Brexit : le Royaume-Uni face aux défis de sa nouvelle vie

Publié le 01/02/2020 - 07:03
Mis à jour le 02/02/2020 - 09:01

Le Brexit consommé, le Royaume-Uni commence samedi 1er février 2020 sa nouvelle vie hors de l’Union européenne avec pour principaux défis de se rassembler après des années de déchirements, de tisser de nouveaux liens avec le bloc des 27 et de définir sa nouvelle place dans le monde.

 ©
©

A Belfast, capitale de la province britannique d'Irlande du Nord, en première ligne en raison de sa frontière terrestre avec l'Irlande, la vie suit son cours après la rupture historique d'avec l'UE, qui a perdu pour la première fois un Etat membre après 47 ans d'un mariage tumultueux.

"Je suis juste contente qu'ils soient parvenus à un accord, parce la route a été longue et difficile. Commençons à construire notre avenir!", confie la vendeuse quinquagénaire Linda Fodor à l'AFP.

Mais pour les Britanniques vivant à l'étranger, la pilule est plus difficile à avaler. "Aujourd’hui je ne suis pas l’égale de mes voisins français ?", questionne Erica Lainé, expatriée en Dordogne depuis 20 ans, déplorant qu'avant "nous étions les mêmes, et maintenant je suis un peu comme une étrangère".

"Tournant extraordinaire"

Le Brexit a beau être historique, il n'apporte pas de grand changement concret dans l'immédiat, si ce n'est que le Royaume-Uni ne siège plus dans les institutions européennes, dont il continuera toutefois à suivre les règles jusqu'à la fin d'une période de transition le 31 décembre.

Signe discret de cette mutation, une nouvelle plaque marque le changement de nom de la Représentation britannique auprès de l'UE à Bruxelles, désignation réservée aux pays membres, rebaptisée Mission britannique pour l'UE.

Le premier ambassadeur de l'UE au Royaume-Uni, le Portugais Joao Vale de Almeida, a pris ses fonctions samedi, se disant sur Twitter "impatient (...) de jeter les bases d'une relation solide" entre le Royaume-Uni et l'UE.

Même si l'avenir est encore plein d'incertitude pour les Britanniques, leur Premier ministre Boris Johnson, grand apôtre du Brexit, y voit un nouvel âge d'or pour son pays. "Cette nuit nous avons quitté l'UE - un tournant extraordinaire dans la vie de ce pays. Unifions-nous maintenant et profitons de toutes les opportunités que le Brexit apportera", a-t-il tweeté.

Devant le Parlement britannique à Londres, on s'est embrassé et on a chanté "God Save the Queen" pour savourer l'indépendance retrouvée, trois ans et demi après le vote de 52% des Britanniques en faveur du Brexit.

Malgré les appels à la réconciliation du dirigeant conservateur, le divorce ne met pas fin aux antagonismes dans un pays qui a toujours été divisé vis-à-vis de son appartenance européenne, avant même son adhésion en 1973.

Brandissant des drapeaux bleus écossais estampillés d'étoiles de l'Union européenne, des militants pro-UE se sont rassemblés samedi à Édimbourg, avec le rêve de retrouver un jour le giron européen dans une Écosse indépendante.

"C'est un jour triste pour l'Ecosse d'être traînée de la sorte hors de l'UE" alors que la région avait voté en 2016 à 62% pour y rester, a estimé auprès de l'AFP David Eakins, qui participe à la manifestation et juge "absolument choquant" dêtre ainsi "sorti contre nos convictions".

"Compétition néfaste"

Le nouveau chapitre de l'Histoire britannique s'écrira notamment lors de négociations qui s'annoncent complexes sur la future relation avec les 27 en matière commerciale, de sécurité ou de pêche.

Tournant vers des Etats-Unis qui lui tendent les bras ? Nouveau concurrent dérégulé aux portes de l'UE? Ou au contraire proximité forte avec des Européens qui restent des partenaires incontournables? Dès lundi, Boris Johnson doit présenter sa vision dans un discours, tandis que le négociateur européen Michel Barnier détaillera ses priorités pour la nouvelle phase de discussions.

Proche du gouvernement conservateur, le quotidien The Telegraph affirme que Londres est prêt à imposer des contrôles douaniers aux produits européens pour ne pas avoir à s'aligner sur les règles communautaires et ainsi conserver toute sa liberté.

"Nous ne pourrons pas laisser une compétition néfaste s'établir entre nous", a d'emblée prévenu le président français Emmanuel Macron dans une lettre aux Britanniques dans le Times. Il se rendra à Londres en juin.

Avant d'éventuels changements tarifaires, Tricia Morgan et son conjoint sont venus de Yeovil (ouest de l'Angleterre) s'approvisionner en alcool moins cher près du port ferry de Calais. "A cause du Brexit, on s'est dit que c'était mieux de venir dès que possible", explique-t-elle à l'AFP. "On reviendra très probablement en décembre pour refaire les stocks".

Londres souhaite conclure un accord en un temps record, avant la fin de l'année, et exclut toute prolongation de la transition au-delà de 2020. Un calendrier jugé très serré à Bruxelles.

"On ne signera pas le 31 décembre à 23H00 un mauvais accord sous prétexte qu'il faut en signer un", a commenté Amélie de Montchalin, la secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes, sur la radio France Info, se disant ouverte à une prolongation de la période de transition si nécessaire.

(AFP)

Politique

La sénatrice du Doubs Annick Jacquemet propose un fonds de garantie pour soutenir les communes face aux immeubles dangereux

La sénatrice du Doubs Annick Jacquemet a déposé au Sénat une proposition de loi le 17 juillet 2026 visant à créer un fonds de garantie destiné à indemniser les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) lorsqu'ils doivent avancer des frais pour assurer la sécurité et la salubrité d'immeubles en lieu et place de propriétaires défaillants.

La Caravane populaire de LFI fait étape à Besançon le 22 juillet

Les Caravanes populaires reprennent leur tournée estivale depuis le 18 juillet jusqu'au mercredi 29 juillet 2026. Organisée chaque été depuis 2016, cette campagne prévoit 48 étapes réparties dans 11 régions françaises. L'une d'elles se déroulera à Besançon, le 22 juillet dans le quartier de Planoise.

Loi d’urgence agricole : en Franche-Comté, seule la députée Dominique Voynet a voté contre

Ce lundi 20 juillet, l’Assemblée nationale a adoptée l’ensemble du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole, soit 296 pour, 224 contre et 41 abstention. Comment ont voté les député(e)s des départements de Franche-Comté ? Réponses.

L’Assemblée adopte la loi d’urgence agricole, malgré les tensions entre le gouvernement et ses troupes

Dans une nouvelle séance crispée, les députés français ont adopté, dans la nuit de lundi à mardi, la loi d'urgence agricole. Le texte, dont une disposition permet de réintroduire de manière dérogatoire certains pesticides, a fait éclater des tensions entre le gouvernement et ses troupes. Son adoption définitive devrait intervenir mardi au Sénat.

Loi d’urgence agricole : deux rassemblements prévus samedi dans le Doubs avant le vote définitif

À quelques jours du vote définitif au parlement de la loi dite d'urgence agricole, prévu le 21 juillet 2026, deux rassemblements sont annoncés samedi 19 juillet dans le Doubs à l'appel de plusieurs associations. Baptisées ”À notre santé”, ces mobilisations se tiendront à 10 heures à la Gare d'eau de Besançon et à la Fontaine des Frenelots, entre Morteau et Les Fins.

Après des années de débats, le Parlement français approuve l'”aide à mourir”

Un vote historique : le droit à l'"aide à mourir", réforme sociétale majeure de la présidence Macron, a été entériné mercredi 15 juillet 2026 par l'Assemblée nationale, sous les applaudissements de partisans du texte, ses opposants regardant désormais du côté du Conseil constitutionnel.

Après trois mandat, Alain Joyandet fait ses adieux au Sénat

Le sénateur Alain Joyandet, a pris part le 8 juillet dernier à son ultime séance au Sénat durant laquelle il a pu poser une dernière question au Gouvernement en tant que sénateur de la Haute-Saône. L’homme politique avait annoncé en avril 2026 ne pas vouloir briguer un 4e mandat pour les prochaines élections sénatoriales qui auront lieu le 27 septembre 2026.

Incendies et sécheresse dans le Doubs : La France insoumise appelle à une réponse politique

Dans un communiqué du dimanche 12 juillet 2026, La France insoumise (LFI) du Doubs réagit à la multiplication des incendies et à la sécheresse qui touchent le département. Le mouvement estime que ces événements ne relèvent pas de phénomènes isolés mais sont liés au changement climatique et aux choix économiques et politiques.
 

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

À Besançon, le permis de construire de la future école des Vaîtes est délivré

Le permis de construire de la future école des Vaîtes a été délivré, a-t-on appris dans un communiqué de la Ville de Besançon jeudi 9 juillet 2026, actant le choix d'une construction neuve plutôt que la réhabilitation de l'école Tristan Bernard. Cette décision intervient à l'issue des analyses techniques, fonctionnelles et financières menées ces derniers mois, nous précise-t-on.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 23.77
ciel dégagé
le 21/07 à 14h00
Vent
3.63 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
40 %

Sondage