 12 novembre 2025 à la Maison du peuple, rue Battant à Besançon, sa campagne pour les élections municipales de 2026. Entourée de représentant(e)s de huit formations de gauche et écologistes, la candidate a présenté une "liste d’union" placée sous le slogan : "Besançon, vivante, juste et humaine."

Anne Vignot a ouvert la conférence de presse en soulignant la portée symbolique de ce lancement : "C’est un moment clé, un moment important dans le contexte général politique face à une droitisation décomplexée et à la montée du Rassemblement national. Il semblait essentiel de montrer notre force à Besançon, celle de défendre une société et une ville de gauche et écologiste."

La maire a insisté sur la diversité des forces rassemblées autour d’elle, décrivant une équipe composée de nombreux acteurs politiques, de partis et de personnalités. "Il me semblait important d’entendre correctement et fortement combien nous sommes pluriels. (...) Nous voulons faire en sorte de travailler toujours plus pour une Besançon vivante, juste et humaine", a-t-elle déclaré. Elle a également rappelé le contexte social et politique : "Une municipalité doit être représentative de cette société, multiculturelle, interculturelle et non celle d’un rapport de force et de domination. (...) Les crises sociales, les changements climatiques sont les urgences d’aujourd’hui. Les solutions existent : il n’y a pas de fatalité."

La candidate a insisté sur la nécessité de l’union face à la montée des droites et faisant allusion à certaines déclarations de l'opposition, elle a ajouté : "à Besançon, ‘nettoyer la ville’ est une phrase qu’on a entendue de l’opposition. C’est une alerte concrète qui donne raison d’être là tous ensemble."

Les représentants de la liste d’Anne Vignot présentent un front uni

Autour d’Anne Vignot figuraient notamment Hasni Alem (PCF), Jérémy Jeanvoine (Génération.s), Gabriel Viennet (L’Après), Marc Paulin (Doubs Debout !), Patrick Bontemps (ancien adjoint de Jean-Louis Fousseret et ancien membre du PS), Pascale Billerey (À gauche citoyens !) et Laurent Cagne (L’Engagement).

Marc Paulin, Eva Huguenet, Gabriel Viennet, Jérémy Jeanvoine, Hasni Alem, Anne Vignot, Patrick Bontemps, Pascale Billerey et Laurent Cagne. © Alexane Alfaro

Le représentant communiste Hasni Alem a insisté sur la nécessité d’une gauche proactive : "Ce qu’on veut incarner, ce n’est pas une gauche d’accompagnement, mais une gauche qui veut gouverner. On a une droite revancharde et une extrême droite dans toute sa splendeur. Face à ça, on doit être unis."

Pour Jérémy Jeanvoine, la continuité du mandat reste un objectif central : "La vision portée depuis 2020 est claire : une Besançon où il fait bon vivre, travailler, s’épanouir, etc."

Pour Gabriel Viennet, ancien soutien de La France insoumise en 2020 désormais rallié à la majorité écologiste : "Le mandat d’Anne Vignot a montré qu’on pouvait soutenir cette majorité. Ici, à Besançon, on pourrait arriver au même type d’accord que la NUPES. Il faut réagir en une union des forces de gauche."

Marc Paulin, Eva Huguenet, Gabriel Viennet, Jérémy Jeanvoine et Hasni Alem. © Alexane Alfaro

Sur le même registre, Marc Paulin, ancien soutien à LFI qui a suivi François Ruffin lors de son exclusion du parti, a souligné l’importance de dépasser les divisions électorales : "Les Bisontins en ont assez de se diviser avant chaque élection. On veut l’union à travers un projet commun. On n’a pas de demande particulière ni de place : on est dans un projet commun", a-t-il martelé.

Ancien socialiste et ancien adjoint au maire Jean-Louis Fousseret pendant 3 mandats, Patrick Bontemps a rappelé les risques d’alliances à droite et l’urgence de rassembler la gauche : "Je suis persuadé que la droite bisontine dite républicaine fera alliance avec l’extrême droite s’il le faut un jour, et ça, je n’en veux pas. L’union de la gauche et des écologistes est importante pour gagner."

"La porte est ouverte" à d’autres forces de gauche

Anne Vignot a affirmé vouloir poursuivre le rassemblement jusqu’au 15 février, date à laquelle sa liste devra être remise à la préfecture du Doubs : "Certains ne sont pas là aujourd’hui, mais seront là demain. Nous avons une pluralité encore plus forte qu’en 2020. (...) La porte est ouverte aux partis de gauche qui souhaitent rejoindre la liste. Il n’est jamais trop tard pour aller dans le bon sens."

Le représentant communiste Hasni Alem a précisé : "Il faut que chacun mette de l’eau dans son vin. La porte est ouverte jusqu’au 15 février. Ce n’est pas une question de place, mais de programme.", a-t-il rappelé. De son côté, Gabriel Viennet a insisté sur la mobilisation électorale : "Il faut amener au vote les gens qui ne sont pas dans la sphère de la démocratie institutionnelle", c’est-à-dire lutter contre l’abstention.

La France insoumise absente de l’union de la gauche bisontine... pour l'instant

Plusieurs intervenants ont évoqué l’absence de La France insoumise, qui ne s’est pas jointe à l’union. Marc Paulin a souligné : "L’union est nécessaire et c’est incompréhensible de ne pas s’entendre et que le soir du premier tour, on se serre la main et qu’on oublie tout. (...) Mon adversaire n’est pas LFI, on a besoin d’eux et à un moment donné, on va se rejoindre."

Pascale Billerey a ajouté : "LFI n’a pas encore eu d’expérience locale. Ils sont dans une posture de radicalité. Ici, on débat, on arrive à des consensus. Tout ce qu’on a réussi, c’est parce qu’on a travaillé ensemble."

