Chasse aux loups : l'arrêté du gouvernement indigne les associations

Publié le 31/07/2019 - 15:25
Mis à jour le 31/07/2019 - 15:55

L’arrêté est entré en vigueur le 26 juillet 2019 et porte sur les dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup… Les associations de protection de l’espèce s’insurgent et rappellent une « opinion publique défavorable ». En mars dernier, un loup avait été aperçu à Bians-les-Usiers.

Illustration loup © Alexas_Fotos /Pixabay
Illustration loup © Alexas_Fotos /Pixabay

"À l’heure des grands discours en faveur de la biodiversité, c’est une trahison honteuse et scandaleuse", expliquent les organisations ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages), la SNPN (Société nationale de protection de la nature ), la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), Agir pour l'environnement et FERU (association nationale de protection et de conservation de l'ours du loup et lynx).

Un an après la publication du plan loup 2018-2023 qui a été "rejeté par les scientifiques et les citoyens", rappellent les organisations, les pouvoirs publics "empirent les tensions en inventant de nouvelles mesures anti-loup". Ce que dénoncent les organisations ? "Cercle zéro, Zone Non Protégeable, tirs mixtes et surtout hausse du prélèvement de loups (de 12 à 19 %). Cette hausse conséquente du plafond de tirs cache l’échec cuisant de la politique, non pas de protection des troupeaux, mais de tirs. Mais l’État français persiste dans cette posture".

Des mesures "inefficaces", selon les associations

Ces dispositions sont connues pour "être inefficaces, dangereuses pour la survie du loup en France et les scientifiques mettent en garde", soulignent-ils en citant l'expertise collective 2017 et réponse à la saisine tirs de loups février 2019 du Muséum National d’Histoire Naturelle et de l’ONCFS, avis défavorable du CNPN, avis du Conseil scientifique, études internationales).

Ce qui est demandé par les organisations :

  • "De procéder à une évaluation rapide et partagée de l’impact des tirs déjà effectués depuis de nombreuses années sur la prévention des attaques comme annoncé dans le Plan national loup (PNL) et comme demandé par nos associations depuis plusieurs années.
  • De développer une véritable ingénierie de protection s’appuyant non seulement sur le triptyque (berger / chiens de protection / parc de contention) mais aussi sur l’expérimentation de nouveaux moyens d’effarouchement et de protection (Fox light, Fladries, etc.)
  • La mise en place, dès l’été 2019, d’une conditionnalité effective des indemnisations des dommages, comme aussi annoncé dans le PNL, avec contrôle de la mise en œuvre des moyens de protection.
  • L’abandon du concept de non-protégeabilité des troupeaux et de la gestion différenciée des tirs sur les fronts de colonisation.
  • L’Engagement formel de l’État d’un portage politique par le gouvernement du statut de protection du loup en respect de nos engagements internationaux.
  • D’abandonner complètement cette régulation acharnée et ces tirs de loups inutiles".

Cet arrêté et ses nouvelles mesures sont "en contradiction avec le droit communautaire et national. Nous allons immédiatement porter un recours au conseil d’État", est-il précisé.

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