Une campagne placée sous le signe de la continuité et du rassemblement

En conclusion, Anne Vignot a défendu le bilan du mandat écoulé : "Nous avons traversé six ans de crises inédites, et le cap a toujours été celui d’avoir plus de vitalité, plus de justice et de l’attention à l’humain. (...) Nous avons tenu une ville de 120 000 habitants, maintenu un cap, et montré que Besançon reste attractive."

La maire sortante compte désormais sur la force du collectif : "L’union de la gauche, elle est là, et il faut que les gens ne s’y trompent pas. C’est un projet basé sur l’humanisme, une ville dynamique qui n’oublie personne."

municipale

Municipales 2026 : un collectif citoyen lance la liste “Beure 2026 : construisons ensemble”

Le 1er juillet 2025, un nouveau collectif citoyen a annoncé le lancement officiel de la liste “Beure 2026 : construisons ensemble”, en vue de l'élections municipale de mars 2026. Portée par Bruno Lind, tête de liste, cette initiative souhaite proposer “une alternative fondée sur l’écoute, la proximité et la participation citoyenne” à l’échelle du village de Beure.

Politique

Prix du carburant : les élus communistes demandent à Ludovic Fagaut d’élargir le télétravail pour les agents municipaux

Les élu(e)s communistes au conseil municipal de Besançon, Hasni Alem et Aline Chassagne, ont adressé au maire de la ville, Ludovic Fagaut, une proposition visant à favoriser le télétravail des agents municipaux, dans un contexte de forte hausse des prix des carburants.

Indépendance régionale : le Mouvement Franche-Comté presse Laurent Croizier de suivre l’exemple alsacien

À l’approche de l’examen à l’Assemblée nationale, les 7 et 8 avril prochains, d’un projet de loi porté par la députée Brigitte Klinkert visant à faire sortir l’Alsace de la région Grand Est, le débat sur l’organisation territoriale refait surface dans d’autres territoires, y compris en Bourgogne Franche-Comté...

À Besançon, Place publique appelle à une recomposition de la gauche après la victoire de la droite

À l’issue du scrutin municipal dont le second tour s'est déroulé le 22 mars dernier, les électeurs ont porté au pouvoir une équipe de droite menée par Ludovic Fagaut, marquant un revers significatif pour la majorité sortante. Dans un communiqué du 1er avril, Place publique annonce vouloir ”fédérer les forces de la gauche républicaine et réaliste”.

Tensions au conseil municipal de Besançon : lettre ouverte à Ludovic Fagaut des élus Insoumis(es)

Dans une lettre ouverte adressée au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, cinq jours après le premier conseil municipal, les élu(e)s du groupe de La France insoumise dénoncent son déroulement organisé après les élections du 22 mars 2026. Ils pointent à la fois un refus d’expression de l’opposition et un climat de tensions marqué par des incidents verbaux.

Dominique Voynet dénonce les suppressions de postes et de classes dans le Doubs

La députée Les Écologistes du Doubs, Dominique Voynet, a publié un communiqué le 1er avril 2026 pour exprimer son soutien aux enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée 2026. Selon elle, les annonces gouvernementales ne reflètent pas la réalité sur le terrain.

Ludovic Fagaut veut “donner les moyens” à la police municipale de réussir ses missions

VIDÉO • Il avait fait de la sécurité l’un des points forts de son programme de campagne, le maire de Besançon a donc rapidement mis à exécution ses paroles en consacrant sa première visite officielle à la rencontre des agents de police municipaux et de leurs locaux ce mardi 31 mars 2026.

Besançon : une vague de fermetures de classes dénoncée par les élu·es insoumis·es

Les élu(e)s insoumis(e)s au conseil municipal de Besançon tirent la sonnette d’alarme après l’annonce de nouvelles fermetures de classes dans le département du Doubs. Ils dénoncent dans un communiqué du 30 mars 2026, 27 fermetures de classes à Besançon, 109 dans le Doubs sont prévues, pour seulement 28 ouvertures à l’échelle départementale.

“Le Conseil municipal de Besançon n’est pas une Assemblée générale de La France Insoumise” s’insurge Laurent Croizier

Lors du Conseil municipal d’installation de Ludovic Fagaut à la tête de la mairie ce 27 mars 2026, les élus de l’opposition ont quitté l’assemblée suite au refus du nouveau maire de donner la parole à tous les groupes d’opposition, ces derniers n’étant pas encore installés. Laurent Croizier, député du Doubs et membre de la majorité, a souhaité réagir.

Clash au conseil municipal de Besançon : l’opposition quitte l’assemblée

Réactions de l'opposition en vidéo • Les échanges ont été houleux après la prise de parole de la maire sortante Anne Vignot qui s’est exprimée lors du conseil municipal ce 27 mars 2026 à Besançon. Si elle a eu le droit à la parole, elle a été refusée à Séverine Véziès, siégeant pour LFI. Les élus de l’opposition ont quitté le conseil. Les délégués au CCAS et les délégués à la commission d’appel d’offres des marchés publics ont ensuite été élus. Une situation que dénonce Anne Vignot qui veut saisir le préfet et si besoin amener l’affaire au tribunal administratif.

Vivez en direct le Conseil municipal d’installation

C’est un moment historique que s’apprête à vivre la Ville de Besançon. À gauche depuis 1953, elle va laisser siéger Ludovic Fagaut (LR), premier maire à droite depuis Henri Régnier. Après le rappel des résultats, les 55 nouveaux conseillers municipaux éliront leur maire. Suivez le conseil en direct sur maCommune.info.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.8
couvert
le 04/04 à 00h00
Vent
2.98 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
78 